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7 août 2003

PSYCHANALYSE APOLLON - ARRIERATION

Chapitre 33 APOLLON.. 2

a Le dieu à l’arc d’argent 2

b DELOS. 2

i Hymne homérique à Apollon. 2

a 135. 2

Chapitre 34 APPAREIL. 2

a Typologie. 2

i Dit psychique. 2

Chapitre 35 APRAXIE. 2

a Sémiologie. 2

i Dite constructive. 3

a Spécificité du trouble. 3

b Apraxie constructive et siège lésionnel hémisphérique. 3

ii Dite d’habillage. 3

iii Dite idéatoire. 3

iv Dite idéomotrice. 3

Chapitre 36 APRES. 4

a -coup. 4

Chapitre 37 ARABE. 4

a Dit Nomade. 4

Chapitre 38 ARAIGNEE. 4

a Analyses. 4

i BAUDOUIN.. 4

b Présence chez. 4

i HUGO.. 4

Chapitre 39 ARC.. 5

a Celui réflexe. 5

Chapitre 40 ARME. 5

a Evolution. 5

b Typologie. 5

i Dite contondante. 5

ii Dite offensive. 5

iii Dite tranchante. 6

a Glaive d’or 6

Chapitre 41 ARMEE. 6

Chapitre 42 ARRIERATION.. 6

a Typologie. 6

i Dite mentale. 6

a L’idiotie. 6

b L’imbécillité. 6

c Débilité mentale. 6

aLe dieu à l’arc d’argent

C’est un dieu grec et romain. Il est jeune, beau, éclatant, devin, poète et musicien. APOLLON assemble en sa personne toutes les qualités d’un grand dieu.

Il est souvent appelé chez les ROMAINS PHOEBUS, le Brillant, et est confondu avec le Soleil. Son caractère étincelant et lumineux va de pair avec un aspect terrifiant. Il est dit « le plus puissant des dieux ».

bDELOS

ZEUS a une aventure avec LETO et celle‑ci est enceinte, HERA, jalouse, la poursuit à travers toute la terre pour l’empêcher de mettre au monde ses enfants. Seule, une petite île, errante et stérile, ASTERIA, accepte de l’accueillir et LETO peut enfin accoucher, d’abord d’ARTEMIS, puis d’APOLLON. Parce que le dieu de la Lumière a vu le jour sur son sol, l’île aussitôt se couvre d’or, devient prospère.

aTypologie

Terme qui souligne certains caractères que la théorie freudienne attribue au psychisme : sa capacité de transmettre et de transformer une énergie déterminée et sa différenciation en systèmes ou instances.

La notion d’apraxie demeure rebelle à toute définition précise. L’accord qui existe se limite aux troubles de la motricité qu’il ne faut pas confondre avec elle. Ainsi on s’entend pour éliminer de l’apraxie les troubles du geste qui résultent d’une atteinte des systèmes neuro‑moteurs qui assurent l’exécution du geste : paralysie, choréo‑athétose, ataxie, trenmblements divers, etc. Mais au‑delà de cette définition négative, les auteurs se séparent dès qu’il s’agit d’indiquer en quoi elle consiste réellement. Nous laisserons donc en suspens le problème d’une définition générale de l’apraxie, et nous examinerons brièvement les différents troubles apraxiques habituellement décrits.

aSémiologie

Les apraxies brièvement présentées suscitent les mêmes questions que les autres catégories de comportements pathologiques. On peut les résumer de la sorte : les classifications proposées recouvrent‑elles des troubles réellement différents ? Les apraxies sont‑elles ou non réductibles à des perturbations sensorimotrices plus élémentaires ? Quelle est l’influence dans leur détermination des troubles associés : perception, langage ? Les apraxies sont‑elles différentes en fonction de leur localisation inter‑hémisphérique et, si oui, est‑ce une différence dans l’importance du déficit ou dans la nature du trouble ? Y a‑t‑il une hiérarchie entre les différentes apraxies et peut‑on rapprocher les désordres du geste de l’acquisition des praxies chez l’enfant ? Enfin, dans quelle mesure l’étude des apraxies nous aide‑t‑elle à comprendre les mécanismes neurophysiologiques qui contrôlent la réalisation des gestes complexes organisés ?

Elle apparaît lorsqu’on demande au patient de réaliser un dessin avec ou sans modèle, de construire des arrangements avec des bâtonnets, de réaliser des puzzles, des activités de construction dans un espace tridimensionnel. Dans les cas légers, seules les activités demandant la reproduction d’articulations spatiales complexes sont touchés. On reprendra plus loin en détail quelques‑uns des problèmes généraux soulevés à partir de ce type d’apraxie.

L’apraxie constructive est‑elle une entité clinique réelle ou recouvre‑t‑elle des désordres différents ? Il est difficile d’apporter une réponse définitive à cette question car la plupart des observations cliniques et même des travaux expérimentaux partent de l’hypothèse implicite qu’il s’agit d’un trouble unique. L’application d’épreuves de nature différente et de difficulté variable est supposée mettre en évidence le même trouble unitaire.

Menée au début dans une perspective essentiellement anatomo‑clinique, la comparaison des apraxies constructives suivant la localisation des lésions hémisphériques les provoquant a surtout porté sur des différences quantitatives : fréquence d’apparition et importance du trouble. Il a ainsi été affirmé que l’apraxie constructive est plus fréquemment liée à une lésion postérieure droite, et que, lorsqu’elle résulte d’une lésion gauche, elle est moins sévère. Quoiqu’il en soit des différences quantitatives, ces travaux ont permis de relever l’existence de différences qualitatives entre les deux types de troubles constructifs selon l’hémisphère intéressé. D’abord incidents, ces constatations ont été prolongées dans la suite par plusieurs études approfondies. Parmi ces différences, les plus intéressantes sont celles qui ont débouchés sur l’émission d’hypothèses concernant la nature des troubles praxiques. Il a ainsi été suggéré que l’apraxie constructive par lésion droite est due à une difficulté dans le maintien et le contrôle des relations spatiales, tandis que les lésions de gauches entraîneraient un trouble de la planification ou de l’exécution du dessin. Cette hypothèse a vrai dire encore très générale amène donc à distinguer deux types différents d’apraxies, l’une liée à un trouble visuo‑spatial, l’autre à une difficulté de programmation de l’exécution motrice. La présence fréquente lors d’une apraxie constructive par lésion droite de troubles visuo‑spatiaux associés renforce cette hypothèse.

Elle s’observe lorsque le patient est incapable de placer correctement ses vêtements sur le corps (retournements, erreurs d’ordre, etc.) ; dans les cas légers, le trouble se limite aux activités les plus complexes comme la fermeture des boutons, le laçage des chaussures, etc.

Elle est mise en évidence dans des épreuves de manipulations concrètes d’Objets : allumer une bougie avec des allumettes, planter un clou avec un marteau, etc. Dans ces conditions, on observe par exemple que le patient frotte la bougie sur la boîte d’allumettes ou encore frotte l’allumette sur le mauvais côté de la boîte, etc. Pour certains, ce trouble, à l’inverse de l’apraxie idéomotrice, porte sur les gestes complexes et consiste dans une perturbation de la succession logique des actes intermédiaires. Chacun des actes partiels pris isolément pourrait par contre encore être réalisé. Le trouble serait donc d’autant plus important que l’action réclamée exige un nombre élevé d’actes intermédiaires. Pour d’autres, il ne s’agit pas à proprement parler d’une apraxie, mais d’une agnosie d’utilisation. Le malade, bien que capable de reconnaître verbalement les Objets, n’identifie plus leur valeur pragmatique.

On donne ce nom aux troubles gestuels relevés lors de l’exécution de gestes à valeur expressive ou symbolique (salut militaire, signe de croix, etc.), de gestes d’utilisation d’un Objet réalisés en l’absence de celui‑ci (déboucher une bouteille, scier du bois, etc.) ou de gestes d’imitation dépourvus de signification (comme la reproduction de différentes positions par les mains de l’examinateur). Pour certains auteurs, la caractéristique de cette apraxie serait de porter sur les gestes simples, tandis que le plan des activités plus complexes serait conservé. Pour d’autres, l’apraxie idéomotrice est caractérisée par un trouble de l’intégration des coordonnées spatiales centrées sur le corps propre.

a-coup

Terme fréquemment employé par FREUD en relation avec sa conception de la temporalité et de la causalité psychique : des expériences, des impressions, des traces mnésiques sont remaniées ultérieurement en fonction d’expériences nouvelles, de l’accès à un autre degré de développement. Elles peuvent alors se voir conférer, en même temps qu’un nouveau sens, une efficacité psychique.

aDit Nomade

Il est certain que l’ARABE nomade moderne n’éprouve que de la pitié pour ceux qui ont sacrifié la liberté aux avantages que leur apportait l’agriculture. Pour lui, l’homme n’est véritablement humain que s’il est libre comme le vent. Mais le vent du désert, symbole de liberté, est aussi le pire fléau du nomade qui peut difficilement s’en protéger. Pourtant, il a raison, la vie sédentaire entraîne des servitudes, il faut payer de certaines libertés et de certaines satisfactions une vie matériellement plus agréable et plus sûre.

L’interprétation classique de la psychanalyse est que l’araignée représente le symbole de la mère revêche qui a réussi à emprisonner l’enfant dans les mailles de son réseau. Le psychanalyste rapproche judicieusement cette image où domine le ventre froid et les pattes velues, suggestion hideuse de l’organe féminin, de son complément masculin le ver, qui de tout temps a été lui aussi lié à la déchéance de la chair. Bel exemple de surdétermination ontogénétique d’un symbole de la misogynie qui semble reposer sur des assises phylogénétiques plus larges.

aAnalyses

BAUDOUIN remarque que l’effroi OEDIPIEN de la fuite devant le père et l’attraction incestueuse pour la mère viennent converger dans le symbole arachnéen : aspect double d’une même fatalité. L’araignée entrant en composition avec le ver donne l’hydre, sorte de ver rayonnant souvent isomorphe de l’élément féminin par excellence : la mer.

bPrésence chez

L’araignée chez HUGO est un animal négativement surdéterminé parce que caché dans le noir, féroce, agile, liant ses proies d’un lien mortel, et qui joue le rôle de la goule. Cet animal obsède HUGO qui va jusqu’à la dessiner. Certes, l’élément phonétique joue un rôle dans ce choix du symbole : araignée, arachné, est de sonorité voisine d’ananké. Mais le thème revient avec tant de constance dans l’imagination du poète qu’il faut y voir autre chose qu’un jeu de mots : dans Le Titan, dans Eviradnus, dans Notre‑Dame de Paris, où Claude FROLLO compare la lutte de l’Homme contre le Destin à celle d’une mouche prise dans la toile, dans La fin de SATAN où seule l’antithèse de la mouche est évoquée, le poète fait appel au petit animal menaçant, qui condense toutes les forces maléfiques. L’araignée devient même le prototype sur lequel se forment des personnages anthropomorphes : dans Les Misérables, c’est tantôt JAVERT qui joue le rôle d’une araignée policière, tantôt la gargotte de la THENARDIER, « toile où COSETTE était prise et tremblait », dont la THENARDIER, la marâtre est la clef symbolique.

aCelui réflexe

Le modèle de l’arc réflexe reste un paradigme toujours fondamental de la neurologie moderne.

Le schéma neurologique de l’arc réflexe est très simple et bien connu. Il comporte deux extrémités : celle de gauche (extrémité sensitive où le Sujet perçoit l’excitation, c’est‑à‑dire l’injection d’une quantité « x » d’énergie, lorsque par exemple il reçoit un léger coup de marteau médical sur le genou), celle de droite (extrémité motrice, transforme l’énergie reçue en une réponse immédiate du corps avec réflexe d’extension).  Entre les deux extrémités s’installe ainsi une tension qui apparaît avec l’excitation et disparaît avec la décharge écoulée par la réponse motrice. Le principe régissant ce trajet en forme d’arc est donc très clair : recevoir l’énergie, la transformer en action, et conséquemment abaisser la tension du circuit.

Elle est rattachée au symbolisme dia¨rétique et bien loin d’exclure l’allusion sexuelle, ne fait que la renforcer. Car, la sexualité mâle n’est pas douze fois impure, elle est au contraire symbole du sentiment de puissance et non pas ressentie comme maladie ou honteuse absence par le petit d’homme. c’est en ce sens que se rejoignent en une espèce de technologie sexuelle les armes tranchantes ou pointues et les outils aratoires. Les uns et les autres sont l’antithèse diaïrétique du sillon ou de la blessure féminisée.

aEvolution 

Dans les cultures de l’âge du fer persiste la croyance en l’origine céleste de ce métal. Cette croyance serait dur à l’origine effectivement météorique des premiers minerais traités et pourrait avoir valorisé davantage les techniques de la massue de bois ou du coup de poing de pierre. Mais, les deux espèces d’armes se groupent facilement dans la catégorie des outils percutants. Que ce soit la percussion posée du couteau ou du glaive ou la percussion lancée de la hache ou de la massue. Bien mieux, ce sont les premiers instruments à percussion qui servent à façonner les premières lames en silex. Et c’est parce que les armes, qu’elles soient tranchantes, frappantes ou punctiformes, sont classées par le technologue sous la même rubrique de la percussion que nous n’hésitons pas à ranger, sous le même schème psychique, la division brutale, la séparation d’un Objet de sa gangue informe ou la pénétration par percement. Peut‑être est‑ce d’ailleurs une fois de plus le schème psychique qui inspire les techniques de la percussion et ses variantes ? Il est bien évident que pour le très jeune enfant aux gestes saccadés et stéréotypés, le coup est lié à la première démarche objective. Dans ce geste très primitif de la percussion sont étroitement unies et une intuition de la force et la satisfaction qui en résulte et la première ségrégation d’un Objet en soi plus ou moins hostile. Il n’y a donc aucune distinction morale à établir entre l’usage de la massue, de l’estoc ou de la lame. Ce n’est que bien plus tard, sous les pressions culturelles et les contingences de l’histoire, que les modalités de l’arme se diversifient et se valorisent de façons différentes, et que le glaive devient l’arme des peuples conquérants et demeure l’arme des chefs, arme surdéterminée par le caractère diaïrétique qu’elle porte en son tranchant, car l’épée des peuples septentrionaux est destinée à frapper non de la pointe mais de la taille.

bTypologie

Selon DIEL, les charmes magiques aussi bien que la massue seraient des symboles de l’animalité, et la victoire de THESEE sur le MINOTAURE tué avec une masse de cuir n’est qu’un exploit pervers, une trahison de la mission héroïque. THESEE finit pour cela misérablement cloué au rocher infernal.

Elles sont impures et risquent de faire échouer l’entreprise libératrice : JASON, utilisant les charmes de la sorcière MEDEE, faillira à sa tâche de héros en refusant de décapiter le monstre.

On peut désigner la lorica, la cuirasse en feuilles d’or ou le bouclier d’ATHENA. Mais l’ambivalence des enveloppes protectrices, murailles, cuirasses, clôtures, etc., prête à confusion de sources archétypales ; elles sont bien entendu séparation de l’extériorité, mais aussi elles inclinent – à propos de la coque – à des rêveries de l’intimité qui appartiennent à une toute autre famille archétypale.

Ce sont les armes tranchantes que l’on va trouver en premier lieu reliées aux archétypes du Régime Diurne de la fantaisie. Elles sont fastes, servant à vaincre effectivement le monstre.

Dans le très remarquable cas analysé par DESOILLE à la suite d’images inductrices ascensionnelles et des images induites lumineuses, apparaît dans la conscience du rêveur expérimental l’archétype du glaive d’or nimbé d’une auréole lumineuse et sur lequel est gravé le terme de justice. Le patient s’abîme alors dans la contemplation mystique de cette lame. Le psychologue souligne fort justement que l’acception phallique de l’arme, chère à la psychanalyse, n’est que secondaire, tandis que la notion de justice, le schème de la séparation tranchante entre le Bien et le Mal, possède le primat et colore sentimentalement toute la conscience du rêveur.

La langue FRANCAISE doit beaucoup à l’armée. A toutes les armées, de tous les temps. Si l’on considère que le fond de notre langue vient pour une bonne part, non pas du latin classique des intellectuels ROMAINS, mais du « bas latin », sorte d’argot des légionnaires transmis aux peuplades pacifiées, on comprend l’étendue de la reconnaissance que nous devons aux soldats. Le mot « tête » par exemple, qui en latin testa signifiait « vase de terre cuite », représente au départ une plaisanterie aussi fine que nos cafetières, carafes et autres calebasses pour désigner le siège de nos pensées. Du Moyen Age jusqu’à nos jours, la langue des militaires, langue du plus haut prestige, n’a cessé de fournier des vocables et des locutions d’autant plus imagés que la guerre était fréquente, active, et souvent glorieuse. Car, il n’est rien de tel que le soldat pour distribuer à la ronde le vocabulaire de son métier. Parler boutique lui donne du mystère, lui qui revient toujours du seuil de la mort violente ; il en acquiert du charme et de la grandeur. Sous l’Ancien Régime, les armées se débandaient l’hiver ; les troupes prenaient leurs quartiers, tandis que les officiers supérieurs retournaient à la Cour, aux salons et aux dames, où ils véhiculaient naturellement les façons de parler nées de l’excitation du combat et du progrès des techniques guerrières. Ils avaient le verbe haut, mille anecdotes. Ils avaient des muscles, de la hardiesse, des balafres, ils sentaient bon le cheval et le crottin chaud. Les dames émoustillées se suspendaient à leurs lèvres, voulaient savoir, charmantes, comment on tuait. Ces nobles gens racontaient leurs batailles, faisaient des gestes, et employaient les termes techniques pour faire plus vrai, plus comme‑si‑vous­‑y‑étiez. On les comprend : comme c’était trop tôt dans l’ère quaternaire pour qu’ils puissent rapporter des photos, tout devait passer dans le langage.

aTypologie

Le développement normal des fonctions mentales ne se fait pas ou se trouve précocement bloqué ou simplement freiné, on peut observer suivant leur gravité décroissante les trois grands types d’arriération mentale.

Apprentissage de la parole souvent impossible.

QI inf. 30

Possibilité pour le sujet de pouvoir parler et de se tenir propre. Ecriture impossible.

QI entre 30 et 50

La plus fréquente qui permet à l’individu d’avoir une certaine autonomie et même de trouver un travail rémunéré et permet une éducation et une instruction adaptées. Dans les formes légères on ne parle plus d’arriération mais de retard mental.

QI sup. 50

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