PSYCHANALYSE COMPULSION - CONFLIT
b Les différents points de vue. 2
a Approche préliminaires psychanalytiques. 3
Un distinguo pathogènes ou non. 3
c Frontière conflits psychiques et conflits. 4
Cliniquement, type de conduites que le sujet est poussé à accomplir par une contrainte interne. Une pensée (obsession)/une action/une opération défensive/voire une conséquence complexe de comportements sont qualifiés de compulsionnels lorsque leur non-accomplissement est ressenti comme devant entraîner une montée d’angoisse.
aDite de répétition
Au niveau de la psychopathologie concrète, processus incoercible et d’origine inconsciente, par lequel le Sujet se place activement dans des situations pénibles, répétant ainsi des expériences anciennes sans se souvenir du prototype et avec au contraire l’impression très vive qu’il s’agit de quelque chose qui est pleinement motivé dans l’actuel.
Même s’il n’en développe toutes les implications théoriques qu’en 1920 dans Zu‑delà du principe de plaisir, FREUD a très tôt relié entre elles les idées de compulsion (Zwang) et de répétition (Widerholung) pour rendre compte d’un processus inconscient, et comme tel immaîtrisable, qui contraint le Sujet à reproduire des séquences (actes, idées, pensées ou rêves) qui furent à l’origine génératrices de souffrance et qui ont conservé ce caractère douloureux. La compulsion de répétition provient du champ pulsionnel, dont elle possède le caractère d’insistance conservatrice. Dans l’élaboration théorique que FREUD en donne, la compulsion de répétition est considérée comme un facteur autonome, irréductible en dernière analyse à une dynamique conflictuelle où n’interviendrait que le jeu conjugué du principe de plaisir et du principe de réalité. L’idée de répétition très tôt rapprochée de celle de compulsion est l’une des dimensions constitutives de la notion d’inconscient dans la doctrine FREUDIENNE. Dès 1893, dans leur Communication préliminaire, FREUD et Josef BREUER soulignent l’importance de la répétition dans leur approche de l’hystérie en parlant de la remémoration d’une souffrance morale liée à un traumatisme ancien et en concluant par le célèbre aphorisme ; « C’est de réminiscences surtout que souffre l’hystérie ». Le terme de compulsion est employé par FREUD dans une lettre à FLIESS datée du 7 février 1894. Il y parle de sa difficulté à lier la névrose obsessionnelle et la sexualité, et évoque, pour illustrer son propos, un cas clinique à propos duquel il parle de miction compulsionnelle. Dans son Esquisse d’une psychologie scientifique, FREUD développe l’idée de frayage, dans laquelle on peut discerner la préfiguration de la compulsion de répétition : certaines quantités d’énergie parviennent à franchir les carrières de contact, occasionnant ainsi une douleur, mais frayant aussi un passage qui tendra à devenir permanent et comme tel source de plaisir en dépit de la douleur à chaque fois ravivée.
Dieu de la fertilité du fait se son initiation et de ses fonctions royales.
Il est également roi mythique. Il entendit parler d’une très belle femme : DECHTIRE dans un palais de l’autre monde. Conscient de ses prérogatives, il la demande pour la nuit. Mais elle est enceinte et, une fois au lit, se plaint des douleurs de l’enfantement. CONCHOBAR prend le parti de dormir et, le matin, trouve un nouveau-né entre la femme et lui. Là-dessus, DECHTIRE redevient vierge et épouse SUALTAM dont elle a un fils qui se confond avec le premier. Mais une guêpe qu’elle a avalée en songe lui révèle que le véritable père est le dieu LUGH-au-Long-Bras. L’enfant reçoit le nom de SETANTA et sera plus tard surnommé CUCHULAINN. Il est entendu qu’il est né deux fois et qu’il a quatre pères, celui de l’autre monde, celui de la fertilité, le dieu solaire et un père terrestre.
a Définition
b Les différents points de vue
Elle est investie des énergies qui, attachées à ces différentes chaînes, s’additionnent sur elle. On voit la condensation à l’œuvre dans le symptôme et, d’une façon générale, dans les diverses formations de l’inconscient.
C’est dans le rêve qu’elle a été le mieux mise en évidence. Elle s’y traduit par le fait que le récit manifeste, comparé au contenu latent, est laconique : il en constitue une traduction abrégée. La condensation ne doit pas pour autant être assimilée à un résumé : si chaque élément manifeste est déterminé par plusieurs significations latentes, inversement chacune de celles-ci peut se retrouver en plusieurs éléments ; d’autre part, l’élément manifeste ne représente pas sous un même rapport chacune des significations dont il dérive, de sorte qu’il ne les subsume pas comme le ferait un concept.
aTypologie
De petits événements dans la vie de l’enfant, en provoquant chez lui un sentiment d’insatisfaction, lui donnent l’occasion de commencer à critiquer ses parents et d’utiliser, pour cette prise de position contre eux, la connaissance qu’il a acquise que d’autres parents sont, à bien des points de vue, préférables. La psychologie des névroses nous apprend qu’à ce résultat concourent, entre autres, les plus intenses motions de rivalité sexuelle. Le contenu des événements en question est manifestement le sentiment d’être évincé. Les occasions ne sont que trop fréquentes où l’enfant est évincé, ou du moins se sent évincé, où il ressent qu’il ne reçoit pas tout l’amour de ses parents et regrette, tout particulièrement, de devoir le partager avec des frères et sœurs. La sensation de ne pas voir ses propres sentiments pleinement payés de retour se fait alors jour dans cette idée des premières années de l’enfance, idée dont souvent on se souvient consciemment et d’après laquelle on est un enfant d’un autre lit ou un enfant adopté. Beaucoup d’être humains qui ne sont pas devenus névrosés se souviennent très fréquemment d’occasions de ce genre où ils se firent une telle conception du comportement hostile de leurs parents et y répondirent de cette façon. Mais, il se révèle l’influence du sexe, le garçon étant, de beaucoup, plus porté à avoir des motions hostiles contre son père que contre sa mère, et manifestant une tendance bien plus intense à se libérer de celui‑là que de celle‑ci. L’activité fantasmatique des filles peut, sur ce point, se montrer beaucoup plus faible. Dans ces motions psychiques de l’enfance, consciemment remémorées, nous trouvons le facteur qui nous rend possible la compréhension du mythe.
On parle en psychanalyse de conflit lorsque, dans le Sujet, s’opposent des exigences internes contraires et s’affrontent à l’interdit. Le conflit peut être manifeste (entre un désir et une exigence morale, par exemple, ou entre deux sentiments contradictoires) ou latent, ce dernier pouvant s’exprimer de façon déformée dans le conflit manifeste et se traduire notamment par la formation de symptômes, des désordres de la conduite, des troubles du caractère, etc.
La psychanalyse considère le conflit comme constitutif de l’être humain et ceci dans diverses perspectives : conflit entre le désir et la défense, conflit entre les différents systèmes ou instances, conflits entre les pulsions, conflit oedipien enfin où non seulement se confrontent des désirs contraires, mais où ceux-ci s’affrontent à l’interdit. La psychanalyse n’attache pas d’importance particulière aux sources extérieures de conflit. Les incitations ou événements extérieurs ne prennent leur sens que pour autant qu’ils sont investis, en relation avec les vœux, désirs, pulsions du Sujet ; ou pour autant qu’ils apparaissent comme frustrations eu égard à la complexion particulière du Sujet.
Ils sont pathogènes lorsqu’ils viennent confirmer une projection, ou qu’ils entrent dans une chaîne de symbolisation. En soi, le conflit n’est pas pathogène. Il est au contraire une force de changement, de progrès. Encore faut‑il que le Moi soit en position d’assurer ses fonctions (alloplastiques) d’adaptation et de synthèse. Lorsqu’il y a disproportion des forces en présence ou, surtout, quand intervient, du fait même d’une aspiration propre, un motif d’angoisse, le conflit aboutit à la défense. Le cas le plus général, qui est à la base des névroses, concerne le conflit entre une pulsion sexuelle (ou sexuelle‑agressive) et les fonctions de contrôle du Moi. S’il n’y a pas de modification, de solution ou d’issue possibles, on se trouve dans le cas du refoulement (de la motion indésirable du point de vue de la conservation de l’organisation du Moi). Le refoulement est, le plus souvent, suivi d’un retour du refoulé, sous forme d’un compromis (symptomatique) à type de conversion (hystérie), de phobie (hystérie d’angoisse), d’obsession (névrose obsessionnelle), qui cherche, avec plus ou moins de succès, à travers des dramatisations, des condensations, des déplacements successifs, à satisfaire aux exigences des deux fronts en présence (celui du désir et de la défense). Les conflits entre le Moi et la réalité (ou son représentant intériorisé) définissent les névroses narcissiques (psychoses).
Dans une première phase de la théorie, le conflit existait entre pulsions (tendances) sexuelles et pulsions du Moi (ou de conservation). Mais il fallut prendre en compte des conflits de désirs (par exemple entre des aspirations passives et actives), des conflits de système (motions inconscientes et idéaux conscients), d’instances (opposition de but entre le Ça et le Moi), de relations (conflits entre le Moi et le monde extérieur, entre le Ça et un objet intériorisé, etc.). Dans son état achevé, la théorie situe tous les conflits dans le cadre de l’opposition des deux instincts (de Vie et de Mort).
Les conflits exogènes existent bien cependant avec leur poids traumatique, mais ils ne relèvent pas de la psychanalyse comme telle. La psychanalyse traite du conflit interne ; elle montre de fait l’aspect constitutif inéluctable du conflit chez l’Homme. l’élimination utopique de tous les conflits de réalité ne fera que milieux dégager le conflit fondamental à la Vie et à la Mort, auquel elle aura retiré toute possibilité de rationalisation.