PSYCHANALYSE ADLER - AFFECT
a De par l’œil de BETTELHEIM... 2
a Par rapport à l’adolescent d’autrefois. 2
iii Son mode de l’opposition ambivalente. 4
a Différents destins de l’affect 4
Un La cause rendue inconsciente. 4
Deux Processus d’innervation. 4
Trois La psychanalyse ou remémoration de la source de l’affect 4
Un Dans l’hystérie traumatique. 4
Deux Le fonctionnement de cette méthode. 4
aDes écrits
« Être un homme, c’est se sentir inférieur ; tous les êtres humains ont un sentiment d’infériorité qui influe sur tous les actes ; tous les progrès humains peuvent s’expliquer par le fait que l’homme cherche à vaincre l’infériorité. Un effort vers la perfection et vers la sécurité sort du sentiment d’imperfection et d’insécurité. Son sentiment d’infériorité le pousse toujours à améliorer sa situation. Qui pourrait sérieusement douter que l’individu si disgracié par la nature a été pourvu providentiellement d’un puissant sentiment d’infériorité qui le pousse vers une situation plus haute, vers la sécurité et vers la conquête. Et cette révolte, redoutable et imposée contre le sentiment d’infériorité inhérent qui s’éveille et se renouvelle chez chaque nourrissons et chez chaque enfant, constitue le fait fondamental de l’évolution humaine. »
aDe par l’œil de BETTELHEIM
L’adolescence est une période de changements importants et rapides, caractérisée par des phases de passivité et de léthargie absolues alternant avec une activité frénétique, et même un comportement dangereux, pour « se prouver qu’on existe », ou pour décharger la tension intérieure. Ce comportement hésitant de l’adolescent trouve son expression dans certains contes de fées où le héros, après s’être précipité dans d’incroyables aventures, est soudain transformé en pierre par quelque maléfice. Plus souvent – et, sur le plan psychologique, plus judicieusement – l’ordre est renversé : SIMPLET, dans Les trois Plumes, ne fait rien jusqu’au moment où il est bien engagé dans l’adolescence ; et le héros des Trois Langages, poussé par son père à aller étudier loin de la maison, passe trois années à s’instruire passivement avant que ses aventures ne commencent. Pendant l’adolescence, qui provoque les changements les plus importants de la vie, la croissance ne peut évoluer convenablement que si le jeune passe par des périodes d’activité et de repos. le repli sur soi, qui peut passer pour de la passivité (le jeune « dort sa vie »), a lieu quand les processus mentaux prennent une telle importance que l’Individu n’a plus la force d’agir vers l’extérieur. Après la période d’inactivité qui, d’une façon typique, intervient au début de la puberté, l’adolescent devient actif, comme s’il voulait rattraper le temps perdu. Dans la vie réelle comme dans les contes de fées, il essaye d’affirmer sa jeune masculinité (ou féminité), en passant souvent par de dangereuses aventures. C’est par l’intermédiaire de son langage symbolique que le conte de fées établit qu’après avoir rassemblé ses forces dans la solitude, l’adolescent doit devenir lui‑même. En fait, cette évolution est pleine de dangers : l’adolescent doit tourner le dos à la sécurité de l’enfance (il est perdu dans une forêt hérissée de dangers) ; il doit apprendre à affronter les angoisses et les tendances violentes d’autrui (il rencontre des bêtes sauvages et des dragons) ; il doit apprendre à se connaître (il croise des personnages et des expériences étranges). Grâce à ce processus, l’adolescent perd son ancienne innocence : il n’est plus le SIMPLET, que l’on considère comme un être stupide et obscur, ou comme le petit garçon ou la petite fille de sa maman. Les risques que contiennent les aventures hardies sont évidents, comme le montre l’ogre que rencontre JACK.
bTypologie
L’adolescent moderne est exposé à plus de choix et de tentations que l’adolescent d’autrefois. Donc, il a besoin d’une plus grande maturité pour y faire face sans danger. Le progrès (les vols des voitures sont le délit le plus fréquemment commis par les adolescents) s’ajoute aux problèmes affectifs, raison pour laquelle il exige un niveau supérieur d’intégration.
Hormone sécrétée par la glande médullosurrénale. Elle se situe dans la partie centrale de la glande surrénale, située à la partie supérieure et interne du rein. Les glandes surrénales sont au nombre de deux.
aEn caractérologie
On l’appelle fréquemment « hormone de l’émotion ». Un choc affectif quelconque, en agissant sur le système nerveux, déclenche sa sécrétion. L’adrénaline va alors agir sur tout notre comportement. C’est à elle que nous devons rougeurs, tremblements, angoisses ou colères.
Il a noté l’importance des glandes à sécrétion interne dans la détermination éventuelle d’une typologie humaine.
Terme repris en psychanalyse de la terminologie psychologique allemande en connotant tout état affectif, pénible ou agréable, vague ou qualifié, qu’il se présente sous la forme d’une décharge massive ou comme tonalité générale. Selon FREUD, toute pulsion s’exprime dans les deux registres de l’affect et de la représentation.
L’affect est l’expression qualitative de la quantité d’énergie pulsionnelle et de ses variations.
bCaractéristiques
Les affects qualifient la gamme des sentiments, des émotions, de leur tonalité (humeur), ou le signal d’angoisse qui peut en résulter. Sous la forme du plaisir, de la joie, de la haine, de la colère, etc. et de leurs représentants psychiques de pulsions (instincts) qui s’expriment dans les transformations corporelles (de type vasomoteur et sécrétoire) qui accompagnent les désirs.
Ils sont liés à l’énergie instinctuelle (émoi) qui se fixe aux représentations, et modulent qualitativement et quantitativement cette énergie. La question se pose, au cours de la cure, du destin de représentant affectif par rapport à celui du représentant représentatif.
L’expérience psychanalytique montre que les affects, qui coexistent le plus souvent sur le mode de l’opposition ambivalente, peuvent se dissocier de leurs représentations originaires et se déplacer pour se lier à d’autres idées : leur cause est ainsi rendue inconsciente.
Mais, ils peuvent aussi s’épuiser dans une innervation (névrose d’organe, conversion somatique de l’hystérie) ou se transformer (ainsi de la haine laissant place à la culpabilité). Lorsque l’affect ne subsiste plus qu’à l’état de trace, d’ébauche, c’est l’indice d’un refoulement réussi : le but final de tout refoulement, c’est de supprimer l’affect.
Au cours du processus psychanalytique, la prise de conscience et la décharge affective vont de paire. De petites quantités de décharges répétées d’émotions inhibées sont libérées par la remémoration progressive.
La place de l’affect en psychanalyse a d’abord été considérable dans la suite de la méthode cathartique (purgative) de BREUER FREUD.
Cette maladie psychologique était alors considérée (sur le modèle de l’hystérie traumatique) sous l’angle d’un excès d’affects bloqués, non liquidés.
Une quantité d’affect à évolution inhibée ou refoulée (haine ou colère rentrées) devait pouvoir trouver sa résolution dans une abréaction (décharge) libératrice. Dès cette époque, il est vrai, l’abréaction, la catharsis, ne concernait pas un passage à l’acte direct de l’énergie affective, mais sa liquidation dans (et par) le réflexe verbal permettant la liaison et la régulation maîtrisée, consciente, de l’énergie.