VDS95 CRPE ARTS VISUELS ŒUVRES DE REFERENCE NOUVELLE VAGUE
NOUVELLE VAGUE
C’est une idéographie cinématographique apparue en France dans les années
1950. Le terme est inventé par Françoise GIROUD dans l’Express du
03/10/1957. Cette expression est attribuée aux nouveaux films de 59 et plus
principalement à ceux du festival de Cannes.
Coup d’envoi : Le coup du berger de Jacques RIVETTE 1956
On voit apparaître une nouvelle façon de produire, de tourner, de
fabriquer des films :
Invention du NAGRA : magnéto portable ; caméra : 16mm,
ECLAIR LTR par André COUTANT ; goût des tournages à l’extérieur, nouvelle
esthétique plus proche du réel
Sorte de testament de l’ « ancien » cinéma et manifeste de la
nouvelle vague. Il ne s’agit pas uniquement de rompre avec une tradition par provocation,
mais bien de faire ressentir quelque chose de nouveau, de spectaculaire ou
encore de représenter une face de la réalité : les souvenirs que l’on a
d’un moment de sa vie sont partiels, tronqués et lorsqu’on regarde un album
photo, les souvenirs viennent dans le désordre avec des sauts dans le
temps : les images sont montées comme viennent les pensées, dans le
désordre. Les réalisateurs brisent certaines conventions, conventions de
continuité : jeux d’arrêt, ralentis, style saccadé des images.
Cette rupture entre cinéma de studio et cinéma extérieur est illustrée
notamment dans La nuit américaine, de TRUFFAUT 1973 : dans une mise
en abyme, le film nous montre la réalisation d’un film avec caméra sur grue et
décalages (tournage d’une scène d’hiver en plein été, par exemple) ; A
bout de souffle, GODARD, coupe les blancs dans un dialogue ; Chris
MARKER présente une sorte de diaporamas (images fixes successives avec un
narrateur unique et un fond sonore léger)