PSYCHANALYSE ACTIVITE - ADAPTATION
a Dans les différents paramètres 2
b L’écueil à ne pas commettre_ 2
c En rapport avec « passivité »_ 2
iii Dans la globalité des distinguos psychanalytiques 2
i Du point de vue purement caractérologique 3
b Au‑delà : le phénomène de persévération 4
aDans les différents paramètres
L’activité est l’un des facteurs de la vie psychique, au même titre que l’intelligence ou l’affectivité. Elle en est même en quelque sorte le moteur.
L’activité est l’une des trois propriétés fondamentales du caractère selon la classification de HEYMANS‑LE SENNE (les deux autres étant respectivement l’émotivité et le retentissement).
Pour les caractérologues, il existerait d’importants rapports entre l’activité et l’émotivité.
L’émotivité est l’ « énergie » de l’Individu, simple machine, laquelle effectue le mouvement. L’activité désigne la « souplesse » avec laquelle elle répond aux sollicitations en utilisant cette énergie mise à disposition.
bL’écueil à ne pas commettre
Il ne faut pas confondre l’activité, laquelle est constante et dirigée, avec l’agitation, laquelle conduit un Sujet vers plusieurs buts sans résultat constructif. Par ailleurs, des motifs autres que le désir d’activité peuvent guider un Sujet à agir, c’est le cas de l’émotivité.
c En rapport avec « passivité »
Est actif tout Sujet qu’un besoin régulier pousse vers l’action. Est inactif l’individu qui agit à son corps défendant, et avec peine. Généralement, les difficultés décuplent le besoin d’agir d’un Sujet actif. Elles stimulent ses forces. Il y voit une raison supplémentaire de poursuivre son but. L’inactif, au contraire, est facilement rebuté par les obstacles, et le découragement stoppe ses efforts.
Ils sont plutôt tournés vers l’action, et, emportés par elle, ils deviennent généralement des hommes d’affaire, des ambitieux. Leur volonté d’action est remarquable et leur permet de modeler les événements extérieurs à l’image de leurs vastes desseins.
On peut citer en exemple NAPOLEON ou encore VICTOR HUGO.
Au contraire ; ils sont plutôt ramenés vers la vie intérieure, la conscience d’eux‑mêmes.
Cela représente un des couples d’opposés fondamentaux dans la vie psychique. Il spécifie des types déterminés de buts pulsionnels. Considérée d’un point de vue génétique, l’opposition actif, passif serait la première par rapport aux oppositions ultérieures dans lesquelles elle vient s’intégrer : phallique, castré et masculin, féminin.
aAffect
L’actualisation de l’affect dans la répétition fut bientôt considérée comme faisant de fait l’obstacle à l’indispensable remémoration. Le passage de la théorie d’un blocage par choc affectif, à la reconnaissance de la place des symptômes dans l’histoire subjective du désir, renvoyait l’expression affective à une fonction éventuelle de résistance à la compréhension. Mais, inversement, une trop grande distance affective dans l’association (l’intellectualisation outrancière de la névrose obsessionnelle), pouvait priver du minimum de reviviscence nécessaire à emporter la conviction dans la reconstruction interprétative.
Comportement par lequel le Sujet ajuste, de façon satisfaisante, ses propres besoins aux impératifs du milieu extérieur.
Il existe entre les hommes de très grandes différences dans la qualité et la rapidité de l’adaptation. Si le Sujet s’adapte aisément à son entourage, nous nous trouvons en présence d’un type extraverti. Si, en revanche, le Sujet vit retiré et redoute le monde, il s’agira très probablement d’un type introverti.
bSa source
L’intelligence de l’Homme confère cette souplesse qui, devant l’obstacle, force à réfléchir et à juger de la meilleure conduite à adopter.
cSon rôle
Toute la personnalité du Sujet est englobée dans cette notion fondamentale d’adaptation qui lui permet de survivre dans le monde. Les facteurs essentiels sont en effet mobilisés ‑mémoire, souplesse, affectivité‑ afin d’équilibrer les tendances de l’individu face aux possibilités qui lui sont offertes, voire même, selon le degré d’adaptabilité, pour transformer les difficultés à son avantage et les réduire.
dCe qu’en disent…
Pour PIAGET, l’adaptation enfantine serait composée de deux facteurs : l’assimilation et l’accommodation qui sont prépondérantes à tour de rôle, selon que prédomine le Sujet ou le monde extérieur.
Sur le plan des comportements, il a étudié les processus d’adaptation et d’inadaptation. Tout élément nocif, toute fluctuation brutale du milieu produit une réaction de choc, appelée communément stress, qui risque de perturber gravement l’organisme.
Ce dernier va réagir à l’attaque en mobilisant toutes ses ressources de défense. Il y a une résistance physiologique massive, accompagnée d’un double phénomène, hormonal de longue durée, et, nerveux de courte durée.
Si l’agression persiste trop longtemps, l’organisme finit par s’épuiser et dépérit. Les réactions de défense deviennent totalement aberrantes et inadaptées. Si les processus de défense subsistent après que l’agression a disparu, il y a ce que l’on appelle le phénomène de persévération, c’est‑à‑dire, une rigidité dans l’attitude, qui n’a pas raison d’être. Le comportement du Sujet est devenu pathologique.