VDS95 CRPE PEDAGOGIE CERTAINS INCONTOURNABLES
Capital
culturel :
BOURDIEU
Chacun de nous hérite de son milieu social. C’est un capital qui est
constitué de savoirs, savoir-faire, savoir-dire que les enfants des
« classes favorisées » doivent à leur milieu familial et qui
constitue un patrimoine.
Cela consiste en un niveau élevé des parents, existence d’une
bibliothèque familiale activée, des habitudes familiales cultivées (lire les
histoires, échange de lecture, sorties, etc.). Les enfants en acquièrent des
contenus culturels et langagiers. Comme la capacité qu’il aura à s’exprimer
sera sollicitée, l’enfant apprendra à réagie de façon réfléchie et il saura
anticiper en vue d’obtenir un but (exemple : lire une carte Michelin qui
lui fera mettre en place une stratégie). Tout ce système sera intériorisé et
fera partie de son habitus.
L’école croit majoritairement que ces préacquis sont d’emblée acquis.
BRUNER
Anthropologue de formation : psychologie cognitive.
Selon lui, ce ne sont pas par les gènes, mais par la culture et par les
hommes que les connaissances se transmettent. Ce n’est pas par un processus de
maturation, mais par un processus d’acculturation : interaction adulte –
enfant ou interaction de tutelle.
Selon lui toujours, l’enfant est un chercheur de structures. Il est
intéressé par les relations entre les choses et leurs régularités (les lois).
Apprendre, c’est organiser des éléments qui sont isolés pour leur donner une
structure pour élaborer une loi plus facile à mémoriser pour l’enfant car ayant
plus de sens. Il distingue 3 modes de représentations du savoir :
a/ représentations
musculaires : la
représentation est inscrite dans nos muscles : ce sont des savoir-faire en
actif.
b/ représentations mentales :
savoirs iconiques
c/ représentations
symboliques : des images, on
va aux symboles
CLAPAREDE (1870 – 1940)
L’école doit « tourner » autour de l’enfant, se construire
autour de ses besoins, c’est ce qu’il appelait : « La révolution
copernicienne en pédagogie ».
CONFLIT
COGNITIF
Conflit à l’intérieur de l’enfant lui‑même qui déstabilise l’enfant.
L’enfant devra remettre en cause ses représentations et tout le travail est de
les changer de telle sorte à intégrer les exceptions. Selon PIAGET, c’est un
double processus : degré d’équilibration majorante où la connaissance va
mieux être intégrée (assimilation + accomodation).
CONFLIT SOCIO-COGNITIF
Conflit de représentation, processus par lequel juste par l’échange, il y
a accord sur une solution. Groupe d’enfant avec leurs représentations
divergentes.
Ovide DECROLY : belge
Il a écrit Vers
l’Education Nouvelle (1920) et soulignait la mise en place des centres
d’intérêt des enfants dans la pédagogie.
John DEWEY (1859 – 1952)
Il a mis en
avant le rôle de l’activité dans les apprentissages.
DURKHEIM
Il est pour une
autonomie de la volonté par discipline et une éducation morale.
FERRIERE : suisse
Fondateur de la Ligue
internationale d’éducation nouvelle, en 1921. Il a institutionnalisé son
approche pédagogique en faisant des colloques et des rencontres.
Jules FERRY (1832 – 1893)
Avocat de formation, journaliste sous le 2nd Empire et
républicain opposant. Il est en faveur de l’Ecole Républicaine : il veut
créer un service public accueillant tous les enfants dans un pays catholique.
Il pense que la science est le vecteur de progrès intellectuel.
A partir de 1877, les Républicains ont la majorité dans la chambre des
députés. En 1879, ils l’ont au Sénat. De 1879 à 1885, Jules FERRY est ministre
de l’instruction publique.
FREINET
En 1923 – 1924, FREINET découvre un outil qui va permettre de
révolutionner les démarches pédagogiques. Il n’est pas pro manuel et recherche
à valoriser la culture « populaire », en cela que les manuels ne
concernent pas tous les élèves (milieu de vie, par exemple). Suite à ses
problèmes de santé, il demande sa retraite anticipée en 1934 et en 1935, il
crée son école privée à VENCE.
1°/ méthode de lecture globale :
on la lui doit.
2°/ l’imprimerie : cela se rattache à la pédagogie du projet au
projet riche : activité manuelle : coordonné plusieurs activités pour
un même but ; activité intellectuelle : rédaction de compte‑rendu ;
activité issue de l’intérêt des enfants. En 1927, s’est tenu le 1er
congrès de l’imprimerie à l’école.
3°/ le fichier scolaire :
il supprime le manuel et
constitue une mini BCD dans la classe. La culture locale de l’élève sera donc
valorisée, sans l’y enfermer. Chaque élève va faire une fiche sur un thème le
concernant. Le fichier est donc un manuel évolutif adapté aux élèves.
4°/ « classe – promenade » :
sortir de la classe.
HETEROGENEITE
Gérer
l’hétérogénéité, c’est faire en sorte que tous les enfants soient
intellectuellement actifs quels que soient leurs niveaux différents.
LEVI-STRAUSS
Existe-t-il
des sociétés sans école et sans éducation ?
Dans toute société humaine connue, il y a usage d’un langage et
manipulation d’outils, donc des règles régissant le fonctionnement de la vie sociale :
parenté, affiliation, valeurs : esthétiques – religieuses. Il y a donc
dans toute société un héritage culturel qui est transmis aux jeunes enfants au
travers de l’insertion dans la vie sociale.
MEIRIEU
Invention du
matériel pour éveil des enfants à l’école maternelle.
MONTESSORI (1870 – 1952 : italienne)
Invention du
matériel pour éveil des enfants à l’école maternelle.
OBSTACLE ET SITUATION‑PROBLEME
Situation d’où l’on part, de ce que l’enfant connaît déjà. Mais, lorsque
l’enfant réussira pleinement sa tâche, le savoir lui apparaîtra comme la
réponse à un problème qu’il s’est posé.
Les critères de la « bonne » situation-problème : la
difficulté doit être judicieuse et non pas hors de portée. Le travail doit
stimuler l’activité de l’élève qui doit être en recherche : questionner,
tâtonner, remettre en cause leurs connaissances antérieures par des
contre-exemples. Elle doit stimuler les échanges et confronter les différents
points de vue.
Jean PIAGET (1896 – 1980)
Psychologie génétique du développement de l’intelligence
L’enfant résume l’Homme. PIAGET s’attache aux fondements de la culture.
Il cherche des réponses dans l’intelligence de l’enfant, car son développement
condense en quelques années, l’histoire de l’humanité et il s’attache à ses
structures mentales : la genèse. Comment l’intelligence s’est formée à
travers l’histoire de l’humanité ? Accès au langage, jugement moral,
connaissance, conscience de lui‑même – sens à sa vie, comment les notions
d’objet – d’espace – de causalité et de temps se sont‑elles faites ?
PIAGET rejette l’empirisme de la connaissance et le rationalisme
philosophique (théorie selon laquelle l’intelligence est innée).
Hypothèse : l’intelligence est construite par le sujet lui‑même.
Dans l’action, l’enfant exerce une force sur les objets ce qui fait une
construction de l’intelligence, car il agit sur son milieu. Donc,
l’intelligence se construit de la naissance jusqu’à la fin de l’adolescence.
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PIAGET |
à FREINET |
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OLERY ß |
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àDECROLY |
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â MONTESSORI |
â COUCINET |
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REPRESENTATION
Manière dont
l’enfant se représente une connaissance avec de l’avoir acquise.
VIGOTSKY
1°/ Zone proximale de
développement
Moment où les possibilités intellectuelles d’un enfant sont en phase de
maturation.
a/ évaluation diagnostique – de
départ ou situation d’exécution : est à établir : compréhension ou maîtrise intellectuelle (ni trop
facile – ni trop difficile). Le travail pédagogique va prendre en compte les
acquis des élèves : fonctions psychologiques déjà à maturité sur
lesquelles se baseront des connaissances plus abstraites. Il faudra ménager la
connaissance déjà acquise et la connaissance déjà nouvelle afin qu’elles
génèrent le progrès.
b/ démarche de l’enfant ou
situation de recherche : la tâche est organisée par tâtonnement : ces tâtonnements aident à
l’instauration d’une structure intellectuelle. Cela varie en fonction de 2
critères : les enfants et les matières enseignées. L’enfant va pouvoir
atteindre ainsi son but.
c/ rôle de l’enseignant :
les processus de maturation
peuvent être attendus, mais le rôle de l’adulte peut accélérer l’apprentissage.
Le rôle de l’adulte est donc d’être un médiateur de l’apprentissage. VIGOTSKY
situe ce moment dans une zone qui est intermédiaire entre ce que sait faire
l’élève et ce qu’il ne sait pas faire. L’enseignant peut jouer sur des
variables de temps de travail, les articulations au travail, orientation de
l’attention des élèves sur son activité mentale ou encore décision
d’intervention et de modélisation.
d/ progrès : acquisition
de la connaissance nouvelle ou situation – problème : le conflit cognitif ou – et le conflit
sociocognitif doivent se faire au mieux et au plus vite : suscité par des
situations créées par l’enseignant. Cela crée un déséquilibre.
WALLON
Médecin et
philosophe
Contemporain de
PIAGET : tous deux pour la pédagogie active
L’enfant est dès
sa naissance un être social, alors que pour PIAGET ce n’est que vers 6 – 7 ans
qu’il va en devenir un.
COMMUNAUTE EDUCATIVE :
L’éducation est sommée de devenir une œuvre commune : l’enfant, et
tous ceux qui seront amenés à s’occuper de lui, sont membres de la communauté
éducative. Elle devient donc un enjeu de pouvoir dès lors que les attributions
de chacun ne sont plus claires et
distinctes. Parents et enseignants sont des éducateurs, c’est‑à‑dire des
adultes légitimés à conduire l’enfant dans son devenir adulte. Avec la notion
de communauté éducative, l’école évolue vers une « ouverture
maîtrisée », c’est‑à‑dire vers une participation au d’école des collectivités locales, parents,
associations éducatives et péri‑éducatives. L’école doit dorénavant se situer
dans une approche globale des conditions de la réussite scolaire.
Conseil des maîtres de cycle :
Organisation des rythmes d’acquisition et compétences du cycle :
élaboration et évaluations des projets de cycles et des passages.
Conseil des maîtres :
1 fois par trimestre.
Organisation des services : classes, etc.
Conseil d’école :
1 fois par trimestre
Présence du maire adjoint, directeur, parents d’élèves, IEN / RASED,
assistant social, infirmier, agents territoriaux, intervenants extérieurs de
langue, etc. (membres facultatifs)
Règlement de l’école, organisation du temps scolaire, temps de garde des
enfants, réflexion sur le fonctionnement de l’école, organisation des classes,
manuels
ECOLE
– FAMILLE
FERRY : parlait de responsabilité : des maîtres envers les parents qui
confient leurs enfants à l’école de l’Etat.
Circulaire du 14 juin 1965 : puis,
d’un devoir d’explication aux parents des options pédagogiques assumées par les maîtres, lors de
réunions à la rentrée scolaire, ou en fin d’année pour indiquer aux parents
d’enfants quittant la maternelle de ne pas s’occuper d’apprendre à lire à leurs
enfants.
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ECOLE |
Le règlement
intérieur et règles de vie Cela précise les règles fondamentales de fonctionnement de l’école, de
la vie scolaire et fixe les horaires de rentrée et sortie, l’organisation de
la semaine scolaire (notamment si l’école est en Aménagement des Rythmes Scolaires), précise
les procédures d’admission et de fréquentation, les obligations scolaires,
les procédures de justification d’absence, les mesures d’hygiène, l’usage des
locaux, etc. Si le règlement intérieur a pour objectif premier d’organiser la
vie de l’école, il peut se révéler un outil dans le cadre de l’éducation
civique des élèves les plus âgés. Ce règlement est à distinguer des règles de vie élaborées dans chacune
des classes. Ces dernières précisent les interdits, mais aussi les droits des
élèves, peuvent évoluer au cours de l’année scolaire et selon le niveau de la
classe. Elles servent aussi de support de débats dans le cadre de l’éducation
à la citoyenneté. Dans cette optique, se développe la tenue de conseils
d’élèves (conseils de classe, de cycle ou d’école) pour favoriser
l’apprentissage de la démocratie. Le règlement intérieur définit le
fonctionnement global de l’école et ses règles. |
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Droits de l’enseignant |
Enseignant |
Devoirs de
l’enseignant |
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a/ l’institution légitime l’action professionnelle :
DURNING :
l’implication des parents est
ressentie comme une contestation de sa professionnalisation :
accroissement général de formation des concitoyens, diffusion des théories
pédagogiques, etc. |
a/ instruction :
instruire et par l’instruction,
contribuer à l’éducation de l’enfant. Parce qu’il instruit, l’enseignant est
professionnellement un éducateur. Il détient des savoirs universitaires et
une formation qui le rend spécialiste de la transmission de ces savoirs,
c’est‑à‑dire des moyens à mettre en œuvre pour que ces savoirs puissent être
acquis par les élèves. b/ développement du jugement –
liberté de pensée : permettre
à l’enfant de s’affranchir des appartenances familiales et communautaires,
d’échapper aux identifications, d’apprendre la résistance pour penser par lui‑même.
Il va à l’école pour travailler en raison, pour examiner les énoncés en
raison et en vérité, et non pas du point de vue de l’autorité de celui qui
parle, pour se dégager de la soumission pour apprendre à préférer le
rationnel qui se partage et suppose la coopération, à l’irrationnel qui est
le lieu de secret et des pouvoirs. c/ l’intérêt
général : la loi : l’enfant rencontre les valeurs de la République. |
a/ les
programmes b/ aux
parents : affichage
régulier à l’extérieur de la classe non seulement des informations générales,
mais de toute information qu’il peut juger importante de communiquer :
évaluation. |
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Directeur |
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1°/ charge de direction de l’école à
charge pour cela, il a dû satisfaire à
un entretien devant une commission pour obtenir ce poste. 2°/ rôle
administratif responsable de la sécurité des
personnes, le directeur tient à jour les registres obligatoires. Il procède à
l’inscription des élèves et les répartit dans les classes avec les maîtres
(en conseil des maîtres), il organise les élections des parents et le
dialogue avec les familles. Il convoque et préside les différents conseils,
en établit les procès‑verbaux, organise le travail des agents communaux, gère
la coopérative scolaire et organise l’accueil des élèves en cas d’absence
d’un enseignant. 3°/ rôle
pédagogique il anime
l’équipe pédagogique, organise les services des enseignants, diffuse les
instructions officielles, organise les diverses concertations, assiste aux
réunions concernant les liaisons maternelle – élémentaire et école – collège,
aux réunions de la CCPE la
Circonscription Préélémentaire 4°/ rôle
social il est le correspondant pour
tous les partenaires de l’école, municipalité, associations, PMI, etc. 5°/ en
cas de vacance En cas d’absence du directeur,
c’est l’enseignant le plus ancien dans l’école qui sera obligatoirement
chargé de cette fonction afin d’assurer la continuité du service. |
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Aides
éducateurs |
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1°/ aides
éducateurs, assistants d’éducation c’est une qualification créée
en 1997 par les « emplois jeunes ». En 1999, ils sont plus de
40 000 personnes dans les écoles primaires. Depuis 2003, il y a des assistants
d’éducation. Ils ne sont pas en charge de
situations d’enseignement sauf s’ils présentent une qualification pour
certaines disciplines (les langues étrangères par exemple). Dans tous les
cas, comme pour les intervenants extérieurs, l’enseignant est toujours
responsable de sa classe. Les aides éducateurs ne doivent pas se substituer
aux ATSEM, ni aux intervenants, ni aux personnes d’encadrement. Il doit y
avoir respect des emplois déjà existants (loi AUBRY) a/
Auxiliaire de Vie Scolaire : ces auxiliaires sont recrutés par des associations rattachées à
l’éducation nationale. |
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FAMILLE ET LES COMMUNAUTES
FAMILIALES |
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Intervenants
extérieurs |
Famille |
Historique |
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On appelle
intervenants extérieurs des personnes qui interviennent au sein de l’école,
avec l’accord des enseignants, pour enrichir le projet pédagogique de l’école
ou de la classe que ce soit de façon régulière ou ponctuelle. Ces
interventions se situent dans le cadre d’un partenariat. a/ intervenants occasionnels : ils peuvent être sollicités
lors d’une sortie scolaire ou pour une intervention de courte durée dans le
projet de classe (prestation d’un artiste, par exemple). Si cette
intervention est bénévole, l’autorisation du directeur suffit avec information
à l’inspecteur. Quoi qu’il en soit, l’enseignant aura à veiller à la qualité
pédagogique et éducative de la personne proposée. |
L’idée est largement répandue
que l’implication des parents dans la scolarité de leur enfant est un facteur
décisif dans la réussite scolaire. a/ bons
traitements b/ non
carence éducative |
1991 Dispositif « Ecole
ouverte » est une opération qui consiste à ouvrir les établissements
hors temps scolaires pour accueillir des enfants et des jeunes qui ne
fréquentent pas ou peu les structures locales d’accueil et de loisirs. La
commission nationale « Ecole ouverte » fixe les orientations
générales et assure le suivi et le fonctionnement des groupes de pilotage
régionaux dont les services académiques constituent le pôle administratif. |
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INSTITUTIONS TERRITORIALES |
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Supérieurs à
la fois école et commune |
Personnel
communal |
Historique
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Le personnel
municipal se trouve sous la double responsabilité du directeur et de la
municipalité. |
Les écoles primaires sont en
étroite relation avec les municipalités pour tout ce qui concerne l’entretien
des locaux, l’attribution du budget mais également pour les relations avec le
personnel mis à la disposition des écoles par les mairies. Un service spécialisé
municipal s’occupe de la gestion des questions scolaires du point de vue
administratif. a/ élu
adjoint au maire il est l’interlocuteur pour les
questions plus « politiques » (choix de projets, participation aux
conseils d’école, débats divers). b/ personnel
de service il assure l’entretien des
locaux. Ces catégories de personnels ne sont pas toujours présentes dans
l’école au même moment que les enseignants, mais leur collaboration est
nécessaire car ils sont également en contact avec les élèves. c/ personnel
d’encadrement il est affecté aux transports
scolaires, à la restauration, éventuellement à la garderie qui se déroule
hors temps scolaire. Ces catégories de personnels ne sont pas toujours
présentes dans l’école au même moment que les enseignants, mais leur
collaboration est nécessaire, car ils sont également en contact avec les
élèves. c/ ATSEM Agent Territorial Spécialisé
des Ecoles Maternelles a un rôle important au sein de l’école maternelle et
assiste au conseil d’école. La présence de ces agents est obligatoire dans
les EM. Les textes recommandent de nommer un ATSEM par classe. Ces agents
apportent une aide non négligeable aux enseignants pour l’entretien et la
mise en place du matériel éducatif (peinture, jeux, etc.) pour l’entretien du
mobilier et des locaux, mais aussi pour des activités éducatives (accueil des
enfants, soins corporels, animation). L’ATSEM peut surveiller un atelier sous
la responsabilité de l’enseignant et à sa demande. d/
intervenants réguliers : spécialistes ils sont en général requis pour
leurs compétences spécifiques (artistiques, culturelles, techniques ou
sportives). Ils apportent une ouverture sur l’extérieur strictement dans le
cadre des activités scolaires. Ils doivent être agréés par l’inspection
académique, ils sont rémunérés par la municipalité. (dans ce cadre, leur
nombre est soumis aux orientations municipales en matière d’éducation) et
leur participation au sein de l’école est débattue et organisée par le
conseil des maîtres. Dans tous les cas, le maître assume de façon permanente
la responsabilité pédagogique et la sécurité des activités scolaires. |
1887 Un décret impose la présence
d’une « femme de service » dans toute école maternelle. 1971 La femme de service devient
ASEM, Agent Spécialisé des Ecoles Maternelles, pour la 1ère fois,
on reconnaît sa spécialité. 1992 ATSEM : Agent Territorial.
Ce dernier changement s’accompagne d’une plus grande exigence dans les
modalités de recrutement, les ATSEM devront posséder le certificat d’Aptitude
Professionnelle Petite Enfance (CAP Petite Enfance) pour travailler dans les
EM. Ils sont ensuite recrutés et nommés par la mairie, puis le directeur
donne son avis. |
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CYCLE I |
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CYCLE II |
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CYCLE III |
2 – 6 ans :
Il s’agit de socialiser l’enfant et de le rendre autonome en accompagnant
son processus de pensée.
1°/ développement cognitif :
méthode expérimentale
(fonctionnement de l’individu)
Davantage
de maîtrise des savoir – faire de base : essor de l’intelligence.
Instauration de l’esprit critique. On peut aborder avec l’élève la
transdisciplinarité. Développement de l’ORL.
2°/ développement linguistique
(et cognitif) : psycholinguistique
(traitement du langage par l’individu)
L’enfant a besoin du langage pour contextualiser ce qui lui servira de
base pour comprendre le fonctionnement du code écrit (principe
alphabétique : mettre en relation les unités graphiques et sonores) :
travail
cognitif.
Le
langage devient davantage objet d’étude systématisé – conceptualisé –
technique.
La littérature de jeunesse devient un outil culturel.
3°/ développement affectif :
psychologie clinique /
psychologie sociale (interaction de l’individu avec ses pairs)
L’école est dans beaucoup de cas le 1er rapport au savoir.
Apprendre dans un groupe social n’est pas toujours aisé. Et en tout début de
scolarité, il est difficile à l’enfant de se séparer de son environnement
familial : d’où l’importance d’objets transitionnels et le fait que
l’enseignant doive établir des « ateliers – rituels » afin que, très
vite, l’enfant puisse y mettre des repères.
Il
devient davantage autonome.
Approfondissement de son autonomie
4°/ développement moteur
5°/ développement physiologique
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EPISTEMOLOGIE
GENETIQUE |
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1°/ Jean PIAGET Psychologue suisse (1896 – 1980) Fondateur de l’épistémologie génétique, le développement cognitif de
l’enfant est lié aux stades déterminés par l’âge et la maturation. L’enfant
apprend par action et ce que PIAGET étudie est la relation de l’enfant à
l’objet. L’enfant est égocentrique avant un certain âge, il est incapable de
saisir les relations de cause à effet (exemple : la conservation des
quantités). Le langage apparaît comme un révélateur de la compréhension, comme
étant le signe d’une capacité d’abstraction. La pensée abstraite est donc
acquise avant le langage. L’enfant construit activement ses connaissances.
L’accroissement de la connaissance passe par différentes étapes, elles sont
appelées : les stades de l’intelligence. Elles apparaissent selon une
progression génétique. Le passage des différentes étapes vient du stade des
neurones. Toute l’humanité est passée par ces mêmes stades, dans le même
ordre. a/ stade sensori-moteur : de 0 à 2 ans. L’activité
mentale et psychique est centrée sur son corps et ses propres actions. b/ stade préopératoires : de 2 à 11 – 12 ans. Cela
commence progressivement à se décentrer de lui‑même. Son activité reste liée
à la matérialité des objets, car il ne symbolise pas énormément. Tout est lié
au réalisme des choses. C’est le raisonnement hypothético‑déductif : la
pensée libre et autonome anticipe sur l’avenir. 4 à 6 ans : logique d’action. Les choses n’ont pas de
propriétés : l’enfant sait raisonner sur les formes, mais ne sait pas
raisonner sur les transformations des objets (assimilation). Passage entre 6 – 7ans : l’enfant va assimiler ce qu’il connaît
déjà. Le stade de déséquilibre va devoir remettre partiellement en question
sa logique interne : ses structures mentales devront accepter les
nouvelles. 7 à 8 ans : transformation, réversibilité, la connaissance
cristallisée est intemporelle. Il devient capable de dire la quantité de
matière qui reste la même (accomodation). c/ stade opératoire formel : il se détache du concret pour
accéder au symbolisme. Assimilation + accomodation = équilibration majorante.
L’enfant s’adaptera donc à la nouveauté et il progressera en fonction de
cela. |
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ECOLE
COGNITIVISTE |
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1°/ Jérôme BRUNER Psychologue
américain (né en 1915) Un des fondateurs de l’école cognitiviste, il s’intéresse aux processus
qui rendent possible l’acquisition des connaissances. Il examine les
processus psychologiques qui interviennent dans le développement cognitif
pour voir si on peut les influencer. Le développement cognitif n’est pas lié
à l’âge mais à l’influence des agents de la culture qui forment l’esprit de
l’enfant. L’enfant apprend par interaction : les relations affectives et
sociales sont plus importantes que la relation à l’objet. Le bébé sait capter
l’attention de sa mère, puis de son entourage et cet entourage agit comme
médiateur de la culture. Il n’est pas égocentrique, cherchant à capter
l’intérêt d’autrui. Le langage apparaît comme un instrument servant de médiateur pour
atteindre l’abstraction. Il permet de se libérer de la perception immédiate,
de la transformer ce qui conduit à la compréhension. Le langage a une double
fonction : il représente et il communique la connaissance. BRUNER
considère que l’enfant construit activement ses connaissances. L’accroissement de la connaissance passe par différentes étapes. Elles
sont appelées modes (ou systèmes) de représentation qui se complètent et
interagissent dans les apprentissages. a/ mode de l’action b/ mode iconique ou des images c/ mode symbolique : représentation abstraite et
arbitraire par le langage ou des codes Ces 3 modes se complètent et leur interaction est primordiale pour
l’apprentissage |
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1°/ Lev VYGOTSKI Psychologue soviétique (1896 –
1934) Son projet était de fonder une psychologie pratique tournée vers
l’intelligence des conditions permettant de développer toutes les capacités
de chaque enfant. Connaissant les théories de PIAGET, il montre en quoi le langage du jeune enfant n’est
pas égocentrique et que le langage est d’emblée social et que loin de
dépérir, le langage se transforme par la suite en langage intérieur, jouant
un rôle de médiateur dans la formation de la pensée verbale au cours de
l’activité pratique de l’enfant. Les concepts quotidiens traduisent le niveau de développement réel de
l’enfant, les concepts scientifiques, son niveau potentiel, sa « zone de
proche développement » : l’enseignant doit anticiper quelque peu en
stimulant l’activité intellectuelle de l’élève. |
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Ière
REPUBLIQUE |
Septembre
1792 – mai 1804 |
Le 10 août 1792, Louis 16 fut déchu de ses
fonctions par l’Assemblée Législative. Sur proposition de COLLOT D’HERBOIS,
la Convention Nationale proclama la République le 21 septembre 1792 au
lendemain de la bataille de VALMY. Le 22, tous les décrets furent datés de
l’An I de la République. Le 23, la République était reconnue « une et
indivisible ». Son avénement fut marqué sur le plan politique par
l’octroi du suffrage univsersel sur le plan social par plsieurs réformes en
faveur des masses populaires, sur le plan militaire par des victoires et la
formation de pluseurs « républiques sœurs », malgré la coalition de
l’Europe de l’Ancien Régime contre la France. La chute de ROBESPIERRE permit
à la Convention Thermidorienne, puis au Directoire de rendre au régime
républicain un caractère plus conservateur. Le coup d’Etat du 18 brumaire
(1799), instautant en France le Consulat orienta la République, maintenue en
droit, vers une dictature césarienne (Napoléon 1er). Le nom de
« République française » subsista encore quelques temps à côté de
celui de « Napoléon Empereur’ ». Dès 1806, toutefois, le calendrier
républicain était aboli et en 1808 ; on trouve sur les monnaires
« Empire Français ». |
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1789 Déclaration des
Droits de l’Homme et du Citoyen : Liberté – Egalité – Fraternité a/ la morale – raison : tous les hommes et toutes les femmes sont
doués de raison. La morale est propre à la nature et non propre aux
croyances. Il apparaît évident que le fait de lire et d’écrire permet à tout
citoyen d’être moins manipulable. b/ respect républicain des
différences : au nom de
l’esprit républicain, on rejette les différences 1792 : projet de réforme CONDORCET :
avorté Il propose une scolarisation laïque, obligatoire et gratuite jusqu’à 11
ans pour les filles et 12, pour les garçons. Les maîtres d’école s’appelleront
« instituteurs ». Ce projet sera avorté. 1801 : Marquise de PASTORET - école maternelle Elle ouvre à Paris une salle d’hospitalisation pour enfants de 2 ans. 1816 ordonnance royale
avortée Elle tente de mettre en place les fondements d’une instruction publique
primaire dans chaque commune, assortie d’un brevet de capacité pour devenir
instituteur et de l’élaboration de règlements pour l’instruction et les
méthodes. Mais cette décision est suivie de peu d’effets. 1816 : 29 février ordonnance :
instruction pour tous Elle imposait déjà aux communes d’assurer une instruction pour tous.
Elle imposait déjà aux communes d’assurer une instruction pour tous. Sa
gratuité pour les indigents sous le contrôle conjoint des personnels de
l’Etat et des Evêques (en 1837, un élève sur trois en bénéficie). Cette
ordonnance eut des résultats incontestables en matière de scolarisation.
Mais, faute de laïcité engageant moralement l’Etat auprès de chaque enfant,
la gratuité restait prise dans une dynamique d’assistance, et le contrôle du
respect de l’obligation manquait de rigueur. 1825 Création des Ecoles
Normales (EN) 1833 – 1835 GUIZOT Il était protestant et ministre de l’instruction publique de 1835 à
1840 sous l’autorité de Louis-Philippe. Il envoie 500 inspecteurs pour
recenser la population des écoles primaires. Il impose une école primaire de
garçons pour les communes de plus de 500 habitants et pour chaque département
(les instituteurs doivent être payés de façon fixe), une école normale de
formation (par une loi de 1833). Sa mise en place est effectuée par les
libéraux pour développer l’instruction primaire obligatoire et gratuite. Elle
a connu l’opposition du clergé et des conservateurs qui voyaient dans cette
institution la main mise par les « rouges » et une menace pour
l’ordre établi. L’école normale de garçons deviendra progressivement une
institution qui systématisera les façons de faire et les contenus de
l’enseignement. Les choix pédagogiques abandonnent les méthodes de l’
« enseignement mutuel » d’inspiration anglo‑saxonne (avec tutorat,
individualisation) pour se fonder davantage sur celles de l’
« enseignement simultané » dont l’organisation en divisions
s’inspire de celle des Frères des écoles chrétiennes. Chaque école élémentaire comprend 3 divisions : . celle accueillant les enfants de 6 à 8 ans . ceux de 8 à 10 ans . celle de 10 ans et plus A côté de ces choix pédagogiques, de l’organisation scolaire de l’école
élémentaire, sont conçus et diffusés dans toute la France cinq « manuels
officiels ». - bases de l’école d’Etat a/ liberté de l’enseignement :
à côté d’établissement
religieux, des établissements non religieux peuvent être ouverts par les
communes. b/ brevet de capacité pour
enseigner : c/ certificat de bonne conduit
délivré par les maires ou curés : sur présentation de lettre d’obédience, les instituteurs
congrégationalistes recevaient ce brevet. La lettre d’obédience était une
lettre que le supérieur d’un ordre religieux peut remettre à un membre de sa
congrégation. Contexte général Depuis la loi GUIZOT, les communes ont la charge
de construire les écoles. Jules FERRY impose des plans modèles à suivre
impérativement. Tout ce que doit être l’école dans la République (matériaux,
fenêtres, etc.) 1835 Inspection primaire
d’Etat Par ordonnance royale. Il y a vérification de l’ouverture de l’école
dans les communes. |
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IIème
REPUBLIQUE |
Février
1848 – novembre 1852 |
Proclamée à la suite de la Révolution
française des 22 – 23 – 24 février et de l’abdication de LOUIS-PHILIPPE, elle
succéda à la monarchie de Juillet. Le gouvernement provisoire formée d’une
majorité de Républicains modérés et de quelques socialistes, imposés par les
forces révolutionnaire (Louis BLANC, ALBERT) adopta des mesures d’urgence :
dissolution de la chambre des députés et convocation des Français pour
l’élection au SU rétabli, d’une Assemblée Constituante (avril 1848). Celle‑ci,
en novembre 1848, vota la Constitution qui servit de base à la 2nd
République, proclamant le droit au travail (création de la commission du
Luxembourg et des ateliers nationaux), rétablissant les libertés de presse et
de réunion, abolissant la peine de mort pour motif poliutique et l’esclavage
dans les colonies. Aggravée par la révolution, la crise économique provoqua
une importante agitation politique révolutionnaire, finalement réprimée après
les émeutes du 23 au 26 juin 1848 par CAVAIGNAC auquel la commission
exécutive avait remis les pleins pouvoirs. Face au « péril rouge »,
les modérés et les conservateurs se regroupèrent dans le parti de l’Ordre qui
assura la victoire de Loui Napoléon BONAPARTE aux élections présidentielles
du 10 décembre 1848. La 2nd République ne survécut pas au coup
d’Etat du 2 décembre 1851 et un senatus consult, plébiscite les 21 – 22
novembre 1852, après une intense propagande, rétabloissait l’Empire procamé
le 2 décembre 1852 au profit de Napoléon III (2nd Empire). |
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1850 : Loi FALLOUX Compte de FALLOUX et on retient de lui un comportement clérical et
réactionnaire : il fait maintenir et restaure l’autorité de l’église sur
les enseignants. Les écoles sont placées sous l’autorité du prêtre et du
pasteur. Il y a valorisation de la lettre d’obédience par rapport au brevet
de capacité. S’il y a déjà une école privée dans une commune, il n’est plus
nécessaire d’y implanter une école publique. 1867 : DURUY Il crée une école de filles dans chaque commune de plus de 500
habitants et favorise la gratuité des écoles. Création du certificat d’études primaires. |
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IIIème
REPUBLIQUE |
1870 – 1940 |
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1877 : « Le Tour de France par 2
enfants » Livre de lecture en Cours Moyens, découverte de la patrie française à
travers la fiction par les yeux de André et Julien. 1879: loi Paul BERT Obligation aux départements d’entretenir des EN de filles. Ce n’est pas
seulement pour soustraire l’enseignement des filles aux congrégations
privées, mais c’est surtout dans l’esprit de fabriquer un « corps
enseignant » digne de l’Ecole Républicaine, que les grandes lois laïques
préconisent de placer sous le contrôle de l’Etat la formation des
enseignants. Certificat d’aptitude
pédagogique :
titre non religieux, formation pratique au métier, poursuite d’une scolarité
secondaire après la 3ème. 16 juin 1881 Gratuité de l’enseignement primaire Cela a une signification laïque dans la mesure où la gratuité signifie
que l’instruction est une obligatoire de l’Etat envers les enfants et non
plus une œuvre d’assistance. On rejette également par là les fortunes personnelles. Contexte général avec Jules FERRY L’école est une collection hétérogène
d’établissements : initiative de notables, aucun tronc commun dans
l’éducation. L’Etat ne finance pas les établissements et ne recrute pas le
personnel. 28 mars 1882 : lois FERRY - sectorisation Concernant les écoles primaires, cela sera désormais aux communes de
procéder au « découpage scolaire ». les secteurs scolaires sont
définis par le maire concerné et l’Inspecteur de l’Education Nationale de la
circonscription. Elles ont également en charge l’entretien des bâtiments et
annexes (cantines, gymnases), leur construction, l’aménagement des cours de
récréation et l’achat de matériel pédagogique. Le personnel de service, les
agents d’entretien, les ATSEM (Agents territoriaux Spécialisés) pour l’école
maternelle. - EN pour les filles - école laïque : 28 mars 1882 Par cette loi, l’école primaire devient obligatoire et en conséquence
pour pouvoir être l’école de tous, laïque. La laïcisation implique :
définition de programmes qui remplacent l’enseignement du catéchisme par
l’instruction civique ; laïcisation des locaux scolaires ;
interdits aux ministres des cultes. Contexte général après Jules FERRY L’EM est intégrée à l’école primaire.
Auparavant, l’EM était sous forme de salles d’asile. Les mères des enfants
travaillaient généralement dans des usines de textile. On a établi dans ces
salles un programme adapté au niveau de l’enfant : il y aura plus de
jeu. L’unité
fonctionnelle est assurée par le statut juridique : l’Etat, le
département, la municipalité. La cohérence est telle que l’enseignement
primaire a gardé une structure unique avec un seul programme :
l’inspection, les moyens de faire l’école. a/
l’Etat : définit les
programmes et paie b/ le
département : chargé de superviser
les programmes édités par l’Etat avec un inspecteur d’académie c/ la
municipalité : dépenses
matérielles La pédagogie
de Jules FERRY : pédagogie active a/
calcul : on enseigne à
raisonner et à réfléchir. On introduit des problèmes structurés b/ en
sciences : la leçon de
chose : l’expérimentation, questionnement, raisonnement pour comprendre
le fonctionnement des choses c/ histoire
– géographie : la supériorité de
la civilisation moderne, car auparavant la barbarie (empire colonial,
universalité universelle des idées) : il fallait rendre sensible les
élèves au dévouement de la patrie : finalité politiques, grandes figures
nationales. Pauline
KERGOMARD : le jeu en tant qu’outil d’apprentissage à l’EM. Il y a
organisation de recrutements dans les écoles normales entre 81 et 87. 1884 : Création du droit syndical 30 octobre 1886 : Loi GOBLET - laïcisation du personnel
des établissements scolaires publics Le seul point qui fasse objet de débat dans la discussion sur les lois
FERRY, même lorsqu’un s’agit de gratuité ou d’obligatoire, c’est la laïcité
en tant qu’elle pourrait fonder une existence morale : les catholiques
niant qu’on puisse avoir une morale sans religion, les républicains soutenant
qu’au contraire cette possibilité était meilleure, car la morale en serait
d’autant plus autonome. - les 3 niveaux de
l’enseignement primaire a/ première éducation : école maternelle b/ école primaire
élémentaire : certificat
d’étude c/ école primaire
supérieure : brevet
élémentaire – brevet supérieure 1889 : Fonctionnariat des instituteurs Avant 1889, les instituteurs étaient payés par les communes. Contexte général A la du XIXème, la France est marquée
par la diversité linguistique, culturelle et sociale. Il fallait unifier un
pays avec l’esprit national englobant toutes les idées hétéroclites. 9 décembre 1905 : Loi défendue par Emile COMBES, Jean
JAURES, Aristide BRIAND - séparation de l’Eglise et
de l’Etat La République y assure ce qui la fonde : la liberté de conscience
et se définit elle‑même en conséquence comme séparée, non subordonnée à un
pouvoir théologique, mais non opposée aux croyances religieuses, puisque, en
conséquence du principe de la liberté de conscience, elle garantit le libre
exercice des cultes. La loi de séparation
ne contient pas le terme de laïcité qui apparaît pour la première fois dans
l’article premier de la Constitution de la 4ème République en 1946 : « La
France est une République indivisible, laïque, démocratique et
sociale. ». En 1905, la République assure et garantit, elle ne se
prononce pas sur les croyances qui relèvent du domaine subjectif, intime.
Elle se contente d’en garantir le livre exercice, c’est‑à‑dire la possibilité
de leur manifestation objective, externe. 1919 : Création des cours professionnels et
des écoles d’enseignement technique Loi ASTIER Subvention aux établissements techniques privés 1923 : Réforme Paul LAPIE (Antoine PROST) Bouleversement pédagogique 1924 : Même programme pour les garçons et les
filles Les fonctionnaires ont le droit syndical. 1933 : Instauration de l’examen d’entrée en 6ème
1934 : Gratuité de l’enseignement secondaire 1937 : Réforme Jean ZAY - obligation scolaire jusqu’à
14 ans |
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IVème
REPUBLIQUE |
1944 – 1958 |
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1944 – 1947 : Plan LANGEVIN – WALLON : avorté - prévoyait scolarité
obligatoire jusqu’à 18 ans 1956 : Réforme BERTHOUIN - obligation scolaire jusqu’à
16 ans Contexte général On part du principe que la culture aide à
s’orienter, la culture étant fondée sur les valeurs républicaines et
démocratiques. Désormais, apprendre signifie se cultiver, entrer dans le
monde humain et être capable de faire des choix en fonction de critères issus
du caractère théorique. S’inscrire dans une histoire qui a précédé et
continuera. |
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Vème REPUBLIQUE |
1958 è |
Avec la constitution de la 5ème
République, la République respect le principe de laïcité de la 4ème
et se prononce sur les croyances. Elle veut ainsi obliger à les tenir pour
responsables. |
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1959 : Loi DEBRE Prise en charge par l’Etat du traitement des maîtres de l’enseignement
privé et instauration de contrats simples et d’associations en vertu de la
liberté qui est donnée à chacun d’ouvrir un établissement d’enseignement ce
qui permet l’existence de nombreuses écoles privées, religieuses ou laïques. 1963 : Réforme CAPELLE – FOUCHET Les élèves sont dans la même classe de la 6ème à la 3ème
afin de résoudre l’hétérogénéité. - C.E.S. Collèges d’Enseignement Secondaire : il y a 3 filières : . filière longue : classique et moderne, type I . filière courte : moderne, type II . classes de transition (ou classes pratiques) : type III Par le pilier d’orientation, à partir de la 5ème, de
nombreux élèves sont orientés vers les Collèges d’Enseignement Technique : C.E.T. 1968 : Disparition du latin des classes de 6ème
1969 : Disparition du latin des classes de 5ème
1975 : Loi d’orientation Par cette loi, on constate une diminution de l’enseignement spécialisé Réforme HABY - Création du collège unique Ajout d’options pour choisir d’autres disciplines. Les bons élèves
prenaient les options à haute valeur ajoutée, cela se faisait bien souvent
des catégories sociales. 1977 : Loi GUERMEUR Aide financière pour la formation des enseignants 1981 : Z.E.P. Zones d’Education Prioritaire Les 1ères sont instituées en 1982. Leur but est de lutter
contre l’échec scolaire. C’est un concept novateur, né d’une volonté
politique qui se veut être un instrument privilégié de lutte contre les
inégalités devant l’école. Il y a donc reconnaissance de la non‑égalité
scolaire à travers le principe de la « discrimination positive »
selon lequel il convient de donner plus à ceux qui ont moins. 1983 : Loi de décentralisation 1986 : Baccalauréat professionnel 1989 : Loi JOSPIN du 10 juillet - dite d’
« Orientation » Elle modifie et complète la loi de 1975 1°/ égalité des chances : La 1ère mission du système éducatif est de contribuer à
l’égalité des chances et de donner, à tous un niveau de qualification
reconnu. 2°/ l’enfant au centre de ses
apprentissages : Cette loi enraye la passivité de l’élève et de la pédagogie frontale.
Il n’y a pas d’apprentissage possible sans implication active dans les
processus d’apprentissage. Désormais, apprendre signifie construction
personnelle du savoir en cela que le savoir devient résultat d’un processus
personnel propre à chaque enfant qui engage cette quête au savoir :
chercher et trouver. L’élève est rendu responsable de son savoir : les
activités devront solliciter son intérêt. L’enseignant devient alors
médiateur entre l’activité intellectuelle et le savoir. Cela fait référence à
ROUSSEAU, PIAGET, VYGOTSKY, BRUNER. 3°/ cycles de 3 ans sont
créés : L’élève est placé au centre des apprentissages. a/ cycle I : apprentissages premiers :
la langue orale est affirmée comme priorité b/ cycle II : apprentissages fondamentaux La nouveauté est de relier l’école maternelle de celle primaire. Et,
par rapport au système précédent, l’enfant du CP aura une année
supplémentaire pour acquérir toutes les compétences du lire – écrire. Pour
l’enfant en retard, le saut de classe qui posait un problème quant à la
maturité psychologique de l’enfant pourra être estompé. L’élève peut
davantage progresser à son rythme. c/ cycle III : approfondissements 4°/ évaluations : Il existe des évaluations nationales : au CE2 et en 6ème.
Il est possible également au CP. 5°/ rythmes scolaires : 5 périodes de travail (≈ 7 semaines) séparées de 2
semaines de repos 1993 : Recrutement des professeurs des écoles
dans les écoles privées Sur le même code que ceux du public. Cela entraîne le contrôle
pédagogique et financier de l’Etat. 1995 : Programmes Priorité au langage 1999 : REP Contrat de réussite : a/ un égal accès de tous au
savoir b/ maîtrise de la lecture et du
langage c/ développement des activités
culturelles et sportives d/ scolarisation précoce e/ soutien aux élèves en
difficulté et lutter contre les échecs scolaires f/ éducation à la citoyenneté
morale et civique g/ liens renforcés entre école
et parents h/ école ouverte aux
partenariats i/ outils pour évaluer j/ accompagner les enseignants 2002 : Nouveaux Programmes 2nd bouleversement pédagogique depuis 1923 3 mars 2004 : Projet de loi adopté par le parlement « Dans les écoles, les collèges et les lycées publics, le port de
signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une
appartenance religieuse est interdit. » |
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ALPHABETISATION
/ LA MAITRISE DE |
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L’école est chargée de transmettre et faire acquérir par tout élève des
connaissances, contenus disciplinaires définis par la loi dans le cadre de
programme. La fonction de l’école est de transmettre et, par là, de former. 1°/ Les programmes Les programmes définissent ce qui s’impose à tous, maîtres et élèves.
Ils fondent le sens de l’obligation scolaire. Comme toute loi, ils ont un
caractère abstrait. Ils définissent le maître et l’élève par ce qu’ils ont,
l’un à enseigner, l’autre à apprendre et qui s’impose à tous, quelles que
soient par ailleurs les conditions de mise en œuvre, c’est‑à‑dire
d’interprétation pédagogique des programmes qui relèvent en France de la
liberté pédagogique. 2°/ Les Nouveaux programmes Parler, lire, écrire et acquisition d’une culture littéraire. |
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LAÏCISATION |
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La racine grecque « laos »
signifie peuple. Ils sont ceux qui n’ont pas de fonction sacerdotale et n’a
donc aucune valeur d’opposition à la religion, mais énonce bien une
séparation celle qui passe entre les laïcs (qui constituent le peuple de
Dieu, les simples fidèles) et les clers (ses officiants, ses officiers, ses
fonctionnaires). Les profanes, ceux qui sont devant le temps « pro
fanum », donc en dehors. Tout pouvoir, et d’abord avec les
dictatures, est mis en péril par la diffusion large de la capacité à
contrôler les énoncés qui règlent les pratiques sociales. On comprend mieux
que la laïcité soit liée indissolublement à l’école : c’est en même tels
que s’affirment la revendication de l’instruction pour tous, la contestation
des pouvoirs de caste et des valeurs qu’ils imposent, et l’exigence d’un droit
d’autodétermination que doit garantir la puissance publique. Avec le
néologisme « laïcité », il s’agit toujours de signifier le peuple
comme séparé, mais l’axe de la séparation ne passe plus entre laïcs et clercs
au sein d’un même lein religieux. Il passe désormais entre un plan religieux
et un plan civil, conçu indépendamment de la religion et investi d’une
dignité, reconnu comme porteur de valeurs morales spécifiques. |
|
L’école ne doit pas prendre position au niveau des religions.
Cependant, pour tout ce qui touche aux valeurs de la République, l’école a à
affirmer la position républicaine : à ce niveau, elle ne doit pas rester
neutre. L’égalité entre les Hommes est universelle et intangible. La religion est une chose comme une autre, et la liberté de culte est
reconnue. Ainsi, un jour par semaine est libéré à cet effet. L’école est une
affaire d’Etat en matière de République en tant que direction de conscience
ou d’enseignement. |
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CITOYENS
RESPONSABLES LE « VIVRE ENSEMBLE » |
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Dès 1932, notre ministère de l’Education Nationale quitte son
appellation « Instruction Publique ». Les phénomènes sociaux et la
montée de la violence au sein de l’école ne sont pas étrangers à cette
préoccupation qui grandit depuis une vingtaine d’années. La citoyenneté ne se
limite pas à la connaissance des institutions, ni aux comportements relatifs
à la civilité, mais au « vivre ensemble ». Les événements nationaux
et internationaux attisent les querelles identitaires et l’école se trouve
interpellée sur des questions qui touchent au principe de laïcité et de
tolérance. 1°/ Les Nouveaux programmes L’éducation citoyenne qui doit être une dimension permanente de la vie
quotidienne à l’école. 2°/ Définitions INTERDIRE : ce n’est pas opposer une
violence plus forte à une autre moins forte. C’est opposé à la violence
symbolique, des énoncés qui font loi pour tous, y compris pour ceux qui les
transmettent. Interdire, c’est du dire qui circule pour tous. POLITESSE : code du rapport entre
individus 3°/ DURKHEIM L’intelligence de la morale « Enseigner la morale, ce n’est pas la prêcher, ce n’est pas
l’inculquer, c’est l’expliquer. Or, refuser à l’enfant toute explication de
ce genre, ne pas chercher à lui faire comprendre les raisons des règles qu’il
doit suivre, c’est le condamner à une moralité incomplète et
intérieure ». |
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PAOLA
BERTOCCHINI : formateur en didactique des langues et professeur à l’ITC en
2001 a mis en avant que la pédagogie d’un enseignant peut osciller entre 2
pôles, une logique dite de l’enseignement et une logique de l’apprentissage.
Voyons plutôt :
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LOGIQUE
DE L’ENSEIGNEMENT |
LOGIQUE
DE L’APPRENTISSAGE |
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Enseigner |
Permettre un apprentissage
autonome |
|
Former aux
méthodes d’apprentissage |
Laisser les élèves mettre en
œuvre leurs propres stratégies individuelles d’apprentissage |
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Prendre en
compte les exigences institutionnelles |
Se centrer sur l’apprenant |
|
Intervenir
activement auprès des plus faibles en les sollicitant et en leur fournissant
les moyens de progresser à partir de leur niveau |
Permettre aux plus forts
d’utiliser au maximum leurs capacités d’apprentissage |
|
Maintenir les
conditions d’un enseignement collectif en assurant une progression collective
a priori |
Permettre l’individualisation
des apprentissages |
BEHAVIORISME :
C’est l’acquisition d’automatismes et des pré – requis. La théorie du behaviorisme est
la théorie du conditionnement. On stimule l’enfant pour qu’il réponde d’une
façon bien particulière.
1°/ origine à la multiplicité
des réponses
Chacun comprend en fonction de sa
capacité de transfert (utiliser ses connaissances : pré requis,
représentations initiales), cela dépend également de sa compétence
métacognitive : sa capacité à organiser sa mémoire de travail et à en
contrôler le fonctionnement.
2°/ l’apprentissage :
Il doit viser la production d’une réponse réflexe – automatisée,
engendrée par l’association entre un stimulus inconditionnel (connaissance
implicite de la langue) et un stimulus conditionnel (référence) débouchant sur
une réponse.
COGNITIVISME :
Pré – acquis, situation – problèmes,
évaluation initiale, contrat didactique, erreur : dynamique de
l’apprentissage, évaluation formative (feed – back), construction de
connaissances
Le modèle cognitiviste de l’apprentissage a mis en évidence un grand
nombre de comportements cognitifs des élèves face à une même situation
d’apprentissage. C’est une méthode capable de tirer des leçons de tous les
raisonnements : le cerveau est alimenté de flux et d’influx. C’est la
notion de computation.
CONSTRUCTIVISME :
Travail en groupe – conflit sociocognitif
Il s’agit de donner du sens aux apprentissages. L’erreur est une étape du
processus.
1°/ obstacle et conflit
sociocognitif :
La notion d’obstacle peut être enrayée par un conflit sociocognitif d’où
l’importance du travail en groupe qui développera une opération mentale.
2°/ travail en groupe :
ATTENTION ! MEIRIEU : avec le travail en groupe,
l’accent sera mis davantage sur le produit du travail et non plus sur le
processus. L’exigence de l’apprentissage sera oubliée. Une complicité ne doit
pas être une fin en soi, mais doit être au service de l’apprentissage
MOUVEMENT D’EDUCATION NOUVELLE (1905 –
1930) :
Les œuvres fondamentales à ce mouvement ont été écrites entre 1909
jusqu’aux années 20. Pour thèmes, il y a eu critique de l’école traditionnelle.
Cette école était essentiellement livresque et elle faisait abstraction du
besoin affectif des enfants (centres d’intérêt, par exemple). Ce mouvement a
également fait référence à des auteurs, tels que ROUSSEAU (et L’Emile).
Ce mouvement s’est donc orienté vers de la psycho – pédagogie, teintée des
idées coperniciennes : il faut connaître le développement psychologique de
l’enfant afin d’en faire une pédagogie. Par ailleurs, l’école se devait de
préparer les enfants à la vie : l’école devait toujours instruire, mais
également préparer l’enfant à être un citoyen, donc développer ses facultés.
1°/ contexte historique :
loi de 1905, 1ère
guerre mondiale (1920 : Société Des Nations), 1929 : limite du
libéralisme absolu avec la crise boursière.
2°/ contexte social : psychologie expérimentale et psychologie de l’enfant de Alfred BINET,
psychologie de l’adolescent de S. HALL, essais de FREUD.
3°/ contexte pédagogique :
1930 : FREINET, MONTESSORI,
Adolphe FERRIERE, Edouard CLAPAREDE, Ovide DECROLY, John DEWEY.
PEDAGOGIE FONCTIONNELLE :
Il s’agit de lier les apprentissages aux besoins afin de régler les
problèmes au savoir.
PEDAGOGIE INSTITUTIONNELLE (années 60) :
FREINET, FONTVIELLE – OUVY
Des problèmes de discipline commencent à apparaître. On calque alors le
fonctionnement de la classe sur la société. L’enseignant coordonne les travaux
et la classe est un lieu d’échange. Le maître incarne la loi et il a un droit
de veto. Les règles de vie et les travaux sont décidés par l’ensemble du groupe
et la responsabilité est mis en avant. L’outil d’apprentissage est la
coopération.
PEDAGOGIE PAR OBJECTIF ou PEDAGOGIE
DIFFERENCIEE :
L’école obligatoire impose à tous les élèves l’acquisition des mêmes
connaissances, définies par des programmes et des compétences à atteindre. A
l’école, tous les élèves, réunis en collectivité pour une même tâche,
apprendre, sont égaux en droits et en obligations. Cela n’interdit pas, mais au
contraire suppose, une adaptation de l’enseignement aux élèves : pédagogie
différenciée.
Dans un groupe ‑ classe, il y a bien souvent un gros souci
d’hétérogénéité à gérer de la part de l’enseignant. Il y a donc diverses
stratégies pédagogiques
1°/ différencier n’est pas individualiser :
Individualiser consisterait idéalement à attribuer à chacun selon ses
besoins un apprentissage particulier. Différencier indique que l’enseignant
utilise les différences de niveau de chacun afin de faire avancer en commun les
mêmes tâches et les mêmes apprentissages pour tous. Mais, cela indique
également qu’enseigner serait rompe, par un souci d’équité, avec une certaine
forme d’égalité de traitement pour produire de l’égalité.
2°/ PRZESMYCKI:
La pédagogie se définit comme
a/ pédagogie individualisée :
reconnaît l’élève comme une
personne ayant ses représentations
b/ pédagogie variée qui propose un
éventail de démarches : selon les
rythmes d’apprentissages différents, dans des durées variables par des
itinéraires diversifiés, sur des supports différents et dans des situations non
identiques.
c/ les pistes possibles :
. différenciation par les
procédures : une mise
en commun peut être l’occasion d’analyser les différentes procédures de élèves
et d’en analyser certaines erreurs : distinguer avec les élèves les
erreurs provenant d’une mauvaise interprétation de la situation, celles d’une
mauvaise gestion d’une solution par ailleurs viable, celles qui traduisent des
erreurs d’exécution de calcul, par exemple.
. différenciation par les
ressources disponibles et les contraintes imposées : pour l’enseignant, il s’agit d’adapter la
situation de référence qui est la même pour tous, aux capacités et aux besoin
d’apprentissages actuels des élèves en choisissant soigneusement les valeurs
données à certaines variables de la situation : ressources
disponibles (aides), contraintes imposées (temps d’exécution, support
quadrillé ou non). L’intérêt de cette situation est que des confrontations de solutions restent possibles avec le même
type de questions posées.
. différenciation par les
rôles : les élèves
jouent des rôles différents. Les compétences varient selon les rôles. On
répartira donc les élèves en tenant compte des compétences et des besoins
d’apprentissage de chacun.
. différenciation par la
tâche : mise en place
d’ateliers. Les activités sont proposées en fonction des besoins évalués des
élèves ou en fonction des projets personnels. Ce type d’atelier ne doit ni être systématisé (car groupe de niveau), ni
constituer la seule forme de prise en compte des divers états de connaissance
des élèves de la classe.
3°/ PERRENOUD :
Il a été un de ces pédagogues qui a reconsidéré positivement les
différences entre les élèves.
PEDAGOGIE DU PROJET :
Le projet participe à la construction du sens et du savoir. Il permet à
l’enfant de se positionner en tant qu’acteur et non plus récepteur.
1°/ évaluation formative :
Il faut savoir où l’enfant en est et ce qui lui reste à faire en vue d’un
but ou d’une finalisation. C’est donc en cela que c’est une pédagogie
médiatisée : clarifier les besoins et les manques, planifier une démarche.
PEDAGOGIE TRANSMISSIVE :
C’est une transmission des savoirs de façon traditionnelle qui est de
gérer par des récompenses la réponse juste et par punitions les erreurs.
1°/ pédagogie de la réponse :
manière ascendante en cela
qu’elle empile les connaissances ce qui amplifie la sélection sociale.
2°/ pédagogie du problème :
manière descendante : les
élèves développent une stratégie pour construire leur savoir.
RENOVATION PEDAGOGIQUE (1968 – 1990) :
1°/ contexte pédagogique :
démocratisation de l’enseignement
secondaire.
DEPUIS 1989 :
L’attention
n’est plus dirigée sur les savoirs, mais sur les savoir-faire en fin de cycle.
Si l’enfant sait
faire, il maîtrise la connaissance implicite nécessaire pour l’exercice. Avant,
ceux qui échouaient, étaient sélectionnés. La compétence témoigne que la
connaissance est assimilée.
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AVANTAGES |
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1°/ meilleure adaptation pédagogique : Cela permet à
tout instant à l’enseignant de savoir où en sont ses élèves en se référant à
la liste des programmes. Il peut réajuster son enseignement en fonction des
difficultés des élèves (changer de méthode, condition de travail) 1°/ meilleure efficacité quant à l’application des programmes :
Ces
réajustements en fonction des programmes permettent à l’enseignant de mieux
cibler les priorités. |
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INCONVENIENTS
aux programmes de 1995 (cela sera pris en compte dans les programmes de 2002) |
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1°/ instrumentalisation :
la dimension culturelle risque d’en être occultée Exemple concernant le « savoir lire » : on risque de réduire l’acte à
sa fonction, alors que le savoir lire induit une manière de rencontrer des
mondes nouveaux, entrer dans une autre culture. 2°/ préoccupations de
l’enseignant : « Sait-il faire ? » au lieu du
« Est-ce que cela l’intéresse ? » L’enseignant
s’intéresse alors davantage au taux de réussite de ses élèves. Cette
modification sera apportée aux programmes 3°/ retour à
l’instruction Instruire,
c’est donner des outils pour nourrir l’esprit de l’enfant pour qu’il puisse
comprendre le monde et se diriger dans sa vie. |
Dans le contenu
pédagogique, cela n’est pas tant que cela bouleversé. Mais l’esprit change
radicalement, notamment en termes de transversalité et de l’accent mis sur la
maîtrise de la langue. Les élèves sont tirés vers le haut, tout comme les
programmes sont ambitieux.
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PROGRAMMES
2002 : bouleversement pédagogique |
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1°/ ambitieux : a/ culture scolaire : elle doit être partagée, cela contribuera à établir une égalité des
chances pour tous par la suite. b/ concernant les disciplines : elles doivent être solides et
par ailleurs, on introduit des disciplines nouvelles, telles que
l’informatique, l’environnement ou encore des activités corporelles (danse,
par exemple) c/ organisation des compétences : - rationnelle : raisonnement - sensible : le sens du beau, goût et de l’art - pratique : fabrication, mise en œuvre - théorique : abstraire d/ introduction du plaisir de s’exprimer – d’apprendre – de
comprendre : auparavant, le
plaisir était un détour pour amener l’élève à s’intéresser. Aujourd’hui, que
l’élève se fasse plaisir est l’objectif. e/ PPAP : Programmes
Personnalisés 2°/ axe central : L’axe central
des apprentissages est la maîtrise de la langue française. On a pris
conscience de l’implication d’une mauvaise maîtrise de la langue française. a/ exclusion des relations aux autres : b/ exclusion de la culture écrite : la culture orale apporte comme
souci que l’élève ne prend pas de recul critique suffisant. Donc, il y
aura une forte probabilité d’autant à
basculer dans la violence, du fait d’une mauvaise verbalisation, le ressenti
trouvera ce biais pour être extériorisé. c/ jeu théâtral : d/ littérature: au cycle 3, la littérature est introduite (5h par semaine). Les élèves
lisent des œuvres complètes, afin de voir la progression d’une histoire
(adaptée à son âge). e/ transversalité de la langue : chaque matière doit contribuer à cette maîtrise. 3°/ certaines réhabilitations : a/ le par cœur : b/ « la belle écriture » : négligence auparavant sur la
façon dont l’élève écrivait, l’accent était mis davantage sur l’expression. c/ interdiction de la méthode globale : la méthode semi-globale est
autorisée, tout comme la méthode syllabique. |
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INDIVIDUALISATION
DE L’OBSERVATION ET DE L’EVALUATION |
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Il est utile
de voir où en est l’état du savoir de chaque élève afin de mieux adapter sa
pédagogie. |
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SOULAGEMENT
DE L’EQUIPE PEDAGOGIQUE |
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1°/ RASED :
Réseau d’Aide Spécialisée aux Elèves en Difficulté Dispositif
ressource apportant une aide à la mise en place de réponses pédagogiques
adaptées concernant des difficultés scolaires. Cette structure est constituée
d’une équipe d’enseignants spécialisés qui interviennent dans les écoles
élémentaires et préélémentaires, toujours en concertation avec le maître de
la classe et en accord avec les parents. Les membres du RASED assistent au
conseil d’école et interviennent sur plusieurs établissements. Ces
enseignants sont des professeurs des écoles ayant passé un diplôme : le
CAPA‑SH : Certificat d’Aptitude Professionnelle pour Aide Spécialisée,
les enseignements adaptés et la scolarisation des élèves en situation de
handicap, depuis 2004. Ils utilisent le jeu afin de débloquer scolairement
les enfants et diversifient les approches. a/ prévention : éviter l’installation, renforcement ou
amplification d’une difficulté b/ remédiation : lorsque les difficultés s’avèrent durables et les
écarts d’acquisition sont importants. |
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LES GRANDS
CHANTIERS DE L’ECOLE |
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1°/ dispositifs : a/ la main à la pâte b/ éducation artistique et culturelle : en 1992, classes d’aménagement
du temps scolaire et des rythmes de vie c/ intervenants extérieurs |