La campagne de 1995
Edouard Balladur : " Peut-on faire rêver quand on est au pouvoir depuis plusieurs années ? Je crois que c'est le fond de l'affaire. " François Bayrou : " Il y a un moment où l'élection présidentielle demande quelque chose d'amoureux. Il faut être capable de dire "Je t'aime". Et il faut plus que ça : il faut être capable de le sentir. Balladur était trop retenu pour ça. " Pour illustrer son slogan, " Les clés du présent par l'Histoire ", la chaîne Histoire (groupe TF1) diffuse depuis le 30 janvier, une série d'émissions hebdomadaires consacrées aux élections présidentielles passées : " La course à l'Elysée 1965-2002 ".
Retour sur la campagne de 1995, qui, après deux septennats de François Mitterrand, a vu Edouard Balladur, alors premier ministre, s'incliner dès le premier tour, au profit de Jacques Chirac.
Entrecoupant la rediffusion du terne débat d'avant le deuxième tour qui opposa Lionel Jospin à Jacques Chirac, alors chantre de " la fracture sociale ", les courts témoignages de M. Balladur et de François Bayrou s'ajoutent aux commentaires récents et circonstanciés du journaliste politique Franz-Olivier Giesbert (directeur de l'hebdomadaire Le Point), de la députée UMP Roselyne Bachelot et de Marie-Eve Malouines, chef du service politique de France Info, partenaire de cette série spéciale.
Connaissant très bien François Mitterrand, Franz-Olivier Giesbert commente notamment " la haine " du président pour son premier ministre, M. Balladur, ce qui l'aurait beaucoup rapproché de Jacques Chirac dès 1994, mais aussi son peu de goût pour le rigorisme de Lionel Jospin : " François Mitterrand n'était pas jospiniste, c'est le moins qu'on puisse dire. Je suis même convaincu qu'il n'a pas voté Jospin en 1995. "
Les deux derniers volets de cette série instructive, où alterneront documentaires et commentaires de spécialistes, auront pour thème la montée de l'extrême droite (mardi 6 mars), et l'élection présidentielle de 2002 (mardi 13 mars).
Ma. D.
SÉRIE La course à l'Elysée 1965-2002
© Le Monde