VIDEO VDS95 ARTS VISUELS CRPE DADA PROGRAMME 2002
Cette vidéo a été conçue pour mon oral d'arts visuels pour le CRPE (concours pour être enseignante). N'ayant pas eu le concours cette année, je le représenterai ou j'en ferai une autre - ayant pris goût au montage vidéo.
Jeux sur la langue avec les programmes scolaires.
BREVE ANALYSE
COMMENTEE DU SUPPORT
Caractéristiques de l’écriture technique du support : le regarder
Qu’est-ce qui compose le support ?
Pourquoi un support sur fichier MP3 ?
Lorsqu’il a fallu préparer un projet en arts visuels pour
le concours, j’ai longuement réfléchi à ce que je pourrais soumettre au jury.
Puis, lorsqu’en lisant les Programmes, j’ai compris le
changement de sens entre « arts plastiques » et « arts
visuels », je me suis dit qu’il était grand temps de me mettre au travail
informatique. Ceci pourra expliquer les défauts techniques qu’il y a dans ce
que je vous ai présenté.
Mais, comme il est stipulé, un savoir‑faire ne s’acquiert et ne s’exerce que dans son
inévitable confrontation aux problèmes, aux questions que soulève toute nouvelle
réalisation. C’est dans un même mouvement pour aider l’élève à réaliser selon
des intentions que sont visés les objectifs d’expression et ceux de maîtrise.
Un ami : Arnaud DESCAMPS, performant en informatique, m’a aidé à
dépasser les diverses situations‑problèmes rencontrées ce qui pourrait
symboliser les appels aux artistes ou intervenants qualifiés pour remédier aux
connaissances techniques que l’enseignant ne maîtrise pas toujours.
Le but du support :
Me basant sur l’importance donnée au
langage dans les disciplines, tous cycles confondus, je me suis interrogée
comment je pourrais mettre en œuvre un lien entre arts visuels et langage dans
un même projet.
Les Programmes insistant sur la nécessité
des virelangues, je me suis souvenue qu’étant enfant, j’avais eu beaucoup de
problèmes d’élocution, car ma mémoire était plus visuelle, j’ai donc décidé de
mettre en place un support dont le but principal est d’entraîner les élèves aux
jeux de langue en segmentant les mots ou syllabes, comme il l’est recommandé
dans les Programmes.
Je me suis basée sur le virelangue très
connu : « Les chaussettes de
l’archiduchesse, sont‑elles sèches, archisèches ? ».
L’objectif principal de ce jeu est de ne
plus confondre le son [s] du son [ ∫ ].
Comment on s’y est pris ?
OBJECTIF OU SCENARIO OU SEQUENCE FAITE
Comment de façon ludique mettre en œuvre ce travail qui
peut être difficile (concernant la prononciation), mais nécessaire (mise en
évidence des syllabes, distinction de sons phonétiquement proches).
Les sous‑objectifs visés sont les suivants :
segmentation des mots (syllabes – phonèmes), transformation des mots simples
compris de tous les élèves (ou expliquer qui est une archiduchesse), en les
raccourcissant, les allongeant, et en inversant leurs composants sonores.
On en a dégagé plusieurs phases :
APPROCHE
(1) Jeu de balle par
syllabe : symbolisé
par les points au‑dessus d’une syllabe, qui est généralement renforcée en étant
en italique. Cela permet de distinguer une syllabe dans un mot et de lui donner
davantage de sens.
(2) Travail sur le préfixe
« archi- » :
ce préfixe apparaît deux fois, phase d’invention de mots à partir de ce
préfixe, puis, voir ce que pourrait signifier « archichaussette ».
(3) Travail spécifique sur
ces deux sons : on
s’appuie sur deux couleurs afin que les élèves ayant une mémoire plutôt
visuelle puissent pleinement participer à la séance : jaune pour le son [s] et rouge pour le son
[ ∫ ], les élèves peuvent lever une feuille de
couleur jaune et – ou rouge en fonction de ce qu’ils entendent.
TRAVAIL
SUR LE VIRELANGUE LUI-MEME
(1) Inversion du son [s] du son [ ∫ ] et inversement : minimiser
l’erreur de prononciation et l’essentiel est que l’élève se prenne au jeu.
(2) Variation mélodique :
une syllabe précédant une difficulté phonétique peut être allongée (d’où le jeu
de formes de la syllabe à l’informatique).
(3) Jeu en groupe classe :
division de la classe en deux groupes, un qui pose une question :
« Sont‑elles sèches, archisèches ? », l’autre qui répond :
« Les chaussettes de l’archiduchesse ! ».
(4) Approche avec métronome : l’intérêt du métronome est qu’il ne varie pas de pulsation et
peut être un bon appui pour la pulsation. On distinguera deux périodes.
Une première,
plus facile, à 60 pulsations par minute, une pulsation toujours représentant
une syllabe, les élèves pourront, en plus du métronome, s’aider d’un claquement
de main afin de matérialiser davantage la pulsation. Le travail sur
l’intonation grave est assez naturel chez l’enfant lorsque le rythme est lent.
Une seconde,
plus rapide, soit du simple au double : 120 pulsations à la minute :
intonation aigue, on répètera deux fois cet exercice.
RECHERCHE
(1) Appui sur le dictionnaire : travail sur l’homophonie.
En partant du constat qu’en se trompant de
son, le mot en était changé, et donc cela en altérait le sens, voir qu’en ne se
trompant pas de son, mais selon le contexte, un même son peut avoir des sens
différents.
Exemple : « les » ou
[lє], et donc avec « lait ».
RECAPITULATION
(1) Prononciation
individuelle du virelangue : chaque élève prononce seul le
virelangue.
Normalement, il devrait le prononcer mieux
qu’à prime abord, car l’élève a trouvé du sens à travers toutes ces séances.
CLIN D’ŒIL
(1) Ouverture
d’une autre séquence possible : elle pourrait
continuer la phase recherche sur les homophones, toujours de façon
ludique : un tableau avec surcharge de ratures.
Une élève (en l’occurrence, Aline ERDEVEN)
se trompe sur la phase de conclusion qui clôt la séquence : « Ses
chaussettes sont donc sèches ».
(2)
Générique : j’ai essayé au maximum de m’inspirer d’une séance image lors
d’une exposition au centre BEAUBOURG en novembre 2005. D’où la date pour faire
comme si ce projet était issu directement d’un réinvestissement d’une sortie de
classe.
Il est à faire remarquer que j’ai essayé
d’imiter le style dodécaphonique de WEBERN afin de trouver un son aux images
d’ouverture et de clôture.
Analyse et description :
L’enseignant devient le metteur en scène, les élèves :
les acteurs et le petit film pourrait être présenté comme un projet artistique,
alors qu’on est parti d’un travail de prononciation.
Nature et portée
Connaissance des
grands moyens d’expression plastiques et de leur mise en œuvre
L’élève associe des objets dans une composition pour créer un nouvel
objet. Il choisit les éléments et la manière de les assembler en fonction de
l’effet qu’il souhaite obtenir : comique, étrange, absurde, etc. Ici, la
composition a pour effet de s’amuser avec les sons et des images.
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Couleurs |
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Les photos sont en noir et blanc. Seulement 2 couleurs
apparaissent durant la séquence, du jaune et du rouge, pour les sons [s] et [ ∫ ]. Ce procédé
était pour mettre l’accent sur les sons et que l’attention se focalise
davantage sur leur appropriation.
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Matières |
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Les 203 photos sont toutes faites sur un logiciel Power
Point et transformées en format Windows Meta File ‘WMF) afin de pouvoir être
lues par un logiciel Ulead Videostudio., version 4.0. C’est un logiciel assez
simple pour des néophytes en informatique.
Concernant le fond sonore, il est issu d’une caméra
numérique ayant filmé Aline et les deux passages au piano.
J’ai fusionné les séquences sons et image et ai produit un
petit film de 2 min 14 que vous avez vu en MP3.
Un son a été modifié, un « chut », allongé, il
devient plus grave.
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Dispositifs spatiaux |
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Le support est sur un écran d’ordinateur portable qui a
l’avantage d’avoir pu être emmené.
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Systèmes de composition et évocations suggérées |
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Tout d’abord, il existe quatre opérations plastiques
essentielles : isoler un élément parmi un ensemble ; reproduire un
élément ; le transformer ou l’associer :
Les images sont du même format, et proviennent du même
logiciel, mais elles sont issues de divers éléments :
Ecritures :
Edwardian Script ITC (symbolisant la belle écriture cursive
de l’enseignant : inscrivant une phrase phare tirée des Programmes, ou
dans le générique pour les créateurs ou le lieu) ;
Arial (écriture donnant plus l’impression d’une écriture
classique d’ordinateur, sans fantaisie) ;
Blackletter686 BT (pour donner un aspect d’enluminures
qu’on peut retrouver dans des livres anciens) ;
Castellar (l’intérêt trouvé à cette écriture est qu’elle
surajoute des traits pour former une lettre en vide et peut être un effet
insistant sur le travail effectué du virelangue) ;
Bodoni MT Black (cette écriture tente de reproduire un clin
d’œil au « The End » dans les cartoons américains) ;
Courier New (pour donner l’impression d’une écriture d’une
machine à écrire classique) ;
French Script MT (clin d’œil à cette écriture que je ne
connaissais pas pour être française) ;
Comic Sans MS (titre d’article des définitions du dictionnaire
ou titre des périodes, cette écriture fait assez enfantine et c’était pour en
investir d’autant mieux le projet – axé sur l’enfant) ;
Les écritures peuvent être écrites comme on l’écrit (de
façon classique), ou être écrites de façon phonétique
Forme:
Italique, gras, souligné, minuscule ou majuscule ;
Jeu d’échelle :
Hauteur, largeur, voire même les deux
Symétrie :
Par rapport à une lettre dans une image précédente (jeu
rythmique avec les instruments de percussion) ;
Symboles pour mettre en évidence divers
langages :
pour citer une syllabe écrite : les
« » ;
pour une syllabe orale des « / » ou
encore « [ ]» façon conventionnelle de transcrire l’écriture phonétique à
l’écrit ;
des signes mathématiques :
d’équivalence, le « = », d’addition : « + », ou signes
représentant des nombres en écriture romaine (I / II / III : élaboré avec
des traits)
des signes techniques : de hauteur
entre deux éléments « ↕ »,
divers symboles phonétiques (il est à
faire remarquer que pour le son « on » et « è » : il m’a
été impossible de les trouver et que je les ai donc scannés (ce qui explique
qu’ils ne subissent pas de variations : gras, italique),
des signes de ponctuation « ?
» (mime le questionnement) ;
langage musicale : une portée
(représenté par 5 lignes, à cet effet, je n’ai pas réussi à trouver une clef de
sol), un rond barré en son milieu (pour
le do de la 1ère octave), concernant le do de la 2nd
octave un cercle situé entre la 3ème et la 4ème
ligne ;
la bulle de Aline (référence aux
bandes dessinées et symbolisant le langage oral) ;
Lettres :
elles peuvent être uniques ou accompagnées,
des lettres (ou symboles phonétiques) peuvent former une
autre lettre par juxtaposition (le son « è » symbolisant la lettre
« E », remarque : ayant scanné le son « è », il
persiste un fond blanc autour de ce son, ce qui donne une touche d’originalité
à ce qui était au départ non voulu) ;
Dessin :
issus d’un CD-Rom (demander
à Maman quel logiciel) :
représentant une chaussette, un livre ouvert (symbolisant un dictionnaire imagé
qui pourrait faire penser aux versions juvéniles dont l’enfant a accès), une
fillette (pour Aline) ;
un métronome dont le balancier est obtenu par un cercle et
un trait oblique droit ou gauche : mimant les battements) ;
sur fonds noir, un cadre blanc symbolisant les tableaux
dans les classes, en inversant la réalité, car écriture à la craie noire sur
fond blanc) ;
les ratures (traits superposés sur l’erreur qui a pour
effet de vouloir concrétiser un certain agacement) ;
Couleur :
noir, blanc, gris, rouge, noir
Fonds :
noir (un fond peut être totalement noir pour séparer deux
parties distinctes), gris ou blanc
Ecriteau (annonçant un moment clef d’une période) :
Edwardian Script ITC
Dessin :
cercle
Grandeur des éléments :
grand (lorsque l’enfant prononce la syllabe / l’accent
pédagogique est mis dessus) ;
petit (lorsqu’une syllabe n’est pas prononcée : mais
elle apparaît afin de rythmer le film en fonction de la diction) ;
Traits de la touche underscore :
elle peut symboliser l’apocope d’une syllabe, ou être posée
de façon aléatoire (milieu, fin de mot : afin de mimer l’aspect ludique)
Variations dans les couleurs :
alternance fonds blanc et gris (afin de mettre de mettre
l’accent sur la rotation du point d’interrogation) ;
sur un même fond (avec le même énoncé grisé) fonction des
sons énoncés, alternance de couleurs ;
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Mouvements et évocations suggérées |
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le jeu du point d’interrogation qui subit plusieurs
rotations (pouvant produire l’effet de la tête qui tourne à force de
jouer) ;
l’alternance de syllabes sans artifices mettant l’accent
sur la rapidité du rythme ;
j’ai pu remarquer que j’avais fait commencer l’action du
côté haut gauche de l’image, certainement dû au fait qu’on lise de haut en bas
(sauf une exception : mimant la tournure interrogative faisant monter la
voix) et de gauche à droite (même le métronome a commencé par ce côté ;
Colonnes :
« archi » en horizontal et défilement d’autres
syllabes en vertical
Démarche artistique
Place dans l’histoire, culture artistique portant sur la pluralité des
arts visuels et leur interaction
Le DADAÏSME :
Arts basant leurs techniques sur des formes
géométriques :
Les films muets :
Musique dodécaphonique :
On peut citer WEBERN et sa symphonie n°1, opus : 21.
Points
remarquables susceptibles de
Donner lieu à une identification :
TRANSITION :
A partir de cette première analyse vont se dégager des pistes
pédagogiques : un travail sur le mouvement et dans quel champ artistique
Explicitation(s) du pourquoi de la ou des piste(s)
pédagogique(s) :
Donner lieu à une expérience sensible et pratique par des élèves de
l’école primaire :
INFORMATIONS ET OBSERVATIONS ESSENTIELLES DE NATURE A FONDER AVEC
PERTINENCE UNE ACTION PEDAGOGIQUE DANS LE DOMAINE DE LA FORMATION ARTISTIQUE
DES ELEVES
Comment engager l’action
pédagogique ?
Cadre inhérent à l’école :
Ce que je vous ai montré a pleinement sa place au sein
d’une école dans la mesure où les arts visuels s’articulent autour de trois
buts fondamentaux à mettre en place :
(1) Régularité prenant appuis sur des apprentissages
transversaux privilégiant l’action de l’enfant :
(2) Education du regard :
(3) Introduction d’une « culture humaniste » de
la sensibilité par la rencontre d’œuvres de référence.
Classes à PAC :
Maintenant, un tel projet ne peut pas être mis en place de façon aisée et
il peut être l’objet d’un projet d’école. L’Education Nationale a mis en place
la possibilité de faire appel à des projets artistiques et culturels (PAC).
Une classe à PAC se déroule durant un an dans le cadre d’un projet
éducatif et durant des horaires officiellement attribués aux diverses
disciplines. L’enseignant commence par définir le concept avec l’artiste et les
professionnels de la Culture, il le fait valider en faisant appel aux experts
(nommés par le recteur et la DRAC : direction régionale des affaires
culturelles), il sollicite ensuite le visa de sa hiérarchie qui déclenche le
financement. Vient l’étape de la production.
L’avantage à mettre en place un tel projet vient des
principes mêmes de la PAC :
(1) Rencontrer le monde de la culture : artistes, musées, etc.
(2) Investir tout le champ de la culture : contemporain ou histoire
du patrimoine
Cela rejoint un des axes fondamentaux des arts
visuels : Introduction d’une « culture
humaniste » de la sensibilité par la rencontre d’œuvres de référence
Elle s’opère à travers des rapprochements entre les
productions des élèves et les œuvres d’arts introduites sous différentes
formes. C’est une des missions citoyennes de l’école de donner à tous les
élèves une formation à la culture, car cela permet une diffusion démocratique
de la culture.
(3) Avoir une distance critique : les élèves sont à tout moment
actifs
Cela rejoint un des axes fondamentaux des arts
visuels : Education du regard
Le regard anticipe, guide, constate, corrige dans un
échange continu d’informations, la main, par le relais de la pensée, provoque
des effets extérieurs. Cela permet de cultiver des manières de penser et
d’agir, devenues indispensables pour s’orienter dans les sociétés
contemporaines.
(4) Réaliser : productions plastiques (individuelles ou
collectives), constitution d’un journal de bord et un dossier personnel
(5) adopter une démarche authentique d’expression
Cela rejoint un des axes fondamentaux des arts
visuels : Régularité prenant appuis
sur des apprentissages transversaux privilégiant l’action de l’enfant
Elle développe l’aptitude à l’expression et le goût de la
création, la pratique créative est une composante fondamentale l’amenant à
s’exprimer pour donner corps à un projet personnel tout en favorisant
l’épanouissement de l’autonomie et de la personnalité de l’élève. Elle permet
de mieux équilibrer les formes diverses d’intelligence et de sensibilité.
Delà, des savoirs et des savoir‑faire seront acquis, ce qui
renforcera l’appropriation d’outils, de techniques, de méthodes de travail,
enrichissant et renforçant ses capacités d’expressoin aussi bien que sa
sensibilité artistique.
(6) associer un ensemble de disciplines : tous les savoirs doivent
être animés par ce projet qui donne un sens au travail scolaire
L’Education Nationale insiste sur le fait que les démarches
d’enseignement artistique valorisent les liens interdisciplinaires et, en
retour, elles donnent accès aux formes symboliques élaborées qui sont la clef
de nombreux savoirs étudiés à l’école.
Quelle(s) technique(s)
retenir ?
On ne peut pas demander une technique similaire aux élèves,
tous cycles confondus. Les Programmes envisagent l’hypothèse d’un montage, mais
seulement au cycle III. Envisageons quelle technique on peut retenir en
fonction des cycles.
CYCLE I
Il est à souligner que durant ce cycle, les techniques ou les procédés ne sont jamais
enseignés en tant que tels mais répondent aux besoins du projet : dessins
spontanés (encouragés), tracés, dessin à main levée, dessin de réserve,
frottage, empreintes, photocopie, encre, monotypes, logiciels de dessin,
palette graphique, peinture, pastel, feutres, crayons de couleur, fusain, etc.
CYCLE II
Un événement marquant est à faire remarquer : l’entrée de l’écrit de
façon centrale dans les situations d’apprentissage, c’est par là même l’occasion
de sous‑catégoriser la pratique du dessin en trois activités
complémentaires : le dessin (type classique), le graphisme et l’écriture.
Elles mobilisent le corps et la motricité, la perception et l’activité de
discrimination visuelle, et l’accès à la représentation. L’enfant doit
découvrir et comprendre les différences entre ces termes qui s’articulent sans
jamais se confondre.
Le contrôle cognitif permet à l’enfant d’orienter son geste et de
concentrer son activité sur le contenu expressif, symbolique ou sémantique. Le
projet que je vous ai présenté tente de mettre en œuvre ces trois activités
complémentaires.
CYCLE III
Le dessin est abordé dans d’autres fonctions qui sont précisées,
développées et expérimentées : l’enfant mesure la différence entre le
dessin tel qu’il l’utilise à des fins artistiques et les conventions du dessin
scientifique qui doit davantage sélectionner des informations précises de la
réalité observée et adapter sa manière de dessiner pour restituer ces
informations, il s’initie donc à un type de dessin dans lequel la marge
d’expression et d’invention est réduite au profit de la lisibilité.
L’enfant utilise beaucoup de techniques qu’il a abordées dans les cycles
précédents :
Concernant les instruments : qui marquent par eux‑mêmes (craie,
pastel, crayon, pierre, etc.), ceux qui s’associent à un médium (plume, stylo,
tire‑ligne, brosse, pinceau, et donc : encre, gouache, aquarelle, etc.),
ceux qui marquent le support (règle, compas, etc.)
Quelle(s) référence(s)
retenir ?
Artiste(s):
a) musique
b) arts visuels
Courant(s) culturel(s):
a) musique dodécaphonie
b) dadaïsme
Arts basant leurs techniques sur des formes
géométriques :
Exposition(s):
Lecture(s):
a) Bandes
dessinées
Film(s):
a) Films muets
a) films contemporains
Variation des situations pédagogiques :
perception – débat – recherche – production
Tout d’abord, l’enseignant devra préparer sa séquence
(0) Préparation de la séquence :
Date, horaire, effectif, matériel, matériaux, salle, documentation
Gestion du temps : temps de réalisation, temps de parole de
l’enseignant et des élèves, prise en compte de l’imprévu, du hasard, de
l’accidentel
Objectif explicite et débattu ou non avec les élèves : expression
des élèves. Les élèves doivent connaître le but recherché, anticiper l’action
Description : manifestation d’un besoin ou d’un désir (relation avec
l’actualité : si oui, apporter des quotidiens, etc.) ? Ancrage
culturel ? Implications transdisciplinaires : avec ou sans recherche
documentaire ?
Situation dans le processus pédagogique engagé : modifications
éventuelles à apporter
Modalités de travail (individuel – groupes) : problèmes soulevés par
les changements d’organisation
Quêtes personnelles ? Et à travers quelles impulsions ?
Evaluation et formalisation : sur la production ou sur le
processus ? Conclusion donnée à la séance (réactions des élèves –
documents à prévoir – matériel à préparer) / quelle prise de conscience ?
(1) Expérience émotionnelle :
Assimilation : observation d’une œuvre ou de plusieurs (noter les
points forts des réactions) / détermination de la forme artistique (est-ce
évident pour les élèves ? et s’en assurer)
Mise en situation pour solliciter et stimuler chez les enfants le plaisir
d’imaginer, questionnement, produits d’une confrontation à la fois matérielle
et intellectuelle. L’école cherche à aider à sortir d’eux‑mêmes les élèves, à
émanciper leur point de vue et à vivre des rencontres. Cela sera autant de
lieux d’ancrage et de ressources, mais aussi voies vers la connaissance.
Le Cri de MÜNCH : expression verbale
Définition d’une forme artistique : la déformation (peur)
(2) Mise en action dans des fabrications
favorisées par de bonnes conditions matérielles :
a) phase découverte ou
situation‑problème par tâtonnement : exploration :
Accomodation : production personnelle (laisser l’élève relativement
autonome) / pistes de travail (l’élève choisit ses matériaux – autres modes
d’expression : mime, musique, chant, jeu dramatique, poésie)
La mise en situation peut être sous la forme d’une situation‑problème
dans laquelle chacun tâtonne pour élaborer une situation originale en
s’appropriant des manières d’agir. L’élève est libre de ses actes. L’élève
construit sa compréhension par un aller‑retour dynamique entre l’action et la réflexion.
Pratique d’application : exprime un sentiment de peur sur un visage
b) Accommodation : pratique d’application – consigne (prévoir que
les durées d’assimilation varient d’un élève à l’autre) / expérimentation
(chacun est‑il en activité de recherche ?)
Une fois passée, on peut demander à l’élève d’affiner un geste, de viser
un résultat précis en fonction d’une intention ou d’une consigne explicite. La
réalisation devra porter les traces de son expérimentation, des défis
rencontrés et des solutions personnelles apportées.
Expérimentation : déforme, mais pas n’importe comme. Quelles sont
les limites ?
Production personnelle : qu’est-ce qui fait peut ? Montre-le
dans ton travail.
(3) Echanges et apports autour des
réalisations et des découvertes : dimension citoyenne
Il y a en effet des moments de travail de groupe, modalités favorisant la
prise de responsabilité et l’autonomie, des moments d’échange de procédures et
de points de vue. Par ailleurs, l’enfant s’engage à travers son activité, en
percevant, comprenant, donnant à voir, transformant, construisant un rapport
plus conscient et plus lucide avec son environnement, une condition de
participation responsable et engagée dans la vie sociale. L’enseignant veille tout particulièrement à
ce que les temps d’échange soient des moments où s’apprennent l’ouverture
d’esprit et le respect de l’expression d’autrui. La diversité des objets et des
formes d’expression sur lesquelles portes les arts visuels lui permet d’aborder
avec les élèves une pluralité de démarches. D’autres réalités, d’autres
savoirs, d’autres cultures sont appréhendées. Cela permet d’installer des
attitudes d’accueil, de développer la compréhension, la reconnaissance de ce
qui est autre, sur les plans individuel et collectif, d’où la diversité des
œuvres de référence. L’enseignant doit mettre en évidence qu’il existe
plusieurs stratégies valables, dans ce cadre, la hiérarchisation, la
concurrence et l’adversité s’effacent. L’enfant apprend donc quelque chose de
chaque situation, des autres et de leurs propres tentatives, de l’enseignant
lui‑même qui apporte des techniques, conseille, accompagne, instaure un
dialogue, fait des propositions individuelles et collectives.
b) Réinvestissement des observations et des découvertes faites précédemment
Accommodation : piste de travail personnel / la figuration du
désir : réflexion et action : thème, opération, quête personnelle
Remarque : Les élèves, en difficulté dans des matières plus
abstraites, peuvent se sentir à l’aise dans cette matière et même se révéler
très actifs durant les débats.
(4) Présentation, mise en valeur et
évaluation des productions :
a) Mise en valeur :
Formalisation : mode (affichage, questionnement, etc.) / sur la
production ou le processus ? / conclusion donnée à la séance / quelle
prise de conscience ?
Les réalisations terminées, elles sont présentées. L’enseignant peut
décider d’afficher tout ou partie des productions en précisant les critères de
son choix aux élèves. Il ne s’agit pas de passer en revue les travaux pour
désigner le plus beau, mais de pointer ce qui est important par rapport aux
consignes, de faire émerger les singularités, les différences, sans pour autant
les valoriser outre mesure. C’est le moment où chacun profite des apports et
des recherches du groupe.
Lorsqu’à destination d’un public : les aspects de produit fini sont pris
en compte (présentation sur carton, encadrement, organisation lisible des
panneaux, soin apporté à la forme des légendes éventuelles : relation
plastique entre les textes et les images, etc.).
b) Evaluation :
Les acquis : En référence aux programmes et aux
compétences attendues à l’issue de chaque cycle, à ses intentions initiales,
l’enseignant s’interroge sur les acquis et les apprentissages réalisés. Son
relevé d’indices porte à la fois sur les processus mobilisés et sur les
productions qui témoignent de la capacité des élèves à tirer parti d’un
dispositif pour donner forme à leur projet. Il mesure l’efficacité de la
situation qu’il a mise en place.
L’implication dans le projet : Dans le domaine artistique intervient
une part important de l’affectivité et de la subjectivité de l’enfant.
L’enseignant peut évaluer le niveau d’appropriation du projet par les élèves,
leur intérêt et les progrès réalisés dans le recours à des moyens et des
techniques. Les moments de verbalisation, de retour sur les choix opérés
permettent de prendre la mesure de ces évolutions.
Les attitudes, le jugement : La participation au travail et
pendant les échanges au sin du groupe, les attitudes vis‑à‑vis de la tâche
(passivité ou enthousiasme), la capacité à faire aboutir son travail, à le
reprendre, le réorienter en fonction des échanges de points de vue sont des
éléments d’appréciation à prendre en compte. La capacité de l’élève à faire
évoluer son jugement et à exprimer une pensée qui sait s’affranchir des clichés
peut également être notée.
(4) Elargissement :
Formalisation : prolongements
Projet pédagogique visant le développement de
compétences :
Rappel des compétences visées dans les trois cycles :
Compétence(s)
cernée(s) :
Compétence(s)
développée(s) :
Savoir‑faire afin de solliciter la sensibilité des
élèves : à les conduire à des pratiques effectives
Savoir‑faire afin
d’élargir leurs centres d’intérêt
Connaissance
réfléchie des programmes de l’école primaire
Capacité à mettre
connaissance et culture artistiques au service d’une pratique pédagogique
attentive à l’expérience sensible des élèves et ouverte sur leur environnement
Le point de départ à ce projet part d’une difficulté de
prononciation entre des sons similairement proches. Il peut donc se baser sur
un intérêt des élèves d’enrayer un certain handicap langagier tout en restant
ludique.
Elargissement à un
« champ différent » : cinéma ? Peinture ?
Sculpture ? Etc. ouvrant à des réflexions complémentaires à celles du
projet éducatif initial : moyens d’expression différents
MOTIVATION DU
PROJET PRESENTE
Explication
de ce qui a guidé mon idée
Etant confrontée à un enfant qui avait des problèmes de
prononciation avec le virelangue, intervertissant les sons [s] et [ ∫ ], j’ai essayé de trouver une approche de travail originale.
Je l’ai faite
travailler, comme je l’ai précédemment mentionné et de ce travail, j’ai décidé
d’en faire un travail en arts visuels, dans la mesure où le dadaïsme, peut être considéré comme
étant une juxtaposition de formes géométriques, tout comme juxtapositions de
syllabes et de sons.
Par ailleurs, la musique dodécaphonique m’est apparu
également comme étant une juxtaposition de notes ou de sons.
Explication
de ce qui a guidé mes choix
Explication
de ce qui a guidé mes intentions