PSYCHANALYSE OEUF COSMOGONIQUE - OUBLI
Chapitre 1 L’ŒUF cosmogonique. 2
a Dans les différents mythes. 3
· Problèmes et Solutions touchant les premiers principes. 3
Chapitre 3 ORGANISATION DE LA LIBIDO.. 4
i Expédition des ARGONAUTES. 5
a Rencontre d’elle et ARISTEE le pourchasseur 5
Deux Le retour au monde des vivants. 5
Un ORPHEE inventeur de la pédérastie. 5
ü Accomplissement de l’oracle. 6
ii Le mouvement ORPHEOTELESTE. 6
b Ceux d’un souvenir donné (JONES) 7
Souvent le chaos ressemble à un œuf : le Ciel et la Terre n’y sont pas séparés. Ils y sont confondus comme le sont les principes mâle et femelle. L’œuf est l’unité primordiale : la totalité parfaite sans distinction ni différence. Il se suffit à lui‑même. Il est lisse et sans couleur. Il est amorphe. Un grand nombre de mythologies connaissent l’œuf cosmogonique, en voici quelques unes.
aDans les différents mythes
Le Ciel et la Terre sont appelés respectivement IZANAGI et IZANAMI. Par ailleurs, IZANAGI est un dieu mâle et IZANAMI, une déesse.
L’œuf est sorti du NOUN. PTAH en est le créateur. Il a versé sur lui sa semence et c’est en lui que les Huit (ancêtres des premiers temps antérieurs) sont venus à l’existence (inscription d’époque ptolémaïque).
C’est l’œuf d’or qui se forme dans les eaux primordiales et flotte ça et là.
C’est un œuf d’or revêtu de l’éclat du soleil aux mille rayons.
L’être suprême a pris la forme d’un oiseau pour venir déposer sur les eaux primordiales l’œuf d’où sortira le monde. L’œuf cosmogonique est la plénitude, encore non entamée. Le temps commence avec son éclosion. L’univers commence à exister lorsque CHOUSOR, le dieu artisan, ouvre l’œuf, le divise en deux, soulève l’une des moitiés et en forme le Ciel, abaisse la seconde moitié et en forme la Terre.
La séparation des deux parties de l’œuf est aussi la séparation du mâle et de la femelle.
Le Grec HESIODE raconte comment OURANOS (le Ciel) et GAIA (la Terre) étaient si étroitement unis qu’ils ne pouvaient laisser monter à la lumière leurs enfants. La rupture est faite par CRONOS, qui tranche le sexe de son père.
L’oiseau, généralement, est désanimalisé au profit de la fonction d’aile qui permet de monter.
aClassification
L’aigle est lié à l’art augural d’origine INDO‑EUROPEENNE, est réservé à ROME aux nobles et aux patriciens, d’où il sera hérité par les nombres médiévaux et les empereurs, et ne doit pas être compromis avec les oiseaux à caractère purement sexuel, tel le pic, des cultes CHTONIENS de la plèbe MEDITERANEENNE. L’aigle ROMAIN, comme le corbeau GERMANICO‑CELTIQUE, est essentiellement le messager de la volonté d’en‑haut. C’est en ce sens que l’intuition poétique l’interprète.
BACHELARD a bien su montrer que l’oiseau désincarné typique était l’alouette, oiseau difficile à voir, volant très haut et très vite, oiseau OURANIEN par excellence qui vit au ciel. L’alouette est pure image spirituelle qui ne trouve sa vie que dans l’imagination aérienne comme centre des métaphores de l’air et de l’ascension.
Oiseau de VENUS, elle semble souvent impliquée dans un contexte sexuel, voire CHTONIEN. Elle n’en est pas moins l’oiseau du Saint‑Esprit : la parole de la mère d’en‑haut, la SOPHIA. Si elle joue un rôle sexuel dans la mythologie CHRETIENN, ce rôle est nettement sublimé ; le phalisme, dont l’oiseau est quelquefois chargé, n’est qu’un phallisme de la puissance, de la verticalisation, de la sublimation et, si le vol s’accompagne de volupté, c’est le remarque BACHELARD, d’une volupté purifiée : en volant la volupté est belle… contre toutes les leçons de la psychanalyse classique le vol onirique est une volupté du pur. C’est pour cette raison que la colombe, et l’oiseau en général, est pur symbole de l’EROS sublimé, comme le manifeste le célèbre passage du PHEDRE ou la miniature de l’Hortus deliciarum où l’on voit la colombe du Saint‑Esprit surdéterminée par l’angélisme de l’envol, surchargée d’ailes à la tête et aux pattes. C’est pour ces motifs qu’il soit d’azur ou de feu, et que nous négligeons l’animalité au profit de la puissance d’envol.
bPrésence dans/chez
Il existe chez lui un fort complexe de l’aigle que vient renforcer un complexe du front. L’aigle du casque, écrit BAUDOUIN, conserve l’incorruptible vertu du père idéal. Dans la Fin de SATAN, l’on assiste à un processus d’angélisation de l’oiseau : c’est par une plume seule restée blanche que LUCIFER sera racheté. Cette plume se métamorphose en ange victorieux du monstre fatalité. La cause finale de l’aile comme de la plume, dans la perspective d’une ptéropsychologie est l’angélisme.
Les psychologues qui utilisent le RORSCHACH nous enseignent que les interprétations d’oiseaux et de papillons forment un groupe bien distinct des autres symboles thériomorphes, sauf peut‑être le cas des oiseaux nocturnes et de la chauve‑souris, simple produits des ténèbres. Les images ornithologiques renvoient toutes au désir dynamique d’élévation, de sublimation.
Coordination relative des pulsions partielles, caractérisées par le primat d’une zone érogène et un mode spécifique de relation d’objet. Considérées dans une succession temporelle, les organisations de la libido définissent des stades de l’évolution psychosexuelle infantile.
aDéfinition
C’est un héros GREC. Il est prototype du poète et détient un pouvoir extraordinaire d’enchantement.
bOrigine et son pouvoir
ORPHEE est fils d’ OEAGRE, roi de THRACE, et de CALLIOPE, la plus importante des MUSES. Joueur de lyre et de cithare, chanteur, musicien et poète, il envoûte au moyen de son art les dieux, les hommes, les animaux et même les Objets inanimés comme les pierres et les montagnes. Enchantées, les bêtes sauvages le suivent. Les arbres s’inclinent sur son passage. La nature lui fait cortège. Son pouvoir tient de la magie. Là où les guerriers ne peuvent rien, il supplée. Devant les flots déchaînés, il chante et le calme revient. Par son art, il surpasse la mélodie des sirènes, anéantit leurs sortilèges et ramène ses compagnons dans le droit chemin. Il est leur intermédiaire auprès des dieux de SAMOTHRACE, aux mystères desquels il est initié.
cSa vie
ORPHEE participe à l’expédition des ARGONAUTES. Mais, il n’est pas le héros intrépide, fort et vaillant que l’on pourrait attendre dans une telle aventure. Son rôle est plus discret, quoique tout aussi efficace. Trop faible pour tenir la rame, il donne la cadence aux autres et fait que leurs efforts conjugués soient plus puissants.
Son art se révèle ainsi d’une grande utilité. Dans des circonstances extraordinaires, il agit avec des moyens extraordinaires, pouvoir étonnant du chant et de la poésie, faibles et capricieux en apparence, qui maîtrisent l’assaut des guerriers, les forces de la nature et les volontés des dieux.
ORPHEE a épousé la nymphe EURYDICE.
Un jour, elle se promène sur les bords d’une rivière de THRACE et rencontre ARISTEE, le berger que les MUSES ont mis à garder leurs troupeaux. ARISTEE trouve EURYDICE très belle et en tombe immédiatement amoureux. Il la poursuit de ses assiduités à un tel point qu’elle doit fuir à travers la campagne. Dans son empressement, elle marche sur un serpent qui, en se redressant, la pique au mollet. EURYDICE en meurt. ORPHEE est inconsolable. Il décide d’aller chercher sa femme aux ENFERS.
« A son chant, du tréfonds de l’EREBE, les fantômes des morts, les ombres transparentes montent aussi serrés qu’oiseaux parmi les feuilles »
Par le jeu de sa lyre, il charme les démons. PERSEPHONE elle‑même est touchée et prend pitié un homme qui manifeste avec tant d’art l’amour qu’il porte à son épouse. Elle lui promet le retour d’EURYDICE à la lumière, mais y met ses conditions : qu’ORPHEE marche devant la captive délivrée et qu’à aucun moment il ne lui parle ni ne se retourne pour la regarder.
ORPHEE accepte et prend le chemin du retour. Suivi d’EURYDICE. Il est tout joyeux de l’avoir retrouvée et de la ramener à la vie. mais le voyage est long et bientôt des doutes germent dans son esprit. PERSEPHONE ne l’a‑t‑elle pas trompé ? Sa bien‑aimée est‑elle bien derrière lui ? IL se souvient aussi des conditions imposées par la reine des ENFERS et fait effort pour ne pas se retourner. Mais son incrédulité grandit peu à peu.
Tout à coup, n’y tenant plus, il tourne la tête et il voit EURYDICE disparaître et mourir à nouveau. Alors, il revient sur ses pas, se précipite, veut pénétrer une nouvelle fois dans les ENFERS. CHARON se met en travers de la route, il garde la porte et est intraitable. La délivrance ne se renouvellera pas. ORPHEE doit retourner chez les humains seul avec toute sa douleur.
ORPHEE n’a pas su garder la distance. Il s’est laissé aller à son attirance pour EURYDICE sans égard pour le reste du monde. C’est ainsi qu’il a perdu l’amour auquel il tenait tant.
ORPHEE est inconsolable. Il crie sa souffrance, pleure sa bien‑aimée. Plus jamais il ne regardera les autres femmes. Il s’entoure de garçons. On dit qu’il inventa la pédérastie. Mais les femmes THRACES lui en veulent de rester à ce point fidèle à son EURYDICE.
Elles y voient une insulte à leur beauté et à leurs charmes. Et, un jour, la colère leur monte au visage. Elles le poursuivent, s’emparent de lui et le mettent à mort. Elles déchirent son cadavre et en dispersent les morceaux dans le fleuve qui les emporte jusqu’à la mer.
La tête et la lyre du poète sont retrouvées, et les honneurs funèbres lui sont rendus. Sa tombe serait à LESBOS ou à LEIBETHRA, en THESSALIE.
Dans cette dernière ville, un oracle de DIONYSOS prédit un jour que, si les cendres d’ORPHEE sont exposées au jour, un porc ravagera la cité. Les habitants se moquent bien de cette prédiction, n’ayant aucune crainte des porcs.
Pourtant, pendant la sieste, un berger s’endort sur la tombe d’ORPHEE et, tout en rêvant, il se met à chanter les hymnes du poète. Les ouvriers qui sont dans les champs voisins accourent aussitôt en grand nombre. Ils se bousculent tant qu’ils en viennent à éventrer le sarcophage. La nuit venue, un violent orage éclate. La pluie tombe abondamment, la rivière entre en crue, inonde toute la ville et renverse les principaux monuments. La rivière en question s’appelle SYS, ce qui signifie « porc ».
De son séjour aux ENFERS, ORPHEE rapporte un grand nombre de renseignements sur les moyens de passer le cap de la mort, d’éviter d’être maudit à jamais et d’atteindre le pays des bienheureux. Une abondante littérature, hymnes, épopées, poèmes, etc., diffuse ces révélations. Un large monument de pensée se crée.
Ils sont nombreux, les ORPHEOTELESTES, au 6ème siècle avant J.‑C.. Ce sont des sortes de vagabonds qui parcourent le pays, de cité en cité, en proposant d’obtenir pour tous le pardon des fautes et d’amener au salut. Leurs discipline de vie est caractéristique. Ils sont vêtus de blanc, ne mangent pas de viande, refusent tout contact avec les cadavres.
Ces traits sont en contradiction avec la vie de la cité, et surtout avec la religion officielle dans laquelle les sacrifices d’animaux sont les actes de culte essentiels. Ils enseignent l’immortalité de l’âme et l’impureté du corps. La mort est considérée par eux comme une libération. Leurs thiases (groupes d’initiés) vont se multiplier en GRECE.
aCeux de projets (JONES)
C’est surtout à propos de la fixation ou de l’acceptation de rendez‑vous que se manifeste souvent une contre‑volonté qui est cause de l’oubli. Il arrive qu’une personne se rende compte qu’elle devrait inviter une connaissance à une réception qu’elle a l’intention de donner prochainement. Elle lui dit : « Vous viendrez sûrement, n’est‑ce pas ? Je ne suis pas encore tout à fait fixé sur la date, mais je vous enverrai une invitation qui vous la fera savoir. » Elle oublie et ne se souvient de sa promesse que lorsqu’il est trop tard et les reproches excessifs qu’elle s’adresse trahissent sa culpabilité inconsciente et prouvent que cet oubli fut loin d’être accidentel.
Il arrive parfois qu’on laisse une lettre sur sa table pendant plusieurs jours, oubliant de l’emporter chaque fois qu’on sort. On peut alors supposer que des motifs secrets s’opposent à l’envoi de la lettre. Dans un occasion de ce genre, JONES avait fini par expédier la lettre, mais en oubliant de mettre l’adresse sur l’enveloppe. Elle lui fut retournée par le Bureau des lettres tombées au rebut. Il corrigea son oubli et remis de nouveau la lettre à sa domestique, mais cette fois sans avoir mis de timbre. JONES fut finalement obligé re reconnaître qu’il y avait en lui une opposition inconsciente à l’expédition de cette lettre, opposition dont il ne s’en était pas rendu compte, mais qui s’était manifestée par des inhibitions extérieures. Quand on le veut bien, on n’oublie jamais d’expédier une lettre, une lettre d’amour par exemple. On oublie plus facilement d’expédier une lettre contenant un chèque qu’une autre contenant un relevé de compte. Dans beaucoup de cas la résistance est d’un caractère général. C’est ainsi qu’un homme occupé oublie d’expédier les lettres qui, à son léger ennui, lui ont été confiées par sa femme, de même qu’il peut oublier d’exécuter les ordres d’achat de celle‑ci. Les inhibitions de ce genre trahissent parfois un antagonisme voilà à l’égard de la personne dont on oublie d’exécuter les commissions. Elles constituent un moyen de diminuer à nos propres yeux l’importance de la personne en question. Lorsqu’elles sont très prononcées, elles témoignent généralement d’un manque de considération pour les autres par suite d’un intérêt excessif pour soi‑même ou d’une idée anormalement exagérée qu’on se fait de sa propre personne.
bCeux d’un souvenir donné (JONES)
Les oublis les plus remarquables sont ceux qui portent sur les noms propres. Dans la plupart des cas, la contre‑volonté qui nous empêche de nous souvenir d’un nom propre est dirigée contre un processus mental associé à ce nom plutôt que contre le nom lui‑même. En raison de quelque expérience désagréable, nous ne tenons pas à nous souvenir d’un nom donné. En réalité, nous réussissons à l’oublier, mais le plus souvent notre tendance se manifeste par le fait que nous sommes incapables de nous souvenir d’autres noms ressemblant à celui que nous voudrions oublier et qui pourraient nous mettre sur sa trace. Autrement dit, nous sommes amenés à penser de temps à autre au nom indésirable, mais nous faisons en sorte que cela nous arrive le moins souvent possible.
cSelon
Il a fort bien reconnu le rôle que le refoulement joue dans la vie de tous les jours.
« Pendant des années, j’ai eu pour règle d’or de ne jamais manquer de noter tout fait nouveau, toute observation et idée nouvelles, en opposition avec les données de mes conclusions générales et ce immédiatement après en avoir eu connaissance. En effet, j’ai eu l’occasion de constater plus d’une fois que ce sont les faits et les idées contraires à ce que nous savons ou croyons savoir qui disparaissent le plus facilement de la mémoire. »
L’un des apports de FREUD les plus importants pour la psychologie fut la découverte que, parmi les raisons poussant à oublier, le refoulement (Verdrängung) – concept fondamental pour l’étude de ce groupe de phénomènes – joue le rôle le plus important. Avant lui, d’autres avaient entrevu l’existence de ce mécanisme, mais c’est lui qui a démontré le rôle capital que le refoulement joue dans la vie psychique normale et anormale. FREUD voit dans le refoulement un mécanisme de défense biologique destiné à protéger l’esprit contre des expériences pénibles. Il soutient qu’il existe, dans l’esprit de chacun de nous, une tendance à oublier les choses dont nous n’aimons pas nous souvenir, autrement dit les souvenirs pénibles ou désagréables. Il est vrai que nous nous souvenons souvent, malgré nous, de choses que nous aurions préféré oublier, mais à cela il y a deux raisons. En premier lieu, ces souvenirs désagréables et obsédants en font que se substituer à des souvenirs enfouis auxquels ils sont associés, encore plus désagréables, comme cela se passe dans la genèse des obsessions véritables. En deuxième lieu, il existe des limites à la faculté d’oublier des expériences pénibles. Cette faculté ne se manifeste pas chez tout le monde avec la même force et ne s’exerce pas toujours d’une façon efficace. On oublie rarement la mort d’un être cher, aussi désirable que cela soit, car le souvenir de cet événement est rattaché par des liens solides à d’autres souvenirs conscients. Il arrive alors que des souvenirs sans importance qui, par association, pourraient inutilement nous faire penser au triste événement tombent facilement dans l’oubli : c’est ainsi qu’on oublie le nom du médecin ayant soigné le défunt et beaucoup d’autres détails se rattachant à la maladie fatale. La vague d’amnésie envahit la base de la colline, sans atteindre son sommet, mais le nombre des occasions susceptibles de réveiller le triste souvenir ne s’en trouve pas moins réduit. Il convient d’ajouter encore que le refoulement se montre beaucoup plus efficace lorsqu’il s’agit d’obtenir l’oubli de phénomènes intérieurs, intimes et personnels, que lorsqu’il s’agit de chasser de la mémoire le souvenir d’événements dit extérieurs, connus de tout le monde, tels que deuil, échec grave, etc. On sait que FREUD a appliqué sa conception du refoulement à un grand nombre d’autres domaines, notamment à l’explication de l’amnésie infantile et de l’amnésie hystérique.
Il cite le cas d’une jeune fille qui avait oublié le rendez‑vous avec le couturier pour essayer sa robe de mariage la veille de l’événement. Elle ne s’en souvint qu’à huit heures du soir. Il est permis d’en conclure que ce mariage était loin de l’enchanter. Elle a d’ailleurs divorcé par la suite.
Dans Celt and Saxon, il donne une excellente description d’un cas où une contre‑volonté a déterminé l’oubli d’une intention. Ce cas fournit en même temps une excellente illustiontion du mécanisme de rationalisation. Il s’agit de deux frères, dont l’un PHILLIP, souffre d’avoir été abandonné par sa fiancée ADIANTE. Son frère PATRICK, qui l’aime beaucoup, se décide à aller trouver la jeune fille pour plaider devant elle la cause de PHILLIP. Il se rend dans la maison du père, où il apprend qu’elle s’est enfuie avec un autre. Dans une pièce, PATRICK aperçoit une miniature de la jeune fille et il est frappé par sa beauté au point de ne pas pouvoir détacher les yeux du portrait. Il prie le père de le lui donner pour le remettre à son frère. De retour, il montre le portrait à PHILLIP et lui souhaite ensuite une bonne nuit.
Dans Au‑délà du bien et du mal, cet écrivain transmet bien la conception de l’oubli en une phrase : « J’ai fait cela, dit ma mémoire. Je ne puis avoir fait cela, dit mon orgueil et il reste inexorable. Finalement… c’est la mémoire qui cède. »
Il cite un certain nombre d’auteurs qui ont reconnu plus ou moins explicitement que nombre de nos oublis résultent d’une tendance à nous défendre contre les souvenirs pénibles.