PSYCHANALYSE SPALTUNG - STADE
i Vis‑à‑vis des différents groupes. 3
Un Modification de l’environnement 3
Deux Relation avec l’Objet partiel 3
Un Représentations d’activité, passivité. 4
· Différence des genres sadisme et masochisme. 4
· Fantasmes de rétention, expulsion. 4
a Les deux activités (selon ABRAHAM) 5
Les Objets, les sons et les êtres se découpent, sont séparés. D’où l’aspect artificiel que revêtent les Objets naturels privés de leur finalité mondaine : les arbres et les haies étaient de carton, posés çà et là comme des accessoires de théâtre. Les personnages ne sont que des statues, des marionettes, des mannequins mus par une mécanique, des robots, des maquettes. Non seulement la vision schizomorphe de l’univers entraîne à la rêverie de l’animal‑machine, mais encore à la rêverie du cosmos mécanisé. La Spaltung se matérialise elle‑même aux yeux de l’imagination et devient le mur d’airain, le mur de glace qui sépare le Sujet de tout et de tous et ses représentations les unes des autres.
aPrésence dans/chez
Selon MINKOWSKI la Spaltung n’es pas Zerspaltung, c’est‑à‑dire désagrégation. Elle est le prolongement représentatif et logique de l’attitude générale autistique. En la Spaltung, c’est moins sur l’attitude générale caractérologique de se séparer que sur le comportement représentatif de séparer qui est le plus important.
Le RORSCHACH met bien en évidence la Spaltung. C’est ainsi que la planche III, où il apparaît tout naturel de voir des garçons de café, des bonshommes, etc., est interprétée d’une façon morcelée : le Sujet ne voit que la tête, le cou, les bras. Sans cesse, reviennent dans les descriptions schizomorphes des termes tels que « coupé, partagé, séparé, divisé en deux, fragmenté, ébréché, déchiqueté, rongé, dissous, etc. », qui mettent en évidence jusqu’à l’obsession le complexe du glaive.
Les camps étaient un terrain d’entraînement pour les SS. Ils s’y libéraient de tout scrupule et de toute compassion et apprenaient la façon la plus efficace d’asservir des civils sans défense. Les camps étaient des laboratoires où l’on expérimentait les méthodes conçues à cette fin. On y vérifiait aussi la façon d’exploiter au maximum les hommes, c’est‑à‑dire qu’on cherchait à déterminer quelle était le minimum de nourriture, d’hygiène, de soins médicaux, nécessaires pour les maintenir en état d’accomplir de gros travaux dans une situation où la menace du châtiment était substituée à toutes les stimulations normales. On étudiait l’effet d’un tel traitement sur le rendement lorsque aucun loisir n’était laissé à des détenus séparés de leurs familles. Il s’y ajouta par la suite les expériences dites « médicales », où l’on utilisait les êtres humains en guise de cobayes.
aComportement
Les SS avaient une habilité impressionnante pour détruire la foi du prisonnier dans sa capacité à prévoir l’avenir.
Lorsqu’ils voulaient qu’un groupe de détenus (NORVEGIENS ou prisonniers politiques non juifs) s’adaptent, survivent et servent dans les camps, ils leur promettaient que leur comportement aurait une influence sur leur sort.
Les SS désiraient détruire les JUIFS des pays de l’EST : POLONAIS, UKRAINIENS. Ils donnaient à comprendre clairement que leur ardeur au travail et leurs efforts de complaire à leurs maîtres ne serviraient à rien.
Dans un des camps, un groupe important de prisonniers TCHEQUES a complètement été détruit parce qu’après leur avoir assuré qu’ils étaient des prisonniers d’honneur, ayant droit à des privilèges particuliers, et leur avoir permis pendant un temps de vivre dans un confort relatif, sans travail forcé ni mauvais traitements, on les obligea à travailler dans une carrière où les conditions étaient particulièrement pénibles et la mortalité élevée, tout en réduisant leurs rations alimentaires. Puis on les réintégra dans leurs privilèges, pour les renvoyer dans la carrière quelques mois plus tard. Tous ne tardèrent pas à mourir.
On convoquait des prisonniers pour être libérés et invités à endosser des vêtements civils. Et, puis, ils retournaient dans les camps.
aDifférents types
Le stade anal représente, avec le stade oral, l’une des deux grandes organisations prégénitales de la libido. Cette phase est le deuxième stade de l’évolution sexuelle chez l’enfant. Elle succède à la phase orale et précède la phase phallique, ces trois stades permettant le développement de l’affectivité de l’adulte. Il commence vers la deuxième ou la troisième année.
Ces représentations apparaissent fondatrices, en fonction des contraintes de l’apprentissage de la propreté. Outre les pratiques perverses, les jeux acceptés, les plaisanteries osées, il se traduit par la complaisance durable pour les propres fonctions d’excrétions, évidemment inhibées par rapport au plaisir franc chez l’enfant de souiller, d’éclabousser, de manipuler la saleté.
La relation avec l’Objet partiel sur laquelle s’appuient les pulsions de maîtrise, de domination, et les conflits d’indépendance, soumission et d’ambivalence. Les composantes anales érotico‑sadiques sont, il est vrai, surtout à l’origine de formations réactionnelles caractérielles persistantes (ordre, propreté, pitié).
L’enfant qui retarde l’excrétion pourrait manifester plus tard un goût exagéré pour l’ordre qui expliquerait une tendance à l’indécision. Son caractère serait autoritaire, méfiant, peu généreux, obstiné.
En revanche, l’enfant dont le comportement anal serait relâché ferait preuve, devenu adulte, d’une plus grande extravagance et de plus de générosité. Peu capable d’ordre, il montrerait cependant des qualités artistiques. Il se voit dans la constipation avaricieuse, dans l’obstination bornée, et dans les opportunités collectives de satisfaction des pulsions primitives.
L’enfant découvre à la fois la contrainte et le pouvoir qu’il peut exercer sur l’adulte. Son plaisir est ambivalent : plaisir de défécation et conduite de bonne volonté, d’une part, qui lui vaut louanges ou récompense ; plaisir de rétention et refus de se soumettre aux exigences maternelles, d’autre part. c’est, en quelque sorte, sa première arme, une monnaie d’échange qui permet à l’enfant de témoigner son affection ou de manifester son agressivité.
Il provient d’une fixation à ce stade et peut être à l’origine de certaines déviations ou de certains complexes de type sadique et/ou masochiste.
Ceux‑ci sont au cœur des représentations d’activité et de passivité (prenant une coloration sadomasochiste). Le mélange contradictoire d’obéissance, révolte ; d’égocentrisme narcissique (bouderie, volontarisme autarcique) et d’ouverture à l’échange (don) de cette phase est propice à engendrer de nombreux effets. Par exemple, la tendance au doute (que l’on retrouvera régressivement dans l’obsession, où l’on voit d’ailleurs la défense contre les représentations sadiques destructrices issues de la régression du sexuel vers l’anal).
L’érotisation excessive d’une zone anale commune aux deux sexes est encore l’une des conditions de l’homosexualité.
Le surinvestissement de l’activité est, quant à lui, une origine du sadisme clinique (indifférence au traitement de l’Objet fécalisé).
La soumission à la demande instaure la composante masochiste. Ces plaisirs et angoisses d’agir et d’être agi sont une des bases de nombreux conflits psychiques et culturels à variante persécutive, mais aussi à investissements rituels et magiques.
L’érotisme anal laisse de nombreuses traces dans la vie sexuelle adulte, bien que sa reconnaissance soit l’une des sources les plus vives de résistance à la psychanalyse.
En marge de l’activité d’excrétion, et en corollaire de la sensibilité de la muqueuse, se développe une frange érotique qui donne lieu à des fantasmes de rétention, expulsion.
La prise en chaîne symbolique de l’Objet partiel anal conservé (puis, échangé) entre dans la première imagination d’une relation sexuelle (selon les équations durables : rectum = vagin, fèces = pénis, contenu intestinal = enfant) et supporte, avec une tonalité sadique, les premiers fantasmes de Scène Primitive (relations sexuelles parentales).
Dans le cadre de l’érotisme anal, les selles sont considérées non point comme un Objet de dégoût, mais comme une possession hautement valorisée narcissiquement et dont on entend disposer souverainement. Les produire à la demande, pour l’amour d’un autre, est le prototype inattendu de tout cadeau, comme le symbole des échanges ultérieurs. La maîtrise du contenu intestinal est à l’origine de toute représentation de compétence et fournit l’énergie des productions consécutives. Il n’est jusqu’aux aspects formels de l’apprentissage sphinctérien (isolement, délai) qui ne serve, avec le couple retenir, rejeter ; de modèle au fonctionnement intellectuel comme aux mécanismes de la défense contre les pulsions. On en retrouve des indices dans le langage (arbitraire, code, négation et contrepèteries). Les selles, ou leurs représentants fantasmatiques, peuvent encore être mises au service de l’opposition et de l’attaque : la scatologie agressive de l’adulte courroucé en porte témoignage (mot de CAMBRONNE).
On trace la limite de l’organisation psychotique dans une première phase anale expulsive. Celle‑ci est destructrice et projective.
La seconde phase anale est rétentive. Elle prendrait place au début de considération objectale de conservation des investissements, de retenue des représentations.
Stade du développement psychosexuel caractérisé par l’organisation des pulsions partielles sous le primat des zones génitales, il comporte deux temps, séparés par la période de latence : la phase phallique (ou organisation génitale infantile) et l’organisation génitale proprement dite qui s’institue à la puberté. Certains auteurs réservent le terme d’organisation génitale à ce deuxième temps, incluant la phase phallique dans les organisations prégénitales.
Etape du développement de l’enfant caractérisé par une organisation, plus ou moins marquée, de la libido sous le primat d’une zone érogène et par la prédominance d’un mode de relation d’objet. On a donné en psychanalyse une plus grande extension à la notion de stade, en cherchant à définir des stades de l’évolution du moi.
D’après J. LACAN, phase de la constitution de l’être humain, qui se situe entre les six et dix-huit premiers mois ; l’enfant, encore dans un état d’impuissance et d’incoordination motrice, anticipe imaginairement l’appréhension et la maîtrise de son unité corporelle. Cette unification imaginaire s’opère par identification à l’image du semblable comme forme totale. Elle illustre et s’actualise par l’expérience concrète où l’enfant perçoit sa propre image dans un miroir.
Le stade du miroir constituerait la matrice et l’ébauche de ce qui sera le Moi.
Il aurait été inventé par WALLON. C’est chez celui‑ci qu’on trouve l’expression « stade du miroir ». Il s’agirait tout de même de savoir si LACAN s’est contenté de reprendre cette invention ou s’il nous dit autre chose. WALLON est partisan d’une conception généticienne du développement du psychisme, ce stade désigne un simple moment critique révélateur chez le Sujet du franchissement de la constitution de l’autre comme autre, et par conséquent de la différenciation du Moi et de l’autre. Cette perspective ne donne au stade du miroir pas d’autre portée que d’être un simple signe d’un moment du développement de l’enfant.
Pour lui, nous avons besoin de construire un mythe. Ce n’est pas pire que de construire un développement. Un mythe est quelque chose d’aussi réel que le développement de l’enfant. Ce mythe s’appuie sur l’idée que l’être humain est un être prématuré à sa naissance. Etant prématuré, l’être humain est dans la dèche et son être est frappé d’une incoordination motrice constitutive. L’idée est que l’enfant parvienne à trouver une solution au dit état de déshérence que par la voie d’une précipitation par laquelle il anticipe la maturation de son propre corps grâce au fait qu’il se rue dans l’image de l’autre qu’il trouve par miracle en face de lui. Cette précipitation dans l’image de l’autre, voilà sa ressource, voilà son POROS, pour arriver à sortir de sa prématuration néo‑natale. Il en résulte un certain nombre de dépliements de cet état, à savoir que, puisque le fantoche qu’il a en face de lui c’est ce qui peut donner cohésion à son incoordination, il en résulte que cet autre, nullement constitué par lui mais révélé dans ce mouvement de précipitation, cet autre, il est en lui radicalement aliéné.
Premier stade de l’évolution libidinale : le plaisir sexuel est alors lié de façon prédominante à l’excitation de la cavité buccale et des lèvres qui accompagne l’alimentation. L’activité de nutrition fournit les significations électives par lesquelles s’exprime et s’organise la relation d’objet ; par exemple la relation d’amour à la mère sera marquée par les significations : manger, être mangé. Le premier regroupement des autoérotismes partiels sous une dominante et un régime fonctionnel : celui d’une sexualité à but incorporatif (dont le prototype phylogénétique se trouve chez les protistes). Ce régime restera une composante de la sexualité génitale définitive.
ABRAHAM a proposé de subdiviser ce stade en fonction de deux activités différentes : succion (stade oral précoce) et morsure (stade sadique oral).
Stade d’organisation infantile de la libido venant après les stades oral et anal et caractérisé par une unification des pulsions partielles sous le primat des organes génitaux ; mais, ce qui ne sera plus le cas dans l’organisation génitale pubertaire, l’enfant, garçon ou fille, ne connaît à ce stade qu’un seul organe génital, l’organe mâle, et l’opposition des sexes est équivalente à l’opposition phallique-châtré. Le stade phallique correspond au moment culminant et au déclin du complexe d’Œdipe ; le complexe de castration y est prévalent.
Deuxième stade de l’évolution libidinale, selon FREUD, qu’on peut situer approximativement entre deux et quatre ans ; il est caractérisé par son organisation de la libido sous le primat de la zone érogène anale : la relation d’objet est imprégnée de significations liées à la fonction de défécation (expulsion-rétention) et à la valeur symbolique des fèces. On y voit le sado-masochisme en relation avec le développement de la maîtrise musculaire.
Deuxième temps du stade oral selon une subdivision introduite par K. ABRAHAM ; il est marqué par l’apparition des dents et de l’activité de morsure. L’incorporation y prend le sens d’une destruction de l’objet, ce qui implique l’entrée en jeu de l’ambivalence dans la relation d’Objet.