PSYCHANALYSE AGRESSIVITE - AMAUROSE
b Autres modalités que la violence. 2
ii Le lien avec la pulsion de mort 2
iii Tradition SEMITO‑CHRETIENNE. 3
i Dit de RON CLEMENTS et John MUSHER, 1992, WALT DISNEY Production. 4
Chapitre 9 ALTERATION du Moi : 6
aDéfinition
Tendance ou ensemble de tendances qui s’actualisent dans des conduites réelles ou fantasmatiques, celles-ci visant à nuire à autrui, le détruire, le contraindre, l’humilier, etc.
Au sens large, elle indique la vitalité, le dynamisme d’un Sujet vis‑à‑vis du monde extérieur, sa volonté d’agir et de réussir pour s’affirmer et satisfaire ses désirs et ses ambitions.
bAutres modalités que la violence
L’agression connaît d’autres modalités que l’action motrice violente et destructrice ; il n’est aucune conduite aussi bien négative (refus d’assistance, par exemple) que positive, symbolique (ironie, par exemple) qu’effectivement agie, qui ne puisse fonctionner comme agression.
cSource : la sexualité
La psychanalyse a donné une importance croissante à l’agressivité en la montrant à l’œuvre très tôt dans le développement du Sujet et en soulignant le jeu complexe de son union et de sa désunion avec la sexualité.
Pour ce spécialiste de la psychologie animale, l’agressivité est destructrice et fait partie intégrante de la nature animale, Homme compris.
Cette évolution des idées culmine avec la tentative de chercher à l’agressivité un substrat pulsionnel unique et fondamental dans la notion de pulsion de mort.
L’agressivité désigne une attitude hostile combative et opposante, par rapport à autrui. Elle traduit l’insatisfaction profonde d’un Sujet et sa difficulté d’adaptation, face aux événements.
Un enfant privé de tendresse deviendra brusquement batailleur, coléreux, difficile à vivre.
Un amoureux éconduit fera soudain preuve de susceptibilité et de violence.
L’outil ascensionnel par excellence, c’est bien l’aile dont l’échelle du chamane ou l’escalier de la ziqqurat n’est qu’un grossier succédané. Cette extrapolation naturelle de la verticalisation posturale est al raison profonde qui motive la facilité avec laquelle la rêverie volante, techniquement absurde, est acceptée et privilégiée par le désir d’angélisme. Le désir de la verticalité et de son aboutissement suprême entraîne la croyance à sa réalisation en même temps que l’extrême facilité des justifications et des rationalisations. L’imagination continue sur la lancée posturale du corps. BACHELARD, après les chamanes mystiques l’a vu très profondément. L’aile est déjà moyen symbolique de purification rationnelle. D’où il résulte paradoxalement que l’oiseau n’est presque jamais envisagé comme un animal, mais comme un simple accessoire de l’aile. On ne vole pas parce qu’on a des ailes, on se croit des ailes parce qu’on a volé. C’est pour cette raison que l’emplacement anatomique des ailes n’est mythologiquement jamais adéquat à l’ornithologie : l’aile imaginée se porte au talon chez les mystiques THIBETAINS comme chez notre MERCURE OCCIDENTAL, comme dans l’imagination d’un KEATS, d’un SHELLEY, d’un BALZAC ou d’un RILKE. L’aile est m’attribut de voler, non de l’oiseau, ni de l’insecte.
aSelon
Il s’applique également à l’aile artificielle de l’avion ou du cerf‑volant. Pour la conscience collective de l’aviateur, MERMOZ ou GUYNUEMER, est un archange doué de pouvoirs aussi surnaturels que le chamane SIBERIEN. Il y aurait une intéressante étude à entreprendre sur la mythologie aéronautique qui se développe dans les sociétés industrialisées : vol à voile, modèles réduits, parachutisme semblent bien exprimer le défoulement d’un vieux rêve de puissance et de pureté. Le technologue constate que l’importance des pratiques du vol imaginaire va de pair, dans toutes les cultures du PACIFIQUE, avec les réalisations techniques, soit magiques, soit purement esthétiques, qui consistent à faire voler ou flotter cerfs‑volants et bannières. La rêverie de l’aile, de l’envol, est expérience imaginaire de la matière aérienne, de l’air – ou de l’éther – substance céleste par excellence.
C’est pou ces motifs que nous attribuons tant de qualités morales à l’oiseau, qu’il soit d’azur ou de feu et que nous négligeons l’animalité au profit de la puissance d’envol. Ce que la mythologie conserve, c’est l’aile du faucon ou du scarabée, qu’elle accole à l’image de la puissance : chérubin, ange, ou archange Saint MICHEL. Car, l’aile est bien, selon TOUSSENEL, le cachet idéal de perfection dans presque tous les êtres.
Si dans l’HINDOUISME, la multiplication des bras et des yeux est signe de puissance, la tradition SEMITO‑CHRETIENNE nous montre que la multiplication des ailes est symbole de pureté. Les ailes sont les galons des milices célestes comme en témoignent les séraphins aux ailes sextuples de la vision d’ISAÏE. La pureté céleste est donc le caractère moral de l’envol, comme la souillure morales était le caractère de la chute, et l’on comprend parfaitement la réversibilité thérapeutique de ce principe chez DESOILLE pour qui toute représentation psychique de l’image d’envol est inductrice à la fois d’une vertu morale et d’une élévation spirituelle. Si bien que l’on peut dire enfin que l’archétype profond de la rêverie du vol n’est pas l’oiseau animal mais l’ange, et que toute élévation est isomorphe d’une purification parce qu’essentiellement angélique.
Une croyance universelle place dans l’air respiratoire la partie privilégiée et purifiée de la personne, l’âme. On peut citer l’anémos GREC ou la psyché, dont l’étymologie est toute aérienne.
aPrésence chez/dans
L’âme « ni » réside dans le souffle. La respiration est appelée « ni na klé », littéralement âme qui monte et qui descend, termes qui décrivent le mouvement même de la vie. L’on trouve même une doctrine de localisation du souffle dans le plexus solaire « œil de la poitrine », très proche de la physiologie magique des çakra de l’INDE, âmes reliées à des pratiques respiratoires et à la récitation des mantras. Il est remarquable que ces doctrines de physiologie pneumatique, dans lesquelles le souffle est relié à un plexus, ont tendance à schématiser verticalement les çakra : trois sur sept de ces derniers se situent dans la tête, en particulier le septième qui n’a même plus rien de corporel. Cet isomorphisme du souffle et de la verticalité se retrouve dans la doctrine du « ni » de l’homme se localise en grande partie dans la tête, dans le cheveux même, et celui des plantes dans les bourgeons terminaux.
Si le dieu CHOU représente le souffle vital, ce principe qui permet aux hommes de vivre et aux morts de renaître, s’il peut dire en tant que dieu primordial, il fait subsister les créatures et les entretient en vie par l’action de sa bouche. La vie qui se trouve dans leur narine, il conduit son souffle dans leur gorge. Il n’en demeure pas moins que CHOU est le grand séparateur de la terre et du ciel, l’essence de la lumière.
L’air est étroitement associé à la parole.
VAYU (de va qui signifie se mouvoir, respirer) est le Dieu primordial par lequel s’inaugure toute la mythologie. DUMEZIL a montré que VAYU (remplacé quelquefois par son homologue guerrier INDRA) était, dans les listes théologiques sacrificielles de l’INDE, un Dieu initial. Il est l’éclaireur, l’impulseur. Il est aussi le purificateur. C’est à lui que revient, après la victoire de son compagnon INDRA sur URTA, de nettoyer par son souffle une matière infecte. VAYU est assimilable au mouvement du prâna, souffle de vie. il est le médiateur subtil, c’est par l’air comme par un fil que ce monde et l’autre monde et tous les êtres sont reliés.
Il existe un dieu du vent qui peut se ranger lui aussi dans le panthéon guerrier : le vent est la principale des dix incarnations de VERETHRAGNA.
Le JANUS LATIN jouerait en OCCIDENT le rôle d’initiateur et son caractère double – comme VAYU – en fait un modèle de dichotomie : porte ouverte ou fermée, sorte de divinité des courants d’air.
aTypologie
Public |
De 8 à 12 ans |
Contenu manifeste |
ALADDIN, accompagné de son fidèle singe ABOU, vit dans la rue et se nourrit en échappant en chapardant sur les marchés. Sa pauvreté ne l’empêche pas d’être généreux et courageux, et c’est ainsi qu’il sauvera la princesse JASMINE, qui s’est enfuie du palais royal pour ne pas épouser le malfaisant vizir JAFAR. Après maintes mésaventures, ALADDIN va se retrouver en possession d’une lampe magique que JAFAR essaiera de lui ravir pour obtenir le pouvoir. ALADDIN, lui, se servira de la lampe pour retrouver et épouser JASMINE. |
Contenu latent |
Repris d’un conte des Mille et une nuits, ALADDIN ou la lampe merveilleuse, il permet de décrire le parcours initiatique et les épreuves à affronter pour obtenir ce que l’on souhaite. Les valeurs morales, telles que le courage, l’honnêteté, la générosité sont valorisées face aux attitudes sournoises, cupides et aux ambitions sans scrupules. Ce sont la sincérité et les sentiments qui triomphent. Comme dans les contes de GRIMM, ALADDIN propose une version ORIENTALE du héros valeureux qui, sans être prince, sera reconnu pour sa valeur humaine. |
L’avis psychanalytique |
Présenté sous la forme d’une comédie musicale moderne, avec un langage peu châtié – du registre de celui des cours d’école -, ce dessin animé s’adresse plutôt aux grands enfants et aux préadolescents. Par ailleurs, la rivalité entre le méchant vizir et le jeune homme est essentiellement d’ordre amoureux et relativise à la prise de pouvoir. Le très jeune public ne trouvera donc pas de terrain d’identification. Les idées féministes mises en avant par la princesse peuvent être la base d’une discussion en famille. Il est regrettable que le sultan, père de la princesse, soit présenté comme ridicule et incapable de décider. |
La notion d’hérédo alcoolisme qui a eu cours pendant des décennies est actuellement abandonnée, car il n’a pas été démontré l’existence d’une génopathie prédisposant électivement à une surconsommation alcoolique. Mais il existe une catégorie de psychopathes (asthéniques, adynamiques, passifs, influençables, suggestibles, abouliques, dysthymiques) qui sont plus enclins que les individus normaux à recourir aux plaisirs passifs que procure l’éthanol. Leur déséquilibre psychopathique sous‑tend, d’une part leur propension à boire avec excès, et d’autre part une moins grande résistance à l’alcool. Ils se décompensent plus rapidement que les Individus normalement structurés, leur déchéance est plus rapide, leurs actes asociaux plus fréquents. Il n’est pas inintéressant de relever qu’un alcoolisme prolongé, se développant chez les individus au départ normaux, en fonction des conditions familiales, sociales, professionnelles, qu’ils connaissent, entraîne à la longue, parfois après des décennies, une déstructuration de la personnalité, des déchéances volitionnelles, affectives, caractérielles, morales, qui réalisent en définitive un tableau psychopathologique très comparable à une psychopathie telle que nous l’avons définie.
aQuand l’Etat s’en mêle
L’alcoolisme nous offre un exemple frappant de réaction irrationnelle de la société face à une impasse sociale. Confrontés au problème, les USA ont décidé de le supprimer à l’aide de la Loi. Comme pour la répression au niveau Individuel, le refus de reconnaître la complexité du phénomène et la tentative de le supprimer loin d’y remédier, l’ont aggravé. Le corps politique affaibli par la manœuvre répressive, a été envahi par la criminalité, la violence et parfois des formes encore plus nocives d’alcoolisme. Bien que la prohibition ait été abolie, nous ne sommes pas encore débarrassés des séquelles de cette tentative de répression à l’échelle nationale, puisque les associations criminelles existent encore.
Perte partielle ou complète de la capacité à reconnaître les mots écrits. La vision est intacte, et le sujet peut identifier normalement les mots parlés.
a-pareunie
Chez la femme, douleur provoquée par le coït.
b-philie
Recherche morbide des sensations douloureuses.
aCelle dans le désir de l’autre (LACAN)
Un Sujet est aliéné en ce sens qu’il n’a d’unification de son état incoordonné qu’au prix d’être aliéné dans ce en quoi il arrive à se constituer. Ce n’est pas qu’il constitue l’autre à partir de son Moi. C’est bien au contraire que, si tant est qu’il y a un Moi, il est le résultat de l’effet qu’a sur son Moi cet Autre, au prix que cette image de Moi constituée dans l’Autre et par l’Autre, y est primordialement aliénée.
Dans ces conditions, le Moi n’est jamais que l’image de l’Autre, et voilà comment va le monde.
Terme parfois utilisé par opposition à auto-érotisme : activité sexuelle qui trouve sa satisfaction grâce à un objet extérieur.
Ensemble des limitations et des attitudes anachroniques acquises par le moi au cours des étapes du conflit défensif, et qui retentissent défavorablement sur des possibilités d’adaptation.
Perte complète, transitoire ou définitive de la vue sans qu’il soit toujours possible de déterminer une lésion précise de l’appareil oculaire. Elle survient de manière soudaine et les causes en sont soit nerveuses, soit héréditaires, soit toxiques.