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8 août 2003

PSYCHANALYSE LIBIDO - LOISIRS

Chapitre 1 LIBIDO : 2

a Selon FREUD.. 2

b Selon JUNG.. 2

c Son but 2

d Excitation sexuelle. 2

i Appui de l’excitation sexuelle. 2

a La conservation. 2

ii Energies de l’Eros. 2

e Zones transactionnelles deviennent érogènes. 2

f rapport entre celle du Moi- celle d’Objet (FREUD) 2

i Celle du Moi 2

ii Celle d’Objet 3

Chapitre 2 LIBRE. 3

a Dit arbitre. 3

Chapitre 3 LIEN.. 3

Chapitre 4 LIEUR.. 3

a Personnages. 4

i INDRA.. 4

ii MARS THINCSUS. 4

iii TYR.. 4

iv VARUNA.. 4

Chapitre 5 LIMITE. 4

a Typologie. 4

i Dite du Moi dans la société (BETTELHEIM) 4

Chapitre 6 LOGIQUE. 4

a De pensée freudienne. 4

Chapitre 7 LOI 4

a Loi du 30 VI 1838. 5

i Asiles dans chaque département 5

ii Modalités d’admission et de sortie. 5

iii Protection des biens pendant l’internement 5

b Loi du 22 VII 1992 Article 122. 5

Chapitre 8 LOISIRS. 5

a Catégorie. 5

i Société de masse. 5

aSelon FREUD

Energie postulée par FREUD comme substrat des transformation de la pulsion sexuelle quant à l’objet (déplacement des investissements), quant au but (sublimation par exemple), quant à la source de l’excitation sexuelle (diversité des zones érogènes).

bSelon JUNG

Chez JUNG, la notion de libido s’est élargie jusqu’à désigner « l’énergie psychique » en général, présente dans tout ce qui est « tendance vers », appetitus.

c Son but

d Excitation sexuelle

L’ensemble des besoins de la sexualité relève de l’ensemble des phénomènes psychiques partie intégrante des motions pulsionnelles. Celles‑ci, purement soucieuses d’atteindre leur but, se satisfont en effet largement d’un système d’équivalence, de façon relativement contingente eu égard aux objets, avant que n’interviennent de caractéristiques fixations (objectales). En s’unissant aux représentations, les pulsions libidinales (sexuelles) créent des désirs, affectivement chargés. Ceux‑ci représentent dans les scenarii des fantasmes où s’imaginent la satisfaction, le plaisir, et où peuvent se produire les circulations énergétiques (substitutions d’objets, déplacements des charges, transferts des investissements, sublimations des buts, etc.) sur la voie de la décharge.

On peut avoir une ruse de la nature dans le fait que les pulsions sexuelles de la libido s’appuient d’abord sur les fonctions de la conservation pour leur faire jouer, par les complications psychiques qu’elles entraînent marginalement, le rôle de moteur du progrès.

Les fonctions de la conservation sont le suçotement, l’ingurgitation, l’excrétion, la miction, les soins cutanés, l’activité musculaire, la vision etc.

L’élargissement psychanalytique du concept du sexe et de l’amour sous la catégorie de la libido rejoint ici de façon frappante Le banquet de PLATON et Corinthiens de SAINT PAUL

e Zones transactionnelles deviennent érogènes

Les Zones transactionnelles de l’organisme sont ainsi transformées en zones érogènes à partir desquelles s’organiseront les mécanismes psychologiques de l’introjection, de l’internalisation, de la projection, de la tendance au contact, à l’exploration, à l’épistémophilie, etc., en dérivation des processus organiques et des modes correspondants du plaisir (oral, anal, génital, visuel, musculaire) qui s’y ancrent.

frapport entre celle du Moi- celle d’Objet (FREUD)

Termes introduits par FREUD pour distinguer deux modes d’investissement de la libido : celle-ci peut prendre comme objet soit la personne propre (libido du moi ou narcissique), soit un objet extérieur (libido d’objet). Il existe, selon FREUD, une balance énergétique entre ces deux modes d’investissement, la libido d’objet diminuant lorsque augmente la libido du Moi et inversement.

L’importance que nous devons attribuer à la quantité de libido dans la cause de la maladie s’accorde parfaitement avec deux propositions fondamentales de la doctrine des névroses, que la psychanalyse a établies. La première proposition est que les névroses surgissent du conflit entre le Moi et la libido, la seconde, est qu’il n’existe aucune différence entre les conditions de la santé et celles de la névrose : au contraire les Individus en bonne santé ont à se mesurer avec les mêmes tâches de maîtrise de la libido, la différence étant qu’ils y parviennent mieux.

aDit arbitre

Un des arguments psychologiques contre la croyance en un déterminisme mental total, c’est la conviction intense que nous possédons d’être parfaitement libres lorsque nous accomplissons certains actes. Cette conviction, sans doute justifiée en un sens, est cependant tout à fait compatible avec un déterminisme total. A cet égard, il est curieux de constater que lorsqu’il s’agit de prendre des décisions graves et importantes, cette conviction est souvent absente. Dans ces cas, on éprouve plutôt le sentiment d’être poussé irrésistiblement dans une direction donnée. On peut citer l’aveu de LUTHER : « Hier stehe ich, ich kann nichts anders. » C’est au contraire lorsque nous prenons les décisions les plus banales et sans importance que nous sommes convaincus que nous pourrions agir autrement, que nous agissons en vertu d’un libre arbitre non motivé. Du point de vue psychanalyse, le droit d’éprouver cette conviction n’est pas contestable, cela signifie seulement que la personne ne perçoit pas de mobile conscient. Lorsque, cependant, nous établissons une distinction entre motivations conscientes et inconscientes, nous nous rendons compte que les motivations conscientes ne s’étendent pas à toutes nos décisions. Ce qui échappe aux mobiles conscients subit l’action des mobiles inconscients. C’est ainsi que le déterminisme psychique ne cesse d’agir. Il est indispensable de posséder une connaissance de la motivation inconsciente, même pour la discussion philosophique du déterminisme. KOHNSTAMM qui a traité cette question d’une manière tout à fait différente de celle de FREUD, est arrivé, lui aussi, à la conclusion que c’est dans les rapports entre les phénomènes mentaux conscients et inconscients qu’il faut chercher la clef de la solution au problème du déterminisme.

« Dans les faits de la conscience, le point du vue biologique ne voit que des sommets de montage surnageant au‑dessus d’une mer de nuages ; le reste de la montage, c’est‑à‑dire l’ensemble des phénomènes vitaux, lui reste caché. Lorsqu’on se borne à envisager les choses d’en haut, on n’aperçoit entre elles aucun lien naturel, aucune régularité, mais si l’on fait abstraction du brouillard qui cache la base, on voit que les montagnes s’élèvent à partir de la plaine qui forme leur base commune. On arrive alors à connaître d’une façon globale ce qui, suivant les circonstances, est à la moitié visible, ou à moitié caché. C’est ainsi que le mode de pensée biologique cherche à traduire les phénomènes de la conscience en faits soumis aux exigences du temps et de l’espace, à les relier les uns aux autres par des lois, bref à les traiter comme les traite la biologie scientifique. C’est ainsi que la recherche à laquelle nous nous livrons ici nous fait apparaître la finalité sous l’image d’une montagne qui représente les réactions générales de la vie aux différentes stimulations et qui se termine par un sommet symbolisant l’action de la volonté. »

Le lien, c’est la puissance magique et néfaste de l’araignée, de la pieuvre et aussi de la femme fatale et magicienne.

ELIADE résorbe judicieusement la dialectique en considérant que liage et déliage se subordonnent à l’activité maîtresse d’un souverain lieur. Primitivement, le symbole des lieurs est l’apanage des divinités funèbres et néfastes. Unifier, mettre sous le joug, suppose d’abord une séparation, une purification du domaine profane. Mais aussi cette ambivalence du liage est l’amorce d’un glissement des mythes et des images de la transcendance et de l’intransigeance OURANIENNE, vers les mythes et les symboles MONISTES dans lesquels la temporalité vient s’intégrer, subjuguée par l’euphémisme et l’antiphrase.

aPersonnages

INDRA lui‑même, le guerrier par excellence, ne répugne pas à se servir des liens, mais c’est encore pour lier des lieurs, et BERGAIGNE reconnaît ce redoublement lorsqu’il écrit qu’INDRA retroune contre le démon ses propres ruses, il triomphe des MAYIN au moyen des MAYA. ELIADE relève de nombreux cas dans lesquels INDRA est lieur, mais lieur par contamination, par impérialisme mythique qui pousse une forme religieuse victorieuse à s’assimiler toutes sortes d’autres attributs divins. DUMEZIL convient que l’incompatibilité entre le lieur et le manieur de glaive n’est pas aussi absolue qu’il l’affirmait, qu’il y a glissement du dieu magicien et lieur au manieur d’armes contondantes et tranchantes, qu’il y a transformation du Rex en Dux.

L’assemblée législative primitive est d’abord guerrière, présidée par MARS THINCSUS. C’est la société militaire qui fonde la société civile, comme cela apparaît nettement à ROME et chez les GERMAINS.

Dans la légende de TYR, le manchot, la main coupée est associée dialectiquement au liage : c’est pour avoir lié la cruauté du loup FENRIR que TYR donne en caution son bras dans la gueule du loup.

En la personne de VARUNA, il y a eu collusion psychologique entre la peur du maléfice des liens et l’espérance en un souverain remède contre le liage mortel. Paradoxalement VARUNA semble contaminé par la fonction de lieur qu’il annexe, il reste fondamentalement dans son rôle de séparateur OURANIEN, de justicier. ELIADE lui‑même convient, dans  Yoga, de cette ambivalence, lorsqu’à propos de l’étymologie du mot Yoga, venant de Yug qui signifie lier ensemble, il ajoute paradoxalement, renversant par antiphrase symbolique la motivation étymologique : « Si en effet étymologiquement Yug veut dire lier, il est cependant évident que le lien auquel cette action doit aboutir présuppose comme condition préalable la rupture des liens qui unissent l’esprit au monde. » Cette réflexion de l’historien des religions souligne l’importance des processus euphémisants, et spécialement de l’antiphrase dans les démarches de l’imagination. Nous voyons l’antiphrase se constituer dès les premiers pas diaïrétiques de la dialectique, et l’ambivalence qui en résulte – dans ce cas pour la notion de Yoga – marque le secret penchant de la pensée humaine qui est avant tout de nier l’existentiel et le temporel.

aTypologie

Où faut‑il fixer la limite au‑delà de laquelle les autres ne doivent pas avoir le droit d’influencer notre vie intérieure ? Cette question est aussi vieille que la civilisation et a tourmenté l’homme depuis le moment où il a pris conscience de sa condition d’être humain vivant en société. Il est encore plus difficile, une fois cette limite fixée, de la maintenir avec la fermeté et la souplesse convenables. Il faut qu’elle soit souple parce que nous devons continuer à nous adapter aux besoins légitimes de la société (qui n’est pas statique) tout en satisfaisant nos exigences intérieures (qui varient également au fil de notre vie).

aDe pensée freudienne

FREUD nous a laissé une œuvre immense. Toute sa doctrine est marquée par son désir de déceler l’origine de la souffrance de l’autre en se servant de son propre Moi.

La représentation de la Loi ne doit pas être absente du milieu carcéral mais elle doit perdre son aspect frustrant et déstructurant. L’action thérapeutique doit effectivement aider le psychopathe à accéder à d’autres modes de formulation de l’agressivité : prise de parole, restauration de la communication, sublimation créatrice pour lui permettre de réintégrer le champ relationnel avec les autres. En effet la Loi ne fait qu’apporter sanction, sans émettre l’éventualité d’un après-carcéral.

aLoi du 30 VI 1838

Cette sorte de charte des malades mentaux que tout le monde réclamait depuis la Révolution fut un véritable monument. On discuta les articles de cette loi pendant des mois, depuis janvier 1837 jusqu’au 30 VI 1838, où elle fut adoptée. PORTALIS : « Faisons une loi d’administration, de police et de sûreté. » Le fou devenait un malade aux soins spécifiques de par cette loi. Elle visait un triple objectif.

Actuellement, il est à faire remarquer que la majorité des soins des malades mentaux se fait en dehors des HP. Par ailleurs, les hôpitaux généraux ayant des services de psychiatrie, les malades mentaux deviennent des malades comme les autres. 

Réforme du 27 VI 1990. L’hospitalisation peut être réalisée à la demande d’un proche parent, d’un ami ou d’une connaissance du malade et sur la vue d’un certificat médical constatant le trouble mental et la nécessité de l’internement. C’est ce que l’on appelle le placement volontaire. La sortie est obtenue dès que le médecin de l’hôpital constate la guérison et même en dehors de la guérison sur la demande pure et simple de la famille lorsque le malade n’est pas dangereux. Il existe un autre mode de placement réalisé par l’administration soit par arrêté préfectoral dans les régions, soit par arrêté du préfet de police à Paris lorsque le malade apparaît dangereux pour la sécurité des personnes. C’est ce que l’on appelle le placement d’office. La sortie est alors conditionnée par un nouvel arrêté préfectoral mais des garanties d’ordre juridique sont prévues par la loi de façon à éliminer toute possibilité de détention arbitraire d’un sujet guéri.

bLoi du 22 VII 1992 Article 122

« N’est pas pénalement responsable la personne qui était atteinte, au moment des faits, d’un trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli son discernement ou le contrôle de ses actes. La personne qui était atteinte, au moment des faits, d’un trouble psychique ou neuropsychique ayant altéré son discernement ou entravé le contrôle  de ses actes demeure punissable : toutefois la juridiction tient compte de cette circonstance lorsqu’elle détermine la peine et en fixe le régime. ».

aCatégorie

Même lorsqu’ils occupent plus activement leurs loisirs, les gens tendent à le faire en suivant les suggestions de mass media. L’homme, après avoir perdu la liberté de régler lui‑même son travail, se met aussi à dépendre des autres pour ses activités récréatives. En dépit de leur variété, elles lui paraîtront stériles, si elles n’ont pas la saveur d’une préférence personnelle et si elles ne naissent pas d’un style de vie personnel et riche de signification. Modeler sa vie sur celle des autres n’est pas un choix vraiment libre, même s’il n’y a pas eu de contrainte apparente. Les activités auxquelles on se livre parce qu’on vous les propose ou que cela se fait dans un certain milieu, ne sont qu’une collection d’expériences disparates. N’ayant pas de qualités intrinsèques en commun, elles ne peuvent s’ajouter et encore moins constituer un champ d’intégration qui serait plus que la somme de ses parties. Ce genre de vie est donc fragmentaire et ressenti comme vide, même si l’affairement masque le manque de signification.

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