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22 juin 2007

VDS95 CRPE PEDAGOGIE CERTAINS INCONTOURNABLES

 

Capital culturel :

BOURDIEU

Chacun de nous hérite de son milieu social. C’est un capital qui est constitué de savoirs, savoir-faire, savoir-dire que les enfants des « classes favorisées » doivent à leur milieu familial et qui constitue un patrimoine.

Cela consiste en un niveau élevé des parents, existence d’une bibliothèque familiale activée, des habitudes familiales cultivées (lire les histoires, échange de lecture, sorties, etc.). Les enfants en acquièrent des contenus culturels et langagiers. Comme la capacité qu’il aura à s’exprimer sera sollicitée, l’enfant apprendra à réagie de façon réfléchie et il saura anticiper en vue d’obtenir un but (exemple : lire une carte Michelin qui lui fera mettre en place une stratégie). Tout ce système sera intériorisé et fera partie de son habitus.

L’école croit majoritairement que ces préacquis sont d’emblée acquis.

 

BRUNER

Anthropologue de formation : psychologie cognitive.

Selon lui, ce ne sont pas par les gènes, mais par la culture et par les hommes que les connaissances se transmettent. Ce n’est pas par un processus de maturation, mais par un processus d’acculturation : interaction adulte – enfant ou interaction de tutelle.

Selon lui toujours, l’enfant est un chercheur de structures. Il est intéressé par les relations entre les choses et leurs régularités (les lois). Apprendre, c’est organiser des éléments qui sont isolés pour leur donner une structure pour élaborer une loi plus facile à mémoriser pour l’enfant car ayant plus de sens. Il distingue 3 modes de représentations du savoir :

a/ représentations musculaires : la représentation est inscrite dans nos muscles : ce sont des savoir-faire en actif.

b/ représentations mentales : savoirs iconiques

c/ représentations symboliques : des images, on va aux symboles

 

CLAPAREDE (1870 – 1940)

L’école doit « tourner » autour de l’enfant, se construire autour de ses besoins, c’est ce qu’il appelait : « La révolution copernicienne en pédagogie ».

 

CONFLIT COGNITIF

Conflit à l’intérieur de l’enfant lui‑même qui déstabilise l’enfant. L’enfant devra remettre en cause ses représentations et tout le travail est de les changer de telle sorte à intégrer les exceptions. Selon PIAGET, c’est un double processus : degré d’équilibration majorante où la connaissance va mieux être intégrée (assimilation + accomodation).

 

CONFLIT SOCIO-COGNITIF

Conflit de représentation, processus par lequel juste par l’échange, il y a accord sur une solution. Groupe d’enfant avec leurs représentations divergentes.

 


 

 

Ovide DECROLY : belge

Il a écrit Vers l’Education Nouvelle (1920) et soulignait la mise en place des centres d’intérêt des enfants dans la pédagogie.

 

John DEWEY (1859 – 1952)

Il a mis en avant le rôle de l’activité dans les apprentissages.

 

DURKHEIM

Il est pour une autonomie de la volonté par discipline et une éducation morale.

 

FERRIERE : suisse

Fondateur de la Ligue internationale d’éducation nouvelle, en 1921. Il a institutionnalisé son approche pédagogique en faisant des colloques et des rencontres.

 

Jules FERRY (1832 – 1893)

Avocat de formation, journaliste sous le 2nd Empire et républicain opposant. Il est en faveur de l’Ecole Républicaine : il veut créer un service public accueillant tous les enfants dans un pays catholique. Il pense que la science est le vecteur de progrès intellectuel.

A partir de 1877, les Républicains ont la majorité dans la chambre des députés. En 1879, ils l’ont au Sénat. De 1879 à 1885, Jules FERRY est ministre de l’instruction publique.

 

FREINET

En 1923 – 1924, FREINET découvre un outil qui va permettre de révolutionner les démarches pédagogiques. Il n’est pas pro manuel et recherche à valoriser la culture « populaire », en cela que les manuels ne concernent pas tous les élèves (milieu de vie, par exemple). Suite à ses problèmes de santé, il demande sa retraite anticipée en 1934 et en 1935, il crée son école privée à VENCE.

1°/ méthode de lecture globale : on la lui doit.

2°/ l’imprimerie : cela se rattache à la pédagogie du projet au projet riche : activité manuelle : coordonné plusieurs activités pour un même but ; activité intellectuelle : rédaction de compte‑rendu ; activité issue de l’intérêt des enfants. En 1927, s’est tenu le 1er congrès de l’imprimerie à l’école.

3°/ le fichier scolaire : il supprime le manuel et constitue une mini BCD dans la classe. La culture locale de l’élève sera donc valorisée, sans l’y enfermer. Chaque élève va faire une fiche sur un thème le concernant. Le fichier est donc un manuel évolutif adapté aux élèves.

4°/ « classe – promenade » : sortir de la classe.

 

HETEROGENEITE

Gérer l’hétérogénéité, c’est faire en sorte que tous les enfants soient intellectuellement actifs quels que soient leurs niveaux différents.

 


 

 

LEVI-STRAUSS

Existe-t-il des sociétés sans école et sans éducation ?

Dans toute société humaine connue, il y a usage d’un langage et manipulation d’outils, donc des règles régissant le fonctionnement de la vie sociale : parenté, affiliation, valeurs : esthétiques – religieuses. Il y a donc dans toute société un héritage culturel qui est transmis aux jeunes enfants au travers de l’insertion dans la vie sociale.

 

MEIRIEU

Invention du matériel pour éveil des enfants à l’école maternelle.

 

MONTESSORI (1870 – 1952 : italienne)

Invention du matériel pour éveil des enfants à l’école maternelle.

 

OBSTACLE ET SITUATION‑PROBLEME

Situation d’où l’on part, de ce que l’enfant connaît déjà. Mais, lorsque l’enfant réussira pleinement sa tâche, le savoir lui apparaîtra comme la réponse à un problème qu’il s’est posé.

Les critères de la « bonne » situation-problème : la difficulté doit être judicieuse et non pas hors de portée. Le travail doit stimuler l’activité de l’élève qui doit être en recherche : questionner, tâtonner, remettre en cause leurs connaissances antérieures par des contre-exemples. Elle doit stimuler les échanges et confronter les différents points de vue.

 

Jean PIAGET (1896 – 1980)

Psychologie génétique du développement de l’intelligence

L’enfant résume l’Homme. PIAGET s’attache aux fondements de la culture. Il cherche des réponses dans l’intelligence de l’enfant, car son développement condense en quelques années, l’histoire de l’humanité et il s’attache à ses structures mentales : la genèse. Comment l’intelligence s’est formée à travers l’histoire de l’humanité ? Accès au langage, jugement moral, connaissance, conscience de lui‑même – sens à sa vie, comment les notions d’objet – d’espace – de causalité et de temps se sont‑elles faites ?

PIAGET rejette l’empirisme de la connaissance et le rationalisme philosophique (théorie selon laquelle l’intelligence est innée).

Hypothèse : l’intelligence est construite par le sujet lui‑même. Dans l’action, l’enfant exerce une force sur les objets ce qui fait une construction de l’intelligence, car il agit sur son milieu. Donc, l’intelligence se construit de la naissance jusqu’à la fin de l’adolescence.

 

                             
 

 

 
 

 

 

PIAGET

 
 

à FREINET

 
 

OLERY ß

 
 

 

 
 

 

 
 

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MONTESSORI

 
 

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COUCINET

 
 

 

 

 


 

 

REPRESENTATION

Manière dont l’enfant se représente une connaissance avec de l’avoir acquise.

 

VIGOTSKY

1°/ Zone proximale de développement

Moment où les possibilités intellectuelles d’un enfant sont en phase de maturation.

a/ évaluation diagnostique – de départ ou situation d’exécution  : est à établir : compréhension ou maîtrise intellectuelle (ni trop facile – ni trop difficile). Le travail pédagogique va prendre en compte les acquis des élèves : fonctions psychologiques déjà à maturité sur lesquelles se baseront des connaissances plus abstraites. Il faudra ménager la connaissance déjà acquise et la connaissance déjà nouvelle afin qu’elles génèrent le progrès.

b/ démarche de l’enfant ou situation de recherche : la tâche est organisée par tâtonnement : ces tâtonnements aident à l’instauration d’une structure intellectuelle. Cela varie en fonction de 2 critères : les enfants et les matières enseignées. L’enfant va pouvoir atteindre ainsi son but.

c/ rôle de l’enseignant : les processus de maturation peuvent être attendus, mais le rôle de l’adulte peut accélérer l’apprentissage. Le rôle de l’adulte est donc d’être un médiateur de l’apprentissage. VIGOTSKY situe ce moment dans une zone qui est intermédiaire entre ce que sait faire l’élève et ce qu’il ne sait pas faire. L’enseignant peut jouer sur des variables de temps de travail, les articulations au travail, orientation de l’attention des élèves sur son activité mentale ou encore décision d’intervention et de modélisation.

d/ progrès : acquisition de la connaissance nouvelle ou situation – problème : le conflit cognitif ou – et le conflit sociocognitif doivent se faire au mieux et au plus vite : suscité par des situations créées par l’enseignant. Cela crée un déséquilibre.

 

WALLON

Médecin et philosophe

Contemporain de PIAGET : tous deux pour la pédagogie active

L’enfant est dès sa naissance un être social, alors que pour PIAGET ce n’est que vers 6 – 7 ans qu’il va en devenir un.


 

 

COMMUNAUTE EDUCATIVE :

L’éducation est sommée de devenir une œuvre commune : l’enfant, et tous ceux qui seront amenés à s’occuper de lui, sont membres de la communauté éducative. Elle devient donc un enjeu de pouvoir dès lors que les attributions de chacun ne sont plus claires et distinctes. Parents et enseignants sont des éducateurs, c’est‑à‑dire des adultes légitimés à conduire l’enfant dans son devenir adulte. Avec la notion de communauté éducative, l’école évolue vers une « ouverture maîtrisée », c’est‑à‑dire vers une participation au d’école des collectivités locales, parents, associations éducatives et péri‑éducatives. L’école doit dorénavant se situer dans une approche globale des conditions de la réussite scolaire.

 

Conseil des maîtres de cycle :

Organisation des rythmes d’acquisition et compétences du cycle : élaboration et évaluations des projets de cycles et des passages.

 

Conseil des maîtres :

1 fois par trimestre.

Organisation des services : classes, etc.

 

Conseil d’école :

1 fois par trimestre

Présence du maire adjoint, directeur, parents d’élèves, IEN / RASED, assistant social, infirmier, agents territoriaux, intervenants extérieurs de langue, etc. (membres facultatifs)

Règlement de l’école, organisation du temps scolaire, temps de garde des enfants, réflexion sur le fonctionnement de l’école, organisation des classes, manuels

 

ECOLE – FAMILLE

FERRY : parlait de responsabilité : des maîtres envers les parents qui confient leurs enfants à l’école de l’Etat.

 

Circulaire du 14 juin 1965 : puis, d’un devoir d’explication aux parents des options pédagogiques assumées par les maîtres, lors de réunions à la rentrée scolaire, ou en fin d’année pour indiquer aux parents d’enfants quittant la maternelle de ne pas s’occuper d’apprendre à lire à leurs enfants.


 

 

                       
 

 

 

 

 

ECOLE

 
 

Le règlement   intérieur et règles de vie

 

Cela précise les règles fondamentales de fonctionnement de l’école, de   la vie scolaire et fixe les horaires de rentrée et sortie, l’organisation de   la semaine scolaire (notamment si l’école est en Aménagement des Rythmes Scolaires), précise   les procédures d’admission et de fréquentation, les obligations scolaires,   les procédures de justification d’absence, les mesures d’hygiène, l’usage des   locaux, etc. Si le règlement intérieur a pour objectif premier d’organiser la   vie de l’école, il peut se révéler un outil dans le cadre de l’éducation   civique des élèves les plus âgés.

 

Ce règlement est à distinguer des règles de vie élaborées dans chacune   des classes. Ces dernières précisent les interdits, mais aussi les droits des   élèves, peuvent évoluer au cours de l’année scolaire et selon le niveau de la   classe. Elles servent aussi de support de débats dans le cadre de l’éducation   à la citoyenneté. Dans cette optique, se développe la tenue de conseils   d’élèves (conseils de classe, de cycle ou d’école) pour favoriser   l’apprentissage de la démocratie. Le règlement intérieur définit le   fonctionnement global de l’école et ses règles.

 
 

Droits de l’enseignant

 
 

Enseignant

 
 

Devoirs de   l’enseignant

 
 

a/ l’institution légitime l’action professionnelle :   DURNING :   l’implication des parents est   ressentie comme une contestation de sa professionnalisation :   accroissement général de formation des concitoyens, diffusion des théories   pédagogiques, etc.

 
 

a/ instruction :   instruire et par l’instruction,   contribuer à l’éducation de l’enfant. Parce qu’il instruit, l’enseignant est   professionnellement un éducateur. Il détient des savoirs universitaires et   une formation qui le rend spécialiste de la transmission de ces savoirs,   c’est‑à‑dire des moyens à mettre en œuvre pour que ces savoirs puissent être   acquis par les élèves.

 

 b/ développement du jugement –   liberté de pensée : permettre   à l’enfant de s’affranchir des appartenances familiales et communautaires,   d’échapper aux identifications, d’apprendre la résistance pour penser par lui‑même.   Il va à l’école pour travailler en raison, pour examiner les énoncés en   raison et en vérité, et non pas du point de vue de l’autorité de celui qui   parle, pour se dégager de la soumission pour apprendre à préférer le   rationnel qui se partage et suppose la coopération, à l’irrationnel qui est   le lieu de secret et des pouvoirs.

 

c/ l’intérêt   général : la loi : l’enfant rencontre les valeurs de la République.

 
 

a/ les   programmes

 

b/ aux   parents : affichage   régulier à l’extérieur de la classe non seulement des informations générales,   mais de toute information qu’il peut juger importante de communiquer :   évaluation.

 

 


 

       
 

Directeur

 
 

 1°/ charge de direction de l’école à   charge

 

pour cela, il a dû satisfaire à   un entretien devant une commission pour obtenir ce poste.

 

 

 

2°/ rôle   administratif

 

responsable de la sécurité des   personnes, le directeur tient à jour les registres obligatoires. Il procède à   l’inscription des élèves et les répartit dans les classes avec les maîtres   (en conseil des maîtres), il organise les élections des parents et le   dialogue avec les familles. Il convoque et préside les différents conseils,   en établit les procès‑verbaux, organise le travail des agents communaux, gère   la coopérative scolaire et organise l’accueil des élèves en cas d’absence   d’un enseignant.

 

 

 

3°/ rôle   pédagogique

 

il anime   l’équipe pédagogique, organise les services des enseignants, diffuse les   instructions officielles, organise les diverses concertations, assiste aux   réunions concernant les liaisons maternelle – élémentaire et école – collège,   aux réunions de

la CCPE

  (Commission de

la     Circonscription

Préélémentaire

et Elémentaire)   pour tout problème d’intégration. Il donne son accord pour les sorties   régulières (exemple : piscine) ou occasionnelles (exemple : visite   d’un lieu ou spectacle) après en avoir avisé l’Inspecteur de la   circonscription.

 

 

 

4°/ rôle   social

 

il est le correspondant pour   tous les partenaires de l’école, municipalité, associations, PMI, etc.

 

 

 

5°/ en   cas de vacance

 

En cas d’absence du directeur,   c’est l’enseignant le plus ancien dans l’école qui sera obligatoirement   chargé de cette fonction afin d’assurer la continuité du service.

 
 

Aides   éducateurs

 
 

1°/ aides   éducateurs, assistants d’éducation

 

c’est une qualification créée   en 1997 par les « emplois jeunes ». En 1999, ils sont plus de   40 000 personnes dans les écoles primaires. Depuis 2003, il y a des assistants   d’éducation.

 

Ils ne sont pas en charge de   situations d’enseignement sauf s’ils présentent une qualification pour   certaines disciplines (les langues étrangères par exemple). Dans tous les   cas, comme pour les intervenants extérieurs, l’enseignant est toujours   responsable de sa classe. Les aides éducateurs ne doivent pas se substituer   aux ATSEM, ni aux intervenants, ni aux personnes d’encadrement. Il doit y   avoir respect des emplois déjà existants

 

(loi AUBRY)

 

 

 

a/   Auxiliaire de Vie Scolaire : ces auxiliaires sont recrutés par des associations rattachées à   l’éducation nationale.

 

 


 

 

                       
 

FAMILLE ET LES COMMUNAUTES   FAMILIALES

 
 

 

 
 

Intervenants   extérieurs

 
 

Famille

 
 

Historique

 
 

On appelle   intervenants extérieurs des personnes qui interviennent au sein de l’école,   avec l’accord des enseignants, pour enrichir le projet pédagogique de l’école   ou de la classe que ce soit de façon régulière ou ponctuelle. Ces   interventions se situent dans le cadre d’un partenariat.

 

a/ intervenants occasionnels : ils peuvent être sollicités   lors d’une sortie scolaire ou pour une intervention de courte durée dans le   projet de classe (prestation d’un artiste, par exemple). Si cette   intervention est bénévole, l’autorisation du directeur suffit avec information   à l’inspecteur. Quoi qu’il en soit, l’enseignant aura à veiller à la qualité   pédagogique et éducative de la personne proposée. 

 
 

L’idée est largement répandue   que l’implication des parents dans la scolarité de leur enfant est un facteur   décisif dans la réussite scolaire.

 

a/ bons   traitements

 

b/ non   carence éducative

 
 

1991

 

Dispositif « Ecole   ouverte » est une opération qui consiste à ouvrir les établissements   hors temps scolaires pour accueillir des enfants et des jeunes qui ne   fréquentent pas ou peu les structures locales d’accueil et de loisirs. La   commission nationale « Ecole ouverte » fixe les orientations   générales et assure le suivi et le fonctionnement des groupes de pilotage   régionaux dont les services académiques constituent le pôle administratif. 

 

 


 

 

                           
 

INSTITUTIONS TERRITORIALES

 
 

 

 

 

 

Supérieurs à   la fois école et commune

 
 

Personnel   communal

 
 

Historique  

 
 

Le personnel   municipal se trouve sous la double responsabilité du directeur et de la   municipalité.

 
 

Les écoles primaires sont en   étroite relation avec les municipalités pour tout ce qui concerne l’entretien   des locaux, l’attribution du budget mais également pour les relations avec le   personnel mis à la disposition des écoles par les mairies. Un service spécialisé   municipal s’occupe de la gestion des questions scolaires du point de vue   administratif.

 

a/ élu   adjoint au maire

 

il est l’interlocuteur pour les   questions plus « politiques » (choix de projets, participation aux   conseils d’école, débats divers).

 

b/ personnel   de service

 

il assure l’entretien des   locaux. Ces catégories de personnels ne sont pas toujours présentes dans   l’école au même moment que les enseignants, mais leur collaboration est   nécessaire car ils sont également en contact avec les élèves.

 

c/ personnel   d’encadrement

 

il est affecté aux transports   scolaires, à la restauration, éventuellement à la garderie qui se déroule   hors temps scolaire. Ces catégories de personnels ne sont pas toujours   présentes dans l’école au même moment que les enseignants, mais leur   collaboration est nécessaire, car ils sont également en contact avec les   élèves.

 

c/ ATSEM

 

Agent Territorial Spécialisé   des Ecoles Maternelles a un rôle important au sein de l’école maternelle et   assiste au conseil d’école. La présence de ces agents est obligatoire dans   les EM. Les textes recommandent de nommer un ATSEM par classe. Ces agents   apportent une aide non négligeable aux enseignants pour l’entretien et la   mise en place du matériel éducatif (peinture, jeux, etc.) pour l’entretien du   mobilier et des locaux, mais aussi pour des activités éducatives (accueil des   enfants, soins corporels, animation). L’ATSEM peut surveiller un atelier sous   la responsabilité de l’enseignant et à sa demande.

 

d/   intervenants réguliers : spécialistes

 

ils sont en général requis pour   leurs compétences spécifiques (artistiques, culturelles, techniques ou   sportives). Ils apportent une ouverture sur l’extérieur strictement dans le   cadre des activités scolaires. Ils doivent être agréés par l’inspection   académique, ils sont rémunérés par la municipalité. (dans ce cadre, leur   nombre est soumis aux orientations municipales en matière d’éducation) et   leur participation au sein de l’école est débattue et organisée par le   conseil des maîtres. Dans tous les cas, le maître assume de façon permanente   la responsabilité pédagogique et la sécurité des activités scolaires.

 
 

1887

 

Un décret impose la présence   d’une « femme de service » dans toute école maternelle.

 

1971

 

La femme de service devient   ASEM, Agent Spécialisé des Ecoles Maternelles, pour la 1ère fois,   on reconnaît sa spécialité.

 

1992

 

ATSEM : Agent Territorial.   Ce dernier changement s’accompagne d’une plus grande exigence dans les   modalités de recrutement, les ATSEM devront posséder le certificat d’Aptitude   Professionnelle Petite Enfance (CAP Petite Enfance) pour travailler dans les   EM. Ils sont ensuite recrutés et nommés par la mairie, puis le directeur   donne son avis.

 

 


 

 

           
 

 

 
 

CYCLE I

 
 

 

 
 

CYCLE II

 
 

 

 
 

CYCLE III

 

 

2 – 6 ans :

Il s’agit de socialiser l’enfant et de le rendre autonome en accompagnant son processus de pensée.

 

1°/ développement cognitif : méthode expérimentale (fonctionnement de l’individu)

Davantage de maîtrise des savoir – faire de base : essor de l’intelligence.

Instauration de l’esprit critique. On peut aborder avec l’élève la transdisciplinarité. Développement de l’ORL.

 

2°/ développement linguistique (et cognitif) : psycholinguistique (traitement du langage par l’individu)

L’enfant a besoin du langage pour contextualiser ce qui lui servira de base pour comprendre le fonctionnement du code écrit (principe alphabétique : mettre en relation les unités graphiques et sonores) : travail cognitif.

Le langage devient davantage objet d’étude systématisé – conceptualisé – technique.

La littérature de jeunesse devient un outil culturel.

 

3°/ développement affectif : psychologie clinique / psychologie sociale (interaction de l’individu avec ses pairs)

L’école est dans beaucoup de cas le 1er rapport au savoir. Apprendre dans un groupe social n’est pas toujours aisé. Et en tout début de scolarité, il est difficile à l’enfant de se séparer de son environnement familial : d’où l’importance d’objets transitionnels et le fait que l’enseignant doive établir des « ateliers – rituels » afin que, très vite, l’enfant puisse y mettre des repères.

Il devient davantage autonome.

Approfondissement de son autonomie

 

4°/ développement moteur

 

5°/ développement physiologique

 

 

           
 

EPISTEMOLOGIE   GENETIQUE

 
 

1°/ Jean PIAGET

 

Psychologue suisse (1896 – 1980)

 

Fondateur de l’épistémologie génétique, le développement cognitif de   l’enfant est lié aux stades déterminés par l’âge et la maturation. L’enfant   apprend par action et ce que PIAGET étudie est la relation de l’enfant à   l’objet. L’enfant est égocentrique avant un certain âge, il est incapable de   saisir les relations de cause à effet (exemple : la conservation des   quantités).

 

Le langage apparaît comme un révélateur de la compréhension, comme   étant le signe d’une capacité d’abstraction. La pensée abstraite est donc   acquise avant le langage. L’enfant construit activement ses connaissances.   L’accroissement de la connaissance passe par différentes étapes, elles sont   appelées : les stades de l’intelligence. Elles apparaissent selon une   progression génétique. Le passage des différentes étapes vient du stade des   neurones. Toute l’humanité est passée par ces mêmes stades, dans le même   ordre.

 

a/ stade sensori-moteur : de 0 à 2 ans. L’activité   mentale et psychique est centrée sur son corps et ses propres actions.

 

b/ stade préopératoires : de 2 à 11 – 12 ans. Cela   commence progressivement à se décentrer de lui‑même. Son activité reste liée   à la matérialité des objets, car il ne symbolise pas énormément. Tout est lié   au réalisme des choses. C’est le raisonnement hypothético‑déductif : la   pensée libre et autonome anticipe sur l’avenir.

 

4 à 6 ans : logique d’action. Les choses n’ont pas de   propriétés : l’enfant sait raisonner sur les formes, mais ne sait pas   raisonner sur les transformations des objets (assimilation).

 

Passage entre 6 – 7ans : l’enfant va assimiler ce qu’il connaît   déjà. Le stade de déséquilibre va devoir remettre partiellement en question   sa logique interne : ses structures mentales devront accepter les   nouvelles.

 

7 à 8 ans : transformation, réversibilité, la connaissance   cristallisée est intemporelle. Il devient capable de dire la quantité de   matière qui reste la même (accomodation).

 

c/ stade opératoire formel : il se détache du concret pour   accéder au symbolisme. Assimilation + accomodation = équilibration majorante.   L’enfant s’adaptera donc à la nouveauté et il progressera en fonction de   cela.

 
 

ECOLE   COGNITIVISTE

 
 

1°/ Jérôme BRUNER

 

Psychologue   américain (né en 1915)

 

Un des fondateurs de l’école cognitiviste, il s’intéresse aux processus   qui rendent possible l’acquisition des connaissances. Il examine les   processus psychologiques qui interviennent dans le développement cognitif   pour voir si on peut les influencer. Le développement cognitif n’est pas lié   à l’âge mais à l’influence des agents de la culture qui forment l’esprit de   l’enfant.

 

L’enfant apprend par interaction : les relations affectives et   sociales sont plus importantes que la relation à l’objet. Le bébé sait capter   l’attention de sa mère, puis de son entourage et cet entourage agit comme   médiateur de la culture. Il n’est pas égocentrique, cherchant à capter   l’intérêt d’autrui.

 

Le langage apparaît comme un instrument servant de médiateur pour   atteindre l’abstraction. Il permet de se libérer de la perception immédiate,   de la transformer ce qui conduit à la compréhension. Le langage a une double   fonction : il représente et il communique la connaissance. BRUNER   considère que l’enfant construit activement ses connaissances.

 

L’accroissement de la connaissance passe par différentes étapes. Elles   sont appelées modes (ou systèmes) de représentation qui se complètent et   interagissent dans les apprentissages.

 

a/ mode de l’action

 

b/ mode iconique ou des images

 

c/ mode symbolique : représentation abstraite et   arbitraire par le langage ou des codes

 

Ces 3 modes se complètent et leur interaction est primordiale pour   l’apprentissage

 
 

 

 
 

1°/ Lev VYGOTSKI

 

Psychologue soviétique (1896 –   1934)

 

Son projet était de fonder une psychologie pratique tournée vers   l’intelligence des conditions permettant de développer toutes les capacités   de chaque enfant.

 

Connaissant les théories de PIAGET, il montre en quoi le langage du jeune enfant n’est   pas égocentrique et que le langage est d’emblée social et que loin de   dépérir, le langage se transforme par la suite en langage intérieur, jouant   un rôle de médiateur dans la formation de la pensée verbale au cours de   l’activité pratique de l’enfant.

 

Les concepts quotidiens traduisent le niveau de développement réel de   l’enfant, les concepts scientifiques, son niveau potentiel, sa « zone de   proche développement » : l’enseignant doit anticiper quelque peu en   stimulant l’activité intellectuelle de l’élève.

 

 


 


 

 

 

       
 

Ière   REPUBLIQUE

 
 

 

 

Septembre   1792

 

mai 1804

 
 

Le 10 août 1792, Louis 16 fut déchu de ses   fonctions par l’Assemblée Législative. Sur proposition de COLLOT D’HERBOIS,   la Convention Nationale proclama la République le 21 septembre 1792 au   lendemain de la bataille de VALMY. Le 22, tous les décrets furent datés de   l’An I de la République. Le 23, la République était reconnue « une et   indivisible ». Son avénement fut marqué sur le plan politique par   l’octroi du suffrage univsersel sur le plan social par plsieurs réformes en   faveur des masses populaires, sur le plan militaire par des victoires et la   formation de pluseurs « républiques sœurs », malgré la coalition de   l’Europe de l’Ancien Régime contre la France. La chute de ROBESPIERRE permit   à la Convention Thermidorienne, puis au Directoire de rendre au régime   républicain un caractère plus conservateur. Le coup d’Etat du 18 brumaire   (1799), instautant en France le Consulat orienta la République, maintenue en   droit, vers une dictature césarienne (Napoléon 1er). Le nom de   « République française » subsista encore quelques temps à côté de   celui de « Napoléon Empereur’ ». Dès 1806, toutefois, le calendrier   républicain était aboli et en 1808 ; on trouve sur les monnaires   « Empire Français ».

 
 

 

 

1789

 

Déclaration des   Droits de l’Homme et du Citoyen : Liberté – Egalité – Fraternité

 

a/ la morale – raison : tous les hommes et toutes les femmes sont   doués de raison. La morale est propre à la nature et non propre aux   croyances. Il apparaît évident que le fait de lire et d’écrire permet à tout   citoyen d’être moins manipulable.

 

b/ respect républicain des   différences : au nom de   l’esprit républicain, on rejette les différences

 

 

 

1792 :

 

projet de réforme CONDORCET :   avorté

 

Il propose une scolarisation laïque, obligatoire et gratuite jusqu’à 11   ans pour les filles et 12, pour les garçons. Les maîtres d’école s’appelleront   « instituteurs ». Ce projet sera avorté.

 

 

 

1801 :

 

Marquise de PASTORET

 

- école maternelle

 

Elle ouvre à Paris une salle d’hospitalisation pour enfants de 2 ans.

 

 

 

1816

 

ordonnance royale   avortée

 

Elle tente de mettre en place les fondements d’une instruction publique   primaire dans chaque commune, assortie d’un brevet de capacité pour devenir   instituteur et de l’élaboration de règlements pour l’instruction et les   méthodes. Mais cette décision est suivie de peu d’effets.

 

 

 

1816 : 29 février

 

ordonnance :   instruction pour tous

 

Elle imposait déjà aux communes d’assurer une instruction pour tous.   Elle imposait déjà aux communes d’assurer une instruction pour tous. Sa   gratuité pour les indigents sous le contrôle conjoint des personnels de   l’Etat et des Evêques (en 1837, un élève sur trois en bénéficie). Cette   ordonnance eut des résultats incontestables en matière de scolarisation.   Mais, faute de laïcité engageant moralement l’Etat auprès de chaque enfant,   la gratuité restait prise dans une dynamique d’assistance, et le contrôle du   respect de l’obligation manquait de rigueur.

 

 

 

1825

 

Création des Ecoles   Normales (EN)

 

 

 

1833 – 1835

 

GUIZOT

 

Il était protestant et ministre de l’instruction publique de 1835 à   1840 sous l’autorité de Louis-Philippe. Il envoie 500 inspecteurs pour   recenser la population des écoles primaires. Il impose une école primaire de   garçons pour les communes de plus de 500 habitants et pour chaque département   (les instituteurs doivent être payés de façon fixe), une école normale de   formation (par une loi de 1833). Sa mise en place est effectuée par les   libéraux pour développer l’instruction primaire obligatoire et gratuite. Elle   a connu l’opposition du clergé et des conservateurs qui voyaient dans cette   institution la main mise par les « rouges » et une menace pour   l’ordre établi. L’école normale de garçons deviendra progressivement une   institution qui systématisera les façons de faire et les contenus de   l’enseignement.

 

Les choix pédagogiques abandonnent les méthodes de l’   « enseignement mutuel » d’inspiration anglo‑saxonne (avec tutorat,   individualisation) pour se fonder davantage sur celles de l’   « enseignement simultané » dont l’organisation en divisions   s’inspire de celle des Frères des écoles chrétiennes.

 

Chaque école élémentaire comprend 3 divisions :

 

. celle accueillant les enfants de 6 à 8 ans

 

. ceux de 8 à 10 ans

 

. celle de 10 ans et plus

 

A côté de ces choix pédagogiques, de l’organisation scolaire de l’école   élémentaire, sont conçus et diffusés dans toute la France cinq « manuels   officiels ».

 

- bases de l’école d’Etat

 

a/ liberté de l’enseignement :   à côté d’établissement   religieux, des établissements non religieux peuvent être ouverts par les   communes.

 

b/ brevet de capacité pour   enseigner :

 

c/ certificat de bonne conduit   délivré par les maires ou curés : sur présentation de lettre d’obédience, les instituteurs   congrégationalistes recevaient ce brevet. La lettre d’obédience était une   lettre que le supérieur d’un ordre religieux peut remettre à un membre de sa   congrégation.

 

 

 

Contexte général

 

Depuis la loi GUIZOT, les communes ont la charge   de construire les écoles. Jules FERRY impose des plans modèles à suivre   impérativement. Tout ce que doit être l’école dans la République (matériaux,   fenêtres, etc.)

 

 

 

1835

 

Inspection primaire   d’Etat

 

Par ordonnance royale. Il y a vérification de l’ouverture de l’école   dans les communes.

 

 


 

       
 

 

 

 

 

IIème   REPUBLIQUE

 
 

 

 

 

 

Février   1848 – novembre 1852

 
 

Proclamée à la suite de la Révolution   française des 22 – 23 – 24 février et de l’abdication de LOUIS-PHILIPPE, elle   succéda à la monarchie de Juillet. Le gouvernement provisoire formée d’une   majorité de Républicains modérés et de quelques socialistes, imposés par les   forces révolutionnaire (Louis BLANC, ALBERT) adopta des mesures d’urgence :   dissolution de la chambre des députés et convocation des Français pour   l’élection au SU rétabli, d’une Assemblée Constituante (avril 1848). Celle‑ci,   en novembre 1848, vota la Constitution qui servit de base à la 2nd   République, proclamant le droit au travail (création de la commission du   Luxembourg et des ateliers nationaux), rétablissant les libertés de presse et   de réunion, abolissant la peine de mort pour motif poliutique et l’esclavage   dans les colonies. Aggravée par la révolution, la crise économique provoqua   une importante agitation politique révolutionnaire, finalement réprimée après   les émeutes du 23 au 26 juin 1848 par CAVAIGNAC auquel la commission   exécutive avait remis les pleins pouvoirs. Face au « péril rouge »,   les modérés et les conservateurs se regroupèrent dans le parti de l’Ordre qui   assura la victoire de Loui Napoléon BONAPARTE aux élections présidentielles   du 10 décembre 1848. La 2nd République ne survécut pas au coup   d’Etat du 2 décembre 1851 et un senatus consult, plébiscite les 21 – 22   novembre 1852, après une intense propagande, rétabloissait l’Empire procamé   le 2 décembre 1852 au profit de Napoléon III (2nd Empire).

 
 

1850 :

 

Loi FALLOUX

 

Compte de FALLOUX et on retient de lui un comportement clérical et   réactionnaire : il fait maintenir et restaure l’autorité de l’église sur   les enseignants. Les écoles sont placées sous l’autorité du prêtre et du   pasteur. Il y a valorisation de la lettre d’obédience par rapport au brevet   de capacité. S’il y a déjà une école privée dans une commune, il n’est plus   nécessaire d’y implanter une école publique.

 

 

 

1867 :

 

DURUY

 

Il crée une école de filles dans chaque commune de plus de 500   habitants et favorise la gratuité des écoles.

 

Création du certificat d’études primaires.

 

 


 

       
 

IIIème   REPUBLIQUE

 
 

1870 – 1940

 
 

 

 
 

1877 :

 

« Le Tour de France par 2   enfants »

 

Livre de lecture en Cours Moyens, découverte de la patrie française à   travers la fiction par les yeux de André et Julien.

 

 

 

1879:

 

loi Paul BERT

 

Obligation aux départements d’entretenir des EN de filles. Ce n’est pas   seulement pour soustraire l’enseignement des filles aux congrégations   privées, mais c’est surtout dans l’esprit de fabriquer un « corps   enseignant » digne de l’Ecole Républicaine, que les grandes lois laïques   préconisent de placer sous le contrôle de l’Etat la formation des   enseignants.

 

Certificat d’aptitude   pédagogique :   titre non religieux, formation pratique au métier, poursuite d’une scolarité   secondaire après la 3ème.

 

 

 

16 juin 1881

 

Gratuité de l’enseignement primaire

 

Cela a une signification laïque dans la mesure où la gratuité signifie   que l’instruction est une obligatoire de l’Etat envers les enfants et non   plus une œuvre d’assistance. On rejette également par là les fortunes personnelles.

 

 

 

Contexte général avec Jules FERRY

 

L’école est une collection hétérogène   d’établissements : initiative de notables, aucun tronc commun dans   l’éducation. L’Etat ne finance pas les établissements et ne recrute pas le   personnel.

 

 

 

28 mars 1882 :

 

lois FERRY

 

- sectorisation

 

Concernant les écoles primaires, cela sera désormais aux communes de   procéder au « découpage scolaire ». les secteurs scolaires sont   définis par le maire concerné et l’Inspecteur de l’Education Nationale de la   circonscription. Elles ont également en charge l’entretien des bâtiments et   annexes (cantines, gymnases), leur construction, l’aménagement des cours de   récréation et l’achat de matériel pédagogique. Le personnel de service, les   agents d’entretien, les ATSEM (Agents territoriaux Spécialisés) pour l’école   maternelle.

 

- EN pour les filles

 

- école laïque : 28 mars 1882

 

Par cette loi, l’école primaire devient obligatoire et en conséquence   pour pouvoir être l’école de tous, laïque. La laïcisation implique :   définition de programmes qui remplacent l’enseignement du catéchisme par   l’instruction civique ; laïcisation des locaux scolaires ;   interdits aux ministres des cultes.

 

 

 

Contexte général après Jules FERRY

 

L’EM est intégrée à l’école primaire.   Auparavant, l’EM était sous forme de salles d’asile. Les mères des enfants   travaillaient généralement dans des usines de textile. On a établi dans ces   salles un programme adapté au niveau de l’enfant : il y aura plus de   jeu.

 

 

 

L’unité   fonctionnelle est assurée par le statut juridique : l’Etat, le   département, la municipalité. La cohérence est telle que l’enseignement   primaire a gardé une structure unique avec un seul programme :   l’inspection, les moyens de faire l’école.

 

a/   l’Etat : définit les   programmes et paie

 

b/ le   département : chargé de superviser   les programmes édités par l’Etat avec un inspecteur d’académie

 

c/ la   municipalité : dépenses   matérielles

 

 

 

La pédagogie   de Jules FERRY : pédagogie active

 

a/   calcul : on enseigne à   raisonner et à réfléchir. On introduit des problèmes structurés

 

b/ en   sciences : la leçon de   chose : l’expérimentation, questionnement, raisonnement pour comprendre   le fonctionnement des choses

 

c/ histoire   – géographie : la supériorité de   la civilisation moderne, car auparavant la barbarie (empire colonial,   universalité universelle des idées) : il fallait rendre sensible les   élèves au dévouement de la patrie : finalité politiques, grandes figures   nationales.

 

 

 

Pauline   KERGOMARD : le jeu en tant qu’outil d’apprentissage à l’EM. Il y a   organisation de recrutements dans les écoles normales entre 81 et 87.

 

 

 

1884 :

 

Création du droit syndical

 

 

 

30 octobre 1886 :

 

Loi GOBLET

 

- laïcisation du personnel   des établissements scolaires publics

 

Le seul point qui fasse objet de débat dans la discussion sur les lois   FERRY, même lorsqu’un s’agit de gratuité ou d’obligatoire, c’est la laïcité   en tant qu’elle pourrait fonder une existence morale : les catholiques   niant qu’on puisse avoir une morale sans religion, les républicains soutenant   qu’au contraire cette possibilité était meilleure, car la morale en serait   d’autant plus autonome.

 

- les 3 niveaux de   l’enseignement primaire

 

a/ première éducation : école maternelle

 

b/ école primaire   élémentaire : certificat   d’étude

 

c/ école primaire   supérieure : brevet   élémentaire – brevet supérieure

 

 

 

1889 :

 

Fonctionnariat des instituteurs

 

Avant 1889, les instituteurs étaient payés par les communes.

 

 

 

Contexte général

 

A la du XIXème, la France est marquée   par la diversité linguistique, culturelle et sociale. Il fallait unifier un   pays avec l’esprit national englobant toutes les idées hétéroclites.

 

 

 

9 décembre 1905 :

 

Loi défendue par Emile COMBES, Jean   JAURES, Aristide BRIAND

 

- séparation de l’Eglise et   de l’Etat

 

La République y assure ce qui la fonde : la liberté de conscience   et se définit elle‑même en conséquence comme séparée, non subordonnée à un   pouvoir théologique, mais non opposée aux croyances religieuses, puisque, en   conséquence du principe de la liberté de conscience, elle garantit le libre   exercice des cultes. La loi de séparation   ne contient pas le terme de laïcité qui apparaît pour la première fois dans   l’article premier de la Constitution de la 4ème République en 1946 : « La   France est une République indivisible, laïque, démocratique et   sociale. ». En 1905, la République assure et garantit, elle ne se   prononce pas sur les croyances qui relèvent du domaine subjectif, intime.   Elle se contente d’en garantir le livre exercice, c’est‑à‑dire la possibilité   de leur manifestation objective, externe.

 

 

 

1919 :

 

Création des cours professionnels et   des écoles d’enseignement technique

 

Loi ASTIER

 

Subvention aux établissements techniques privés

 

 

 

1923 :

 

Réforme Paul LAPIE (Antoine PROST)

 

Bouleversement pédagogique

 

 

 

1924 :

 

Même programme pour les garçons et les   filles

 

Les fonctionnaires ont le droit syndical.

 

 

 

1933 :

 

Instauration de l’examen d’entrée en 6ème  

 

 

 

1934 :

 

Gratuité de l’enseignement secondaire

 

 

 

1937 :

 

Réforme Jean ZAY

 

- obligation scolaire jusqu’à   14 ans

 

 


 

       
 

IVème   REPUBLIQUE

 
 

1944 – 1958

 
 

 

 
 

1944 – 1947 :

 

Plan LANGEVIN – WALLON : avorté

 

- prévoyait scolarité   obligatoire jusqu’à 18 ans

 

 

 

1956 :

 

Réforme BERTHOUIN

 

- obligation scolaire jusqu’à   16 ans

 

 

 

Contexte général

 

On part du principe que la culture aide à   s’orienter, la culture étant fondée sur les valeurs républicaines et   démocratiques. Désormais, apprendre signifie se cultiver, entrer dans le   monde humain et être capable de faire des choix en fonction de critères issus   du caractère théorique. S’inscrire dans une histoire qui a précédé et   continuera.

 

 


 

       
 

Vème REPUBLIQUE

 
 

1958 è

 
 

Avec la constitution de la 5ème   République, la République respect le principe de laïcité de la 4ème   et se prononce sur les croyances. Elle veut ainsi obliger à les tenir pour   responsables.

 
 

 

 

1959 :

 

Loi DEBRE

 

Prise en charge par l’Etat du traitement des maîtres de l’enseignement   privé et instauration de contrats simples et d’associations en vertu de la   liberté qui est donnée à chacun d’ouvrir un établissement d’enseignement ce   qui permet l’existence de nombreuses écoles privées, religieuses ou laïques.

 

 

 

1963 :

 

Réforme CAPELLE – FOUCHET

 

Les élèves sont dans la même classe de la 6ème à la 3ème   afin de résoudre l’hétérogénéité.

 

- C.E.S.

 

Collèges d’Enseignement Secondaire : il y a 3 filières :

 

. filière longue : classique et moderne, type I

 

. filière courte : moderne, type II

 

. classes de transition (ou classes pratiques) : type III

 

Par le pilier d’orientation, à partir de la 5ème, de   nombreux élèves sont orientés vers les Collèges d’Enseignement Technique : C.E.T.

 

 

 

1968 :

 

Disparition du latin des classes de 6ème  

 

 

 

1969 :

 

Disparition du latin des classes de 5ème  

 

 

 

1975 :

 

Loi d’orientation

 

Par cette loi, on constate une diminution de l’enseignement spécialisé

 

Réforme HABY

 

- Création du collège unique

 

Ajout d’options pour choisir d’autres disciplines. Les bons élèves   prenaient les options à haute valeur ajoutée, cela se faisait bien souvent   des catégories sociales.

 

 

 

1977 :

 

Loi GUERMEUR

 

Aide financière pour la formation des enseignants

 

 

 

1981 :

 

Z.E.P.

 

Zones d’Education Prioritaire

 

Les 1ères sont instituées en 1982. Leur but est de lutter   contre l’échec scolaire. C’est un concept novateur, né d’une volonté   politique qui se veut être un instrument privilégié de lutte contre les   inégalités devant l’école. Il y a donc reconnaissance de la non‑égalité   scolaire à travers le principe de la « discrimination positive »   selon lequel il convient de donner plus à ceux qui ont moins.

 

 

 

1983 :

 

Loi de décentralisation

 

 

 

1986 :

 

Baccalauréat professionnel

 

 

 

1989 :

 

Loi JOSPIN du 10 juillet

 

- dite d’   « Orientation »

 

Elle modifie et complète la loi de 1975

 

1°/ égalité des chances :

 

La 1ère mission du système éducatif est de contribuer à   l’égalité des chances et de donner, à tous un niveau de qualification   reconnu.

 

2°/ l’enfant au centre de ses   apprentissages :

 

Cette loi enraye la passivité de l’élève et de la pédagogie frontale.   Il n’y a pas d’apprentissage possible sans implication active dans les   processus d’apprentissage. Désormais, apprendre signifie construction   personnelle du savoir en cela que le savoir devient résultat d’un processus   personnel propre à chaque enfant qui engage cette quête au savoir :   chercher et trouver. L’élève est rendu responsable de son savoir : les   activités devront solliciter son intérêt. L’enseignant devient alors   médiateur entre l’activité intellectuelle et le savoir. Cela fait référence à   ROUSSEAU, PIAGET, VYGOTSKY, BRUNER.

 

3°/ cycles de 3 ans sont   créés :

 

L’élève est placé au centre des apprentissages.

 

a/ cycle I : apprentissages premiers :   la langue orale est affirmée comme priorité

 

b/ cycle II : apprentissages fondamentaux

 

La nouveauté est de relier l’école maternelle de celle primaire. Et,   par rapport au système précédent, l’enfant du CP aura une année   supplémentaire pour acquérir toutes les compétences du lire – écrire. Pour   l’enfant en retard, le saut de classe qui posait un problème quant à la   maturité psychologique de l’enfant pourra être estompé. L’élève peut   davantage progresser à son rythme.

 

c/ cycle III : approfondissements

 

4°/ évaluations :

 

Il existe des évaluations nationales : au CE2 et en 6ème.   Il est possible également au CP.

 

5°/ rythmes scolaires :

 

5 périodes de travail ( 7 semaines) séparées de 2   semaines de repos

 

 

 

1993 :

 

Recrutement des professeurs des écoles   dans les écoles privées

 

Sur le même code que ceux du public. Cela entraîne le contrôle   pédagogique et financier de l’Etat.

 

 

 

1995 :

 

Programmes

 

Priorité au langage

 

 

 

1999 :

 

REP

 

Contrat de réussite :

 

a/ un égal accès de tous au   savoir

 

b/ maîtrise de la lecture et du   langage

 

c/ développement des activités   culturelles et sportives

 

d/ scolarisation précoce

 

e/ soutien aux élèves en   difficulté et lutter contre les échecs scolaires

 

f/ éducation à la citoyenneté   morale et civique

 

g/ liens renforcés entre école   et parents

 

h/ école ouverte aux   partenariats

 

i/ outils pour évaluer

 

j/ accompagner les enseignants

 

 

 

2002 :

 

Nouveaux Programmes

 

2nd bouleversement pédagogique depuis 1923

 

 

 

3 mars 2004 :

 

Projet de loi adopté par le parlement

 

« Dans les écoles, les collèges et les lycées publics, le port de   signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une   appartenance religieuse est interdit. »

 

 

 

 


 

 

 

       
 

ALPHABETISATION   /

LA MAITRISE

DE

  LA LANGUE

 
 

 

 
 

 

 
 

 

 

L’école est chargée de transmettre et faire acquérir par tout élève des   connaissances, contenus disciplinaires définis par la loi dans le cadre de   programme. La fonction de l’école est de transmettre et, par là, de former.

 

 

 

1°/ Les programmes

 

Les programmes définissent ce qui s’impose à tous, maîtres et élèves.   Ils fondent le sens de l’obligation scolaire. Comme toute loi, ils ont un   caractère abstrait. Ils définissent le maître et l’élève par ce qu’ils ont,   l’un à enseigner, l’autre à apprendre et qui s’impose à tous, quelles que   soient par ailleurs les conditions de mise en œuvre, c’est‑à‑dire   d’interprétation pédagogique des programmes qui relèvent en France de la   liberté pédagogique.

 

 

 

2°/ Les Nouveaux programmes

 

Parler, lire, écrire et acquisition d’une culture littéraire.

 

 

 


 

       
 

LAÏCISATION

 
 

 

 
 

La racine grecque « laos »   signifie peuple. Ils sont ceux qui n’ont pas de fonction sacerdotale et n’a   donc aucune valeur d’opposition à la religion, mais énonce bien une   séparation celle qui passe entre les laïcs (qui constituent le peuple de   Dieu, les simples fidèles) et les clers (ses officiants, ses officiers, ses   fonctionnaires). Les profanes, ceux qui sont devant le temps « pro   fanum », donc en dehors.

 

Tout pouvoir, et d’abord avec les   dictatures, est mis en péril par la diffusion large de la capacité à   contrôler les énoncés qui règlent les pratiques sociales. On comprend mieux   que la laïcité soit liée indissolublement à l’école : c’est en même tels   que s’affirment la revendication de l’instruction pour tous, la contestation   des pouvoirs de caste et des valeurs qu’ils imposent, et l’exigence d’un droit   d’autodétermination que doit garantir la puissance publique. Avec le   néologisme « laïcité », il s’agit toujours de signifier le peuple   comme séparé, mais l’axe de la séparation ne passe plus entre laïcs et clercs   au sein d’un même lein religieux. Il passe désormais entre un plan religieux   et un plan civil, conçu indépendamment de la religion et investi d’une   dignité, reconnu comme porteur de valeurs morales spécifiques.

 
 

 

 

L’école ne doit pas prendre position au niveau des religions.   Cependant, pour tout ce qui touche aux valeurs de la République, l’école a à   affirmer la position républicaine : à ce niveau, elle ne doit pas rester   neutre. L’égalité entre les Hommes est universelle et intangible.

 

La religion est une chose comme une autre, et la liberté de culte est   reconnue. Ainsi, un jour par semaine est libéré à cet effet. L’école est une   affaire d’Etat en matière de République en tant que direction de conscience   ou d’enseignement.

 

 

 


 

       
 

CITOYENS   RESPONSABLES LE « VIVRE ENSEMBLE »

 
 

 

 
 

 

 
 

 

 

Dès 1932, notre ministère de l’Education Nationale quitte son   appellation « Instruction Publique ». Les phénomènes sociaux et la   montée de la violence au sein de l’école ne sont pas étrangers à cette   préoccupation qui grandit depuis une vingtaine d’années. La citoyenneté ne se   limite pas à la connaissance des institutions, ni aux comportements relatifs   à la civilité, mais au « vivre ensemble ». Les événements nationaux   et internationaux attisent les querelles identitaires et l’école se trouve   interpellée sur des questions qui touchent au principe de laïcité et de   tolérance.

 

 

 

1°/ Les Nouveaux programmes

 

L’éducation citoyenne qui doit être une dimension permanente de la vie   quotidienne à l’école.

 

 

 

2°/ Définitions

 

INTERDIRE : ce n’est pas opposer une   violence plus forte à une autre moins forte. C’est opposé à la violence   symbolique, des énoncés qui font loi pour tous, y compris pour ceux qui les   transmettent. Interdire, c’est du dire qui circule pour tous.

 

POLITESSE : code du rapport entre   individus

 

 

 

3°/ DURKHEIM

 

L’intelligence de la morale

 

« Enseigner la morale, ce n’est pas la prêcher, ce n’est pas   l’inculquer, c’est l’expliquer. Or, refuser à l’enfant toute explication de   ce genre, ne pas chercher à lui faire comprendre les raisons des règles qu’il   doit suivre, c’est le condamner à une moralité incomplète et   intérieure ».

 


 

PAOLA BERTOCCHINI : formateur en didactique des langues et professeur à l’ITC en 2001 a mis en avant que la pédagogie d’un enseignant peut osciller entre 2 pôles, une logique dite de l’enseignement et une logique de l’apprentissage. Voyons plutôt :

                       
 

LOGIQUE   DE L’ENSEIGNEMENT

 
 

LOGIQUE   DE L’APPRENTISSAGE

 
 

Enseigner

 
 

Permettre un apprentissage   autonome

 
 

Former aux   méthodes d’apprentissage

 
 

Laisser les élèves mettre en   œuvre leurs propres stratégies individuelles d’apprentissage

 
 

Prendre en   compte les exigences institutionnelles

 
 

Se centrer sur l’apprenant

 
 

Intervenir   activement auprès des plus faibles en les sollicitant et en leur fournissant   les moyens de progresser à partir de leur niveau

 
 

Permettre aux plus forts   d’utiliser au maximum leurs capacités d’apprentissage

 
 

Maintenir les   conditions d’un enseignement collectif en assurant une progression collective   a priori

 
 

Permettre l’individualisation   des apprentissages

 

 

BEHAVIORISME :

C’est l’acquisition d’automatismes et des  pré – requis. La théorie du behaviorisme est la théorie du conditionnement. On stimule l’enfant pour qu’il réponde d’une façon bien particulière.

1°/ origine à la multiplicité des réponses

Chacun comprend en fonction de sa capacité de transfert (utiliser ses connaissances : pré requis, représentations initiales), cela dépend également de sa compétence métacognitive : sa capacité à organiser sa mémoire de travail et à en contrôler le fonctionnement.

2°/ l’apprentissage :

Il doit viser la production d’une réponse réflexe – automatisée, engendrée par l’association entre un stimulus inconditionnel (connaissance implicite de la langue) et un stimulus conditionnel (référence) débouchant sur une réponse.

 

COGNITIVISME :

Pré – acquis, situation – problèmes, évaluation initiale, contrat didactique, erreur : dynamique de l’apprentissage, évaluation formative (feed – back), construction de connaissances

Le modèle cognitiviste de l’apprentissage a mis en évidence un grand nombre de comportements cognitifs des élèves face à une même situation d’apprentissage. C’est une méthode capable de tirer des leçons de tous les raisonnements : le cerveau est alimenté de flux et d’influx. C’est la notion de computation.

 

CONSTRUCTIVISME :

Travail en groupe – conflit sociocognitif

Il s’agit de donner du sens aux apprentissages. L’erreur est une étape du processus.

1°/ obstacle et conflit sociocognitif :

La notion d’obstacle peut être enrayée par un conflit sociocognitif d’où l’importance du travail en groupe qui développera une opération mentale.

2°/ travail en groupe :

ATTENTION ! MEIRIEU : avec le travail en groupe, l’accent sera mis davantage sur le produit du travail et non plus sur le processus. L’exigence de l’apprentissage sera oubliée. Une complicité ne doit pas être une fin en soi, mais doit être au service de l’apprentissage

 

MOUVEMENT D’EDUCATION NOUVELLE (1905 – 1930) :

Les œuvres fondamentales à ce mouvement ont été écrites entre 1909 jusqu’aux années 20. Pour thèmes, il y a eu critique de l’école traditionnelle. Cette école était essentiellement livresque et elle faisait abstraction du besoin affectif des enfants (centres d’intérêt, par exemple). Ce mouvement a également fait référence à des auteurs, tels que ROUSSEAU (et L’Emile). Ce mouvement s’est donc orienté vers de la psycho – pédagogie, teintée des idées coperniciennes : il faut connaître le développement psychologique de l’enfant afin d’en faire une pédagogie. Par ailleurs, l’école se devait de préparer les enfants à la vie : l’école devait toujours instruire, mais également préparer l’enfant à être un citoyen, donc développer ses facultés.

1°/ contexte historique : loi de 1905, 1ère guerre mondiale (1920 : Société Des Nations), 1929 : limite du libéralisme absolu avec la crise boursière.

2°/ contexte social : psychologie expérimentale et psychologie de l’enfant de Alfred BINET, psychologie de l’adolescent de S. HALL, essais de FREUD.

3°/ contexte pédagogique : 1930 : FREINET, MONTESSORI, Adolphe FERRIERE, Edouard CLAPAREDE, Ovide DECROLY, John DEWEY.

 

PEDAGOGIE FONCTIONNELLE :

Il s’agit de lier les apprentissages aux besoins afin de régler les problèmes au savoir.

 

PEDAGOGIE INSTITUTIONNELLE (années 60) :

FREINET, FONTVIELLE – OUVY

Des problèmes de discipline commencent à apparaître. On calque alors le fonctionnement de la classe sur la société. L’enseignant coordonne les travaux et la classe est un lieu d’échange. Le maître incarne la loi et il a un droit de veto. Les règles de vie et les travaux sont décidés par l’ensemble du groupe et la responsabilité est mis en avant. L’outil d’apprentissage est la coopération.

 

PEDAGOGIE PAR OBJECTIF ou PEDAGOGIE DIFFERENCIEE :

L’école obligatoire impose à tous les élèves l’acquisition des mêmes connaissances, définies par des programmes et des compétences à atteindre. A l’école, tous les élèves, réunis en collectivité pour une même tâche, apprendre, sont égaux en droits et en obligations. Cela n’interdit pas, mais au contraire suppose, une adaptation de l’enseignement aux élèves : pédagogie différenciée.

Dans un groupe ‑ classe, il y a bien souvent un gros souci d’hétérogénéité à gérer de la part de l’enseignant. Il y a donc diverses stratégies pédagogiques

1°/ différencier n’est pas individualiser :

Individualiser consisterait idéalement à attribuer à chacun selon ses besoins un apprentissage particulier. Différencier indique que l’enseignant utilise les différences de niveau de chacun afin de faire avancer en commun les mêmes tâches et les mêmes apprentissages pour tous. Mais, cela indique également qu’enseigner serait rompe, par un souci d’équité, avec une certaine forme d’égalité de traitement pour produire de l’égalité.

2°/ PRZESMYCKI:

La pédagogie se définit comme

a/ pédagogie individualisée : reconnaît l’élève comme une personne ayant ses représentations

b/ pédagogie variée qui propose un éventail de démarches : selon les rythmes d’apprentissages différents, dans des durées variables par des itinéraires diversifiés, sur des supports différents et dans des situations non identiques.

c/ les pistes possibles :

. différenciation par les procédures : une mise en commun peut être l’occasion d’analyser les différentes procédures de élèves et d’en analyser certaines erreurs : distinguer avec les élèves les erreurs provenant d’une mauvaise interprétation de la situation, celles d’une mauvaise gestion d’une solution par ailleurs viable, celles qui traduisent des erreurs d’exécution de calcul, par exemple.

. différenciation par les ressources disponibles et les contraintes imposées : pour l’enseignant, il s’agit d’adapter la situation de référence qui est la même pour tous, aux capacités et aux besoin d’apprentissages actuels des élèves en choisissant soigneusement les valeurs données à certaines variables de la situation : ressources disponibles (aides), contraintes imposées (temps d’exécution, support quadrillé ou non). L’intérêt de cette situation est que des confrontations de solutions restent possibles avec le même type de questions posées.

. différenciation par les rôles : les élèves jouent des rôles différents. Les compétences varient selon les rôles. On répartira donc les élèves en tenant compte des compétences et des besoins d’apprentissage de chacun.

. différenciation par la tâche : mise en place d’ateliers. Les activités sont proposées en fonction des besoins évalués des élèves ou en fonction des projets personnels. Ce type d’atelier ne doit ni être systématisé (car groupe de niveau), ni constituer la seule forme de prise en compte des divers états de connaissance des élèves de la classe.

3°/ PERRENOUD :

Il a été un de ces pédagogues qui a reconsidéré positivement les différences entre les élèves.

 

PEDAGOGIE DU PROJET :

Le projet participe à la construction du sens et du savoir. Il permet à l’enfant de se positionner en tant qu’acteur et non plus récepteur.

1°/ évaluation formative :

Il faut savoir où l’enfant en est et ce qui lui reste à faire en vue d’un but ou d’une finalisation. C’est donc en cela que c’est une pédagogie médiatisée : clarifier les besoins et les manques, planifier une démarche.

 

PEDAGOGIE TRANSMISSIVE :

C’est une transmission des savoirs de façon traditionnelle qui est de gérer par des récompenses la réponse juste et par punitions les erreurs.

1°/ pédagogie de la réponse : manière ascendante en cela qu’elle empile les connaissances ce qui amplifie la sélection sociale.

2°/ pédagogie du problème : manière descendante : les élèves développent une stratégie pour construire leur savoir.

 

RENOVATION PEDAGOGIQUE (1968 – 1990) :

1°/ contexte pédagogique : démocratisation de l’enseignement secondaire.

 

 


 

DEPUIS 1989 :

L’attention n’est plus dirigée sur les savoirs, mais sur les savoir-faire en fin de cycle.

Si l’enfant sait faire, il maîtrise la connaissance implicite nécessaire pour l’exercice. Avant, ceux qui échouaient, étaient sélectionnés. La compétence témoigne que la connaissance est assimilée.

       
 

AVANTAGES

 
 

1°/ meilleure adaptation pédagogique :

 

Cela permet à   tout instant à l’enseignant de savoir où en sont ses élèves en se référant à   la liste des programmes. Il peut réajuster son enseignement en fonction des   difficultés des élèves (changer de méthode, condition de travail)

 

 

 

1°/ meilleure efficacité quant à l’application des programmes :  

 

Ces   réajustements en fonction des programmes permettent à l’enseignant de mieux   cibler les priorités.

 
 

INCONVENIENTS   aux programmes de 1995 (cela sera pris en compte dans les programmes de 2002)

 
 

 

 

1°/ instrumentalisation :   la dimension culturelle risque d’en être occultée

 

Exemple concernant le « savoir lire » : on risque de réduire l’acte à   sa fonction, alors que le savoir lire induit une manière de rencontrer des   mondes nouveaux, entrer dans une autre culture.

 

 

 

2°/ préoccupations de   l’enseignant : « Sait-il faire ? » au lieu du   « Est-ce que cela l’intéresse ? »

 

L’enseignant   s’intéresse alors davantage au taux de réussite de ses élèves. Cette   modification sera apportée aux programmes

 

 

 

3°/ retour à   l’instruction

 

Instruire,   c’est donner des outils pour nourrir l’esprit de l’enfant pour qu’il puisse   comprendre le monde et se diriger dans sa vie.

 


 

Dans le contenu pédagogique, cela n’est pas tant que cela bouleversé. Mais l’esprit change radicalement, notamment en termes de transversalité et de l’accent mis sur la maîtrise de la langue. Les élèves sont tirés vers le haut, tout comme les programmes sont ambitieux.

 

   
 

PROGRAMMES   2002 : bouleversement pédagogique

 
 

1°/ ambitieux :

 

a/ culture scolaire : elle doit être partagée, cela contribuera à établir une égalité des   chances pour tous par la suite.

 

b/ concernant les disciplines : elles doivent être solides et   par ailleurs, on introduit des disciplines nouvelles, telles que   l’informatique, l’environnement ou encore des activités corporelles (danse,   par exemple)

 

c/ organisation des compétences :

 

- rationnelle : raisonnement

 

- sensible : le sens du beau, goût et de l’art

 

- pratique : fabrication, mise en œuvre

 

- théorique : abstraire

 

d/ introduction du plaisir de s’exprimer – d’apprendre – de   comprendre : auparavant, le   plaisir était un détour pour amener l’élève à s’intéresser. Aujourd’hui, que   l’élève se fasse plaisir est l’objectif.

 

e/ PPAP : Programmes   Personnalisés

 

 

 

2°/ axe central :

 

L’axe central   des apprentissages est la maîtrise de la langue française. On a pris   conscience de l’implication d’une mauvaise maîtrise de la langue française.

 

a/ exclusion des relations aux autres :

 

b/ exclusion de la culture écrite : la culture orale apporte comme   souci que l’élève ne prend pas de recul critique suffisant.

 

Donc, il y   aura une forte probabilité d’autant à   basculer dans la violence, du fait d’une mauvaise verbalisation, le ressenti   trouvera ce biais pour être extériorisé.

 

c/ jeu théâtral :

 

d/ littérature: au cycle 3, la littérature est introduite (5h par semaine). Les élèves   lisent des œuvres complètes, afin de voir la progression d’une histoire   (adaptée à son âge).

 

e/ transversalité de la langue : chaque matière doit contribuer à cette maîtrise.

 

 

 

3°/ certaines réhabilitations :

 

a/ le par cœur :

 

b/ « la belle écriture » : négligence auparavant sur la   façon dont l’élève écrivait, l’accent était mis davantage sur l’expression.

 

c/ interdiction de la méthode globale : la méthode semi-globale est   autorisée, tout comme la méthode syllabique.

 

 


 

 

       
 

INDIVIDUALISATION   DE L’OBSERVATION ET DE L’EVALUATION

 
 

Il est utile   de voir où en est l’état du savoir de chaque élève afin de mieux adapter sa   pédagogie.

 
 

SOULAGEMENT   DE L’EQUIPE PEDAGOGIQUE

 
 

1°/ RASED :   Réseau d’Aide Spécialisée aux Elèves en Difficulté

 

Dispositif   ressource apportant une aide à la mise en place de réponses pédagogiques   adaptées concernant des difficultés scolaires. Cette structure est constituée   d’une équipe d’enseignants spécialisés qui interviennent dans les écoles   élémentaires et préélémentaires, toujours en concertation avec le maître de   la classe et en accord avec les parents. Les membres du RASED assistent au   conseil d’école et interviennent sur plusieurs établissements. Ces   enseignants sont des professeurs des écoles ayant passé un diplôme : le   CAPA‑SH : Certificat d’Aptitude Professionnelle pour Aide Spécialisée,   les enseignements adaptés et la scolarisation des élèves en situation de   handicap, depuis 2004. Ils utilisent le jeu afin de débloquer scolairement   les enfants et diversifient les approches.

 

a/ prévention : éviter l’installation, renforcement ou   amplification d’une difficulté

 

b/ remédiation : lorsque les difficultés s’avèrent durables et les   écarts d’acquisition sont importants.

 


 

   
 

LES GRANDS   CHANTIERS DE L’ECOLE

 
 

1°/ dispositifs :

 

a/ la main à la pâte

 

b/ éducation artistique et culturelle : en 1992, classes d’aménagement   du temps scolaire et des rythmes de vie

 

c/ intervenants extérieurs

 
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