VDS

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29/10/06

PROPOSITION DE FOI DE DSK

Chère Camarade, Cher Camarade,

Nous y voilà donc !

Dans moins de cinquante jours, tu vas choisir qui portera les couleurs de notre parti, les espoirs de la gauche et demain, je l’espère, la responsabilité de la France.

Je ne sais pas si tu as déjà fait ton choix. Mais je sais que beaucoup de militants - peut-être même de plus en plus - hésitent encore. Ils s’interrogent, lisent, écoutent, discutent, réfléchissent.

Le débat vient de commencer. J’en suis heureux.

Je suis candidat. Et je veux te dire pourquoi. Il ne s’agit pas davantage d’une ambition ancienne que d’une révélation récente. Depuis le choc du 21 avril, je n’ai cessé de sillonner notre pays. Et c’est parce que j’ai la conviction de pouvoir apporter des réponses aux problèmes auxquels il est aujourd’hui confronté que je suis candidat.

Car ce qui est en jeu, c’est notre modèle social et, ce faisant, notre identité républicaine et laïque.

Ma réponse, c’est une social-démocratie renouvelée, repensée, épanouie. C’est le social comme priorité et la démocratie comme méthode ; c’est un Président de la République engagé et des contre-pouvoirs syndicaux, associatifs et politiques renforcés ; c’est l’exigence de la vérité et du respect.

Oui, l’avenir de notre modèle social est en jeu.

La mondialisation, avec l’arrivée de trois milliards de travailleurs supplémentaires, vient modifier durablement le rapport de force entre le travail et le capital.

La droite a renoncé à défendre notre modèle : c’est ce qu’elle appelle la « rupture ». Sa politique depuis cinq ans a ébranlé en profondeur le pays. Et ses projets, s’ils étaient appliqués- je songe, pour ne prendre qu’un seul exemple, à la suppression de l’impôt sur les successions - finiraient de le détruire.

Je refuse ce renoncement. Je crois en la modernité de nos valeurs. Je crois en la possibilité de retrouver, en moins d’une décennie, le plein emploi. Je crois même en la possibilité de voir la France redevenir la première voix européenne. Oui, je crois en la capacité de notre peuple à relever ces défis.

Que nous disent les Français ? Ils disent et répètent « Pouvoir d’achat ». « Chômage ». « Précarité ». « Education ». « Logement ». « Santé ». « Retraites ». Tout converge. Tout, d’une manière ou d’une autre, ramène à la lutte contre les inégalités. Tout repose sur notre capacité à créer des richesses. Tout renvoie à notre modèle social.

Telle est, j’en suis convaincu, la demande profonde des Français.

Tel est aussi, même si tous les candidats socialistes ne partagent pas cette analyse, l’intérêt stratégique de la gauche si elle veut l’emporter. La droite joue sur les peurs de l’insécurité et de l’immigration. Répondons-lui - nous ne manquons pas d’arguments tant son bilan est mauvais et l’élu de banlieue que je suis sait que la fermeté est indispensable. Mais replaçons le débat, replaçons-le toujours, sur les questions économiques et sociales.

A la question de savoir quelles sont mes troi s principales priorités, je réponds : en un, le social ; en deux, le social ; en trois, le social.

***

Je m’inscris avec fierté dans la longue histoire et les grands combats de la gauche qui, depuis plus d’un siècle, ont apporté leur pierre à la lutte contre les inégalités. Mais je sais que, pour être efficaces, nous devons renouveler nos analyses, nos instruments, nos modes d’action.

Aujourd’hui, les inégalités se généralisent : entre les revenus et les patrimoines, dans l’accès à l’emploi et dans les conditions de travail, dans la santé et dans le logement, à l’école et à l’université. Elles se concentrent sur certains territoires. Elles se cumulent. Ce sont toujours les mêmes qui réussissent et toujours les mêmes qui échouent.

Lutter contre les inégalités, c’est améliorer la redistribution, notamment fiscale, conforter les services publics et renforcer les filets de sécurité face aux nouvelles formes d’exclusion.

Mais réparer les dégâts engendrés par le marché ne suffit plus. Il faut empêcher les inégalités de se créer en agissant en amont, en les attaquant à la racine, en donnant plus à ceux qui ont moins. C’est en concentrant les capitaux publics sur ceux qui ont moins de capital social que nous construirons l’égalité réelle.

Je défends un nouveau rapport entre l’économique et le social. Prenons conscience qu’aujourd’hui, plus que jamais, l’investissement social est un investissement économique. Donner la priorité à l’éducation et à la santé, c’est valoriser le capital humain. Valoriser le capital humain, c’est la condition pour entrer dans l’économie de la connaissance. Et choisir l’économie de la connaissance, c’est trouver notre place dans la mondialisation.

Je veux que nous nous saisissions aussi des questions du futur. La révolution énergétique de l’après-pétrole et la révolution démographique du vieillissement sont devant nous. Elles vont modifier nos systèmes de production et bouleverser nos modes de vie. Nous ne devons pas subir ces changements. Nous devons les anticiper pour les maîtriser.

Pour porter ce nouveau socialisme qui émancipe, qui libère l’individu de ses origines et qui remet en mouvement la mobilité sociale, je défends une nouvelle conception de la démocratie et notamment du rôle du Président de la République.

Je veux un Président engagé. Je ne veux plus qu’il soit un arbitre, mais un acteur. Je ne veux plus qu’il fixe de loin en loin, d’une phrase obscure, une orientation ; mais je veux que, au jour le jour, il s’engage, porte une politique et réhabilite ce beau mot de responsabilité. Le temps d’un président-monarque est révolu. Oui, le temps d’un président engagé est venu.

Une telle évolution impose évidemment de renforcer les contre-pouvoirs.

C’est vrai de la démocratie sociale. Je propose une nouvelle articulation entre la loi et le contrat, avec des accords majoritaires signés par des syndicats à la représentativité rénovée.

C’est vrai de la démocratie locale. La gauche a lancé la décentralisation. Une autre étape est nécessaire pour donner aux collectivités des responsabilités nouvelles - et je n’oublie ni les ressources financières, ni la solidarité nationale qui doivent fonder la nouvelle République territoriale.

C’est vrai enfin de la démocratie politique. Pour aller vers une République parlementaire, pour que le législatif contrôle réellement l’exécutif, il ne manque pas seulement au Parlement des pouvoirs, il lui manque trop souvent aussi des parlementaires : l’instauration du mandat unique est, pour moi, la mère de toutes les réformes.

Le social comme priorité. La démocratie comme méthode. J’ajoute que ma social-démocratie est réformiste, européenne et internationaliste.

Être réformiste, c’est avoir conscience que lorsqu’une avancée est refusée au prétexte qu’elle n’est pas suffisante, ce sont toujours ceux qui en ont le plus besoin qui en souffrent. C’est vouloir réformer dans la durée, du premier jusqu’au dernier jour.

Être européen, c’est vouloir relancer l’Europe politique et sociale. Le référendum nous a divisés. Mais je ne veux pas mettre mon engagement de toujours dans ma poche : on ne réconciliera pas le « oui » et le « non » par un silence pudique, mais par une action résolue. Ce sera la mission du Président de la République qui, dès son élection, partira défendre notre projet au Conseil européen présidé par nos partenaires allemands.

Être internationaliste, c’est porter une vision généreuse, ouverte, humaniste de la France ; c’est assumer notre responsabilité vis-à-vis de femmes et d’hommes qui n’habitent pas sur notre sol ; c’est défendre une autre politique étrangère ; c’est relancer l’aide au développement notamment en diffusant les médicaments génériques contre le SIDA.

***

Chère Camarade, cher Camarade, l’état d’esprit qui est le mien à l’ouverture de cette campagne tient en deux mots : vérité et respect.

La vérité. Nous ne convaincrons pas en nous contentant de slogans : nous devons être précis. Nous ne convaincrons pas en promettant tout à tout le monde : nous devons dire comment nous retrouverons les voies de la croissance et comment nous financerons nos priorités. Nous ne convaincrons pas par le double langage, en ayant un discours pour les militants et un autre pour les Français, un discours pour l’opposition et un autre pour l’exercice du pouvoir. Dans cette campagne, je veux porter l’exigence de vérité : elle n’est pas seulement le fondement éthique de la social-démocratie, elle est aussi l’instrument de la victoire et la garantie d’un exercice durable du pouvoir.

Le respect. Vis-à-vis des autres candidats, le vrai respect, c’est d’accepter de débattre, sur le fond, de nos convergences, mais aussi de nos divergences de priorités, de méthodes et de vision de la fonction présidentielle, pour éclairer démocratiquement le choix de chacun. Et puis, aussi, le respect des militants. La campagne interne est l’occasion d’un dialogue direct : face à la pression du sommet, à la pression des médias, à la pression des sondages, je choisis la politique, dans ce qu’elle a de plus noble.

Que la campagne commence !

Posté par V_ds à 02:38 PM - PRESENTATIONS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


Des pompiers à l'oeuvre durant une semaine pour sauver un chien

   Les pompiers de Côte d'Or ont annoncé vendredi avoir réussi dans la nuit précédente à sortir un chien d'un trou d'où il ne voulait plus sortir après y avoir poursuivi un renard dimanche dernier.Le propriétaire de ce petit chien avait donné l'alerte dimanche vers 21H00 car l'animal ne répondait pas à ses appels.

Quatre véhicules de pompiers se sont alors rendus sur les lieux, à Gissey-sous-Flavigny, où le chien se cachait dans un trou horizontal d'une quarantaine de mètres de long, étroit et coudé.

Dans la semaine, le groupe de recherche et d'intervention en milieu périlleux des pompiers de Dijon, puis une caméra de la Lyonnaise des Eaux, habituellement employée pour sonder les égouts, ont été mobilisés.

Quatre artificiers de Spéléo Secours Français, organisme chargé des secours souterrains, ont fait exploser de la roche dans la journée de jeudi.

Les secouristes ont sorti vendredi à 2H31 le chien, en bonne santé, en le tirant par le crochet de son collier. Le renard, qui ne pouvait jusqu'alors s'échapper en raison de la présence du chien chasseur, est ressorti par ses propres moyens.

Posté par V_ds à 02:30 PM - PARU DANS "LE MONDE" - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19/10/06

Mona Lisa und die Walderdbeere

Ségolène Royal und François Hollande: Sie will Frankreichs erste Präsidentin werden. Er ist ihr Partner – in der Politik und im Leben. Nun fragt sich ganz Paris: Kann das gut gehen?

Beim Auftritt der Präsidentschaftskandidaten im Pariser Hallenviertel bestätigt das Publikum alle Umfragen. Ségolène Royal, die Favoritin der französischen Sozialisten, bekommt den größten Beifall. François Hollande dagegen, der Parteiführer, muss sich kurz fassen, weil die Leute schon aufstehen, während er noch redet. Beleidigt schaut er deshalb nicht aus. Im Gegenteil: In einem Bistro sieht man ihn kurz darauf mit Royal vergnügt beim Mittagessen. Doch das ist nicht unbedingt ein politisches Statement des Parteichefs, der bei den innerparteilichen primaries bislang strikte Neutralität vorgibt, sondern eher eine private Angelegenheit. Denn Royal und Hollande sind seit 26 Jahren ein Paar, und sie haben in dieser Zeit mit- und nebeneinander Karriere gemacht.

Die 53-jährige Ségolène Royal ist derzeit die umschwärmteste Frau Frankreichs. Im Gespräch sitzt die sphinxenhafte Kandidatin stets kerzengerade, aber entspannt auf der Vorderkante des Sessels, ihre Röcke bedecken grundsätzlich nie die Knie. Die strengen Kostüme von Yves Saint Laurent hat sie längst gegen farbenfrohe, oft folkloristische Kleider des Trendlabels Paule Ka eingetauscht.

Ségolène Royal ist zurzeit die umschwärmteste Frau Frankreichs

Vor dem Zugfenster fliegt die Landschaft von Poitou-Charentes vorbei, während Royal im leeren Clubwagen der ersten Klasse ihre Tagesmappe sichtet. Gleich obenauf liegen drei frisch erschienene Illustrierten-Titel mit ihrem Bild. Am besten gefällt ihr das Time Magazine mit dem frechen Royal-Zitat als Schlagzeile: »Warum muss man traurig, hässlich und langweilig sein, um in die Politik zu gehen?«

Doch die Kardinalfrage ist eine andere: Wie steht ihr Mann, der Parteichef François Hollande, zu ihrem Erfolg? »Die einen werfen uns vor, wir steckten zu sehr unter einer Decke, für die anderen sind wir erbitterte Rivalen – in Wahrheit ist er Schiedsrichter, der den Kandidaten mit den besten Chancen unterstützt«, sagt Royal. Es liegt etwas Vorformuliertes, Wächsernes in ihren Antworten. Erst als das Gespräch auf den Dauervorwurf kommt, sie sei nur eine Medienfigur und Umfrageblase, die von einer privaten Seilschaft profitiere, wird sie heftig: »Das verachte ich mehr als alle persönlichen Aufdringlichkeiten, wenn man mir nachsagt, dass ich inkompetent bin, meine Partei umgehe und keine eigene Legitimation habe!« Und sie möchte wissen: »Ist das bei Ihnen in Deutschland auch so schlimm? Musste sich Frau Merkel auch so etwas gefallen lassen?«

Es ist mehr als gewöhnlicher Druck, der auf Ségolène Royal lastet. Als Seiteneinsteigerin, die abseits der Parteimühlen zur aussichtsreichsten Bewerberin um das höchste Staatsamt aufgestiegen ist, weckt sie Argwohn. Viele preisen ihre Schönheit, angesiedelt irgendwo zwischen Mona Lisa (El País) und Audrey Hepburn (New York Times). Aber noch mehr bezichtigen sie einer hemmungslosen privatisation und peopolisation, in der Physiognomie und Privatleben mehr zählen als politische Fragen – nicht zuletzt wegen ihrer Lebensgemeinschaft mit François Hollande.

Wie verträgt es sich mit Royals durchaus vorhandenen konservativen Reserviertheit, dass sie zum Cover-Girl geworden ist? Die Kandidatin weiß, dass sich diese Frage vor allem auf die Paparazzi-Fotos aus ihrem Sommerurlaub an der Côte d’Azur bezieht, auf denen alle Welt ihren makellosen Körper im blauen Bikini bestaunen konnte. Die vierfache Mutter, die eigentlich als ausgesprochen prüde gilt – und als Familienministerin einen Kreuzzug gegen sexistische Werbung, Pornografie und Reizwäsche führte –, gibt sich resigniert: »Ich habe das Magazin verklagt, aber es nützt nichts. Die Verlage zahlen jede Strafe, weil sie mit solchen Bildern ihre Auflage verdoppeln.« Warum lässt sie sich denn trotzdem so oft mit der »People-Presse« ein? »Wenn Sie wüssten, wie viele Anfragen ich bekomme und wie wenige davon ich akzeptiere.«


Posté par V_ds à 11:20 PM - PRESSE INTERNATIONALE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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