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8 août 2003

PSYCHANALYSE QUANTUM - QUEUE

Chapitre 1 QUANTUM... 1

a Celui d’affect 1

Chapitre 2 QUENOUILLE. 1

a Expressions. 1

i Dite « tomber en quenouille ». 1

Chapitre 3 QUESTIONNAIRE. 2

a Celui de BERNREUTER.. 2

i Mesure de traits bipolaires caractérologiques. 2

ii Matériel et consigne. 2

iii Interprétation du questionnaire. 2

iv Fiabilité de ce questionnaire. 2

Chapitre 4 QUEUE. 2

a Expressions. 2

i Dite « à la queue leu leu ». 2

Q

aCelui d’affect

Facteur quantitatif postulé comme substrat de l’affect vécu subjectivement, pour désigner ce qui est invariant dans les diverses modifications de celui-ci : déplacement, détachement de la représentation, transformations qualitatives.

Les fileuses sont toujours valorisées et les quenouilles féminisées et liées, dans le folklore, à la sexualité. Le produit du filage : le fil, est le premier lien artificiel.

aPrésence chez/dans

iChansons

La vieille chanson de PERNETTE ou en DAUPHINE de PORCHERONNE, et une ronde du 18ème siècle en sont le témoignage.

« Met l’épée au poing, et moi à ma quenouille

Et nous nous battrons en duel sur l’herbette »

bExpressions

La quenouille a été depuis l’Antiquité le symbole des femmes et de leur humble tâche de fileuses, opposée à l’épée, au glaive qui désigne l’homme dans son sublime rôle d’éventreur. Tomber en quenouille, dit FURETIERE, « se dit figurément en terme de généalogie pour signifier la ligne féminine. Les Royaumes d’Espagne et d’ANGLETERRE tombent en quenouille, c’est‑à‑dire que les femmes y accèdent à la couronne. Celui de FRANCE ne tombe point en quenouille. On le dit par extension lorsque les femmes sont maîtresses dans un ménage, ou les plus habiles ». Cette façon de traiter les femmes chez nous est un héritage direct de la loi salique, celle des FRANCS SALIENS, qui date de CLOVIS et qu’a renforcée CHARLEMAGNE. La loi salique, selon MONTESQUIEU, « était une loi purement économique qui donnait la maison et la terre dépendante de la maison aux mâles qui devaient l’habiter » - VOLTAIRE ajoute : « parce que tout seigneur salien était obligé de se trouver en armes aux assemblées de la nation ». Donc, c’est au contraire en nomment une femme à la tête de son conseil d’administration que la société WATERMAN est, au sens propre, « tombée en quenouille ».

aCelui de BERNREUTER

Epreuve permettant de mesurer plusieurs aspects de la personnalité d’un Sujet. BERNREUTER mit au point ce questionnaire en 1930, à l’université STANFORD (en CALIFORNIE), afin d’étudier des traits bipolaires du caractère : la tendance domination ou soumission, l’extraversion ou l’introversion ; la confiance en soi et sociabilité à travers, d’une part, la tendance à se suffire à soi‑même ou, au contraire, à avoir besoin de contacts avec autrui, et, d’autre part, la stabilité ou l’instabilité émotionnelle.

Le questionnaire est constitué de 125 questions avec, pour chacune, la possibilité de répondre par oui ou par non. Il se présente sous la forme d’une double feuille comportant quatre pages. Le psychologue lit les instructions, mais ne donne pas d’explications. Chaque Sujet testé possède sa propre interprétation des consignes, le temps imparti n’est pas limité.

Le psychologue a, à sa disposition, six échelles permettant de dépouiller le test et de l’interpréter. Quatre d’entre elles évaluent les traits de la personnalité ci‑dessus (tendance domination, extraversion, à se suffire soi‑même et stabilité émotionnelle). Les deux dernières servent à mesurer la confiance en soi et la sociabilité.

Le questionnaire de émotionnelle a été étalonné à l’aide de l’analyse factorielle. Les échantillons de Sujets testés étaient homogènes, c’est‑à‑dire présentaient les mêmes caractéristiques, même niveau social et culturel.

La fidélité du questionnaire se révéla satisfaisante : passé à plusieurs mois d’intervalle, avec un group similaire, les résultats donnaient des corrélations de 0,88.

Il est encore utilisé de nos jours par les psychologues qui jugent son administration très aisée. Cependant, le dépouillement et les notations exigent un temps assez long. L’interprétation reste délicate, à l’appréciation du psychologue. Des travaux récents ont montré en outre que le questionnaire de émotionnelle évaluait surtout deux des traits qu’il voulait étudier au détriment des autres : la confiance en soi et la sociabilité. Aussi des critiques ont‑elles été émises mettant en garde les utilisateurs contre une interprétation trop diversifiée de la personnalité d’un Sujet, en orientation et en sélection professionnelles.

aExpressions

Le mot « leu » n’est pas autre chose qu’une ancienne forme de « loup ». Il a laissé des traces dans le nom Saint‑LEU, pour Saint‑Loup, et naturellement dans la description de gens marchant l’un derrière l’autre – « queue à queue, comme les loups quand ils s’entre‑suivent » : à la queue leu leu. Cela bien avant que les romans de Fenimore COOPER nous fassent parler de file INDIENNE. Pourtant le redoublement du mot « leu » n’est qu’une erreur d’écriture, déjà très ancienne. Il constitue une mauvaise interprétation de la vieille langue où « de » et « du » ne s’employaient pas toujours pour désigner l’appartenance : Château‑Gaillard veut dire le Château de Gaillard et Hoisy‑le‑Roi, Choisy du Roy. Ainsi la queue du loup était simplement « la queue le loup », et en PICARDIE : « la queue le leu », qu’on a fini par écrire « leu leu ». Du reste, RABELAIS cite la forme « à la queue au loup ». Si l’expression a eu autant de vitalité, c’est qu’elle servait à désigner « un jeu de petits enfans », un jeu tout bête, et toujours amplement pratiqué dans les rangs d’oignons en tenant le tablier de celui qui précède. Des centaines de générations de bambins se sont diverties de la sorte.

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