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7 août 2003

PSYCHANALYSE BI- - BUT

Chapitre 1 BI 2

i Selon le sexe d’origine. 2

a Femelle. 2

b Mâle. 3

Chapitre 2 BOMBE. 3

a Typologie. 3

i Dite atomique. 3

Chapitre 3 BONHEUR.. 3

a Expressions. 3

i Dite « au petit bonheur la chance ». 3

Chapitre 4 BORDERLINE ou cas limite : 3

Chapitre 5 BOUC émissaire : 4

Chapitre 6 BOUFFEE délirante aiguë : 4

a Bons signes. 4

b Causes. 4

c Court terme. 4

d Long terme. 4

i Sans lendemain. 4

ii Récidives. 4

iii Schizophrénie. 5

Chapitre 7 BOULIM... 5

a -ie. 5

i Causes. 5

a Anxiodépression. 5

b Facteurs biologiques. 5

c Biologiques et psychodynamiques. 5

Un L’angoisse. 5

Deux Individualisation. 5

ii Processus. 6

iii Symptômes. 6

iv Long terme. 6

v Guérison. 6

b -arexie. 6

Chapitre 8 BOVARYSME : 6

Chapitre 9 BREUER.. 6

Chapitre 10 BRIGANTIA.. 7

Chapitre 11 BRIGIT(TE) 7

a BRIGIT. 7

b Sainte BRIGITTE. 7

c Fusion de deux personnages. 7

Chapitre 12 BRUTUS. 7

Chapitre 13 BRUXISME : 7

Chapitre 14 BUKA.. 8

a Mythes. 8

i Concernant le upi 8

Chapitre 15 BUT. 9

a Expressions. 9

i Dite de « de but en blanc ». 9

b Typologie. 9

i Dit pulsionnel 9

-Sexualité

la thèse de la bisexualité ne renvoie pas les deux sexes dos à dos, dans le malheur de leur incomplétude sexuelle, nous pouvons souligner également que l’organisation génitale infantile de la libido se place sous le primat du phallus. bisexués, les deux sexes le sont, mais tous deux, selon FREUD, sont également sous le pouvoir de la fascination phallique. A cet égard, il faut rappeler que l’angoisse de castration et l’envie du pénis sont communs aux deux sexes.

Ce n’est pas parce qu’elle ne possède pas de pénis que la fille est épargnée par une telle angoisse. Tout ce qui vient lui rappeler ses limites est attribué, selon elle, à l’infériorité du clitoris. Tout ce qui souligne chez elle une insuffisance au regard d’un désir de toute‑puissance ravive son angoisse, liée à la possession du sexe masculin qu’elle n’a pas. Il n’est pas rare qu’elle construise un fantasme selon lequel autrefois, dans un très lointain passé, elle a subi une mutilation qui a réduit celui‑ci à l’état de clitoris. La femme n’est pas un homme châtré, dit‑on. Sans doute ne l’est‑elle pas et c’est pour cela qu’il faut beaucoup de travail analytique pour qu’elle puisse l’admettre. Pour qu’elle puisse vivre sa différence non comme celle d’un deuxième sexe, mais d’un autre sexe.

Parallèlement, la possession du pénis pour le garçon ne le garantit nullement contre l’envie du pénis. combien répandue est la croyance chez l’homme d’avoir un pénis plus petit que celui des autres. Aucun pénis n’est jamais assez grand, car aucun pénis n’arrive à combler la différence perçue ou imaginée entre le pénis de l’enfant et celui du père. En comparaison avec le pénis paternel, le pénis de l’enfant n’est pas beaucoup plus développé que ne l’est le clitoris de la fille. Les psychanalystes masculins n’ont que trop rarement souligné ce dernier point. Ils ont donné – à tort ou à raison – le sentiment que l’angoisse de castration n’était qu’un fantasme chez le garçon, alors que l’envie du pénis chez la fille se fondait sur une réalité. En fait, la réalité fanstasmatique montre qu’angoisse de castration et envie du pénis sont communs aux deux sexes. Mais le destin sexuel s’oppose ) cette réalité fantasmatique.

aTypologie

Ceux qui ont élaboré la première bombe atomique ont rejeté leur culpabilité en prétextant les ordres de l’énorme système dont ils n’étaient qu’un petit maillon non influant. Ils ont nié leur responsabilité. La bombe atomique a mis en relief certains de problèmes sociaux et psychologiques de l’Etat de masse. La réaction du public AMERICAIN a été tout d’abord la fierté devant la puissance de l’Etat et de ceux qui le dirigeaient, auxquels les citoyens s’identifiaient. A la réflexion, le pouvoir terrifiant que conférait la bombe a effrayé l’Individu en lui inspirant un sentiment de totale impuissance. Etant incapable de supporter cette angoisse, il s’est tourné vers la société et ses dirigeants afin qu’ils le protègent, en étant prêt à leur accorder un pouvoir plus grand encore en échange de leur protection contre ce nouveau danger. Une lutte s’engagea alors entre le contrôle rationnel de la peur (il n’y a d’autre protection contre la bombe atomique que la coopération internationale) et les mécanismes de compensation qui sont de nature agressive, le recours au pouvoir que détenaient les dirigeants de garantir la sécurité.

aExpressions

La notion même de hasard est liée au jeu de dés : le mot est dérivé de l’ARABE az‑zahr, le dé. La chance est du même côté. Le mot vient du vieux verbe « choir », tomber, qui a donné « chute » et aussi « chéance » - comme croire a donné créance. La chance/chéance est d’abord simplement la chute des dés. Elle peut être favorable ou défavorable, cela dépend comment tournent les petits cubes, et nous avons bien sûr « bonne chéance » ou « male chéance », sans compter la déchéance tout court.

Anglicisme désignant des personnalités dont la structure n’est ni vraiment névrotique, ni vraiment psychotique, mais à la frontière, sur la ligne de démarcation « borderline », qui sépare ces deux affections psychopathologiques. On parle aussi de cas limite, personnalité milite, ou état limite. Constatant les difficultés rencontrées dans les cures menées avec certains patients, notamment dans le cas de troubles névrotiques révélant une schizophrénie latente, des psychanalystes américains et français ont conçu cette classification intermédiaire entre les névroses et les psychoses et englobant un certain nombre de cas. C’est une organisation assez instable de la personnalité se caractérisant par des relations à autrui sous le signe de la dépendance et de la manipulation, un fort sentiment de vide et d’ennui, une tendance au passage à l’acte pour régler les conflits, et des conduites autodestructives (suicide, abus de toxiques). Cette fragilité de la personnalité explique les difficultés de la prise en charge thérapeutique.

Le terme a une origine religieuse : dans le rite hébraïque, le prêtre sacrifiait lors de la fête des Expiations un bouc chargé des péchés d’Israël. Aujourd’hui, il désigne une personne, ou un groupe, rendus responsable par la communauté d’un dysfonctionnement ou d’une faute originelle. Décharger son agressivité sur une victime expiatoire est pour la communauté une des manières de maintenir sa cohésion. Le phénomène prend souvent des allures morbides, comme dans le cas du délirant se croyant persécuté par un individu ou un groupe social qu’il rend responsable de tous ses maux.

Délire

Maniaco-dépression

Psychose toxiques exogènes

Risque de schizophrénie

C’est une entité propre à la nosographie française. Il s’agit d’une psychose aiguë, d’apparition brutale, d’évolution transitoire, caractérisée par un grand polymorphisme tant de ses thèmes que de ses expressions. Du point de vue clinique, la survenue d’une bouffée délirante aiguë s’observe classiquement chez un sujet jeune. Il existe dans la plupart des cas un facteur déclenchant. Le délire est riche, de thématique variée et peut être sous-tendu par tous les mécanismes délirants connus. Il n’est pas systématisé. Ce délire se double d’une modification de l’humeur constante. Celle-ci est labile, avec alternance de phases manaiques et dépressives. Une note confusionnelle, surajoutée est fréquente. Enfin, l’adhésion au délire est totale, sans aucune critique et peut entraîner de nombreux troubles du comportement. Les formes cliniques se déclinent à partir du mécanisme prédominant du délire. On retrouve donc des formes imaginatives, interprétatives, hallucinatoires, oniriques. Bien entendu, la raison peut être uniquement psychogène sans modification organique particulière.

aBons signes

La soudaineté du délire qui éclôt. La richesse imaginative. L’existence de facteurs déclenchants nets. L’absence d’une personnalité prémorbide de type schizoïde. La réponse rapide au traitement.

bCauses

De multiples causes peuvent être à l’origine d’une bouffée délirante aiguë, l’alcool, certaines substances toxiques ou médicamenteuses, un traumatisme crânien, une encéphalite, une épilepsie peuvent déclencher un accès.  La puerpéralité est aussi  un cadre dans lequel peut éclore une bouffée délirante aiguë.

cCourt terme

Il y a restitvtio ad integrvm

dLong terme

Il y a trois possibilités.

30 à 50% des cas.

Il s’agit d’une guérison sans conséquences graves.

Environ 20% des cas.

Sans conséquences graves.

15 à 30% des cas.

La bouffée délirante aiguë était alors inaugurale.

a-ie

Alcoolisme 

Dépression : dévalorisation de soi-même

kleptomanie

Obésité 

Risque de schizophrénie 

Syndrome 

Connue depuis l’Antiquité, la boulimie encore appelée « faim de bœuf » a longtemps été considérée comme un symptôme appartenant exclusivement à des tableaux d’obésité ou d’anorexie mentale. Ce n’est qu’en 1970 qu’elle a connu son autonomie nosographique. Ce syndrome semble depuis en extension constante dans les pays à mode de vie occidentale notamment dans certaines populations : femmes de 20 à 30 ans, d’un niveau intellectuel et social supérieur à la moyenne et de race blanche (environ 4.5% des jeunes femmes et 0.4% des hommes ont des antécédents de boulimie). Les études familiales montrent la grande fréquence de syndromes dépressifs, d’alcoolisme et d’obésité chez les patients boulimiques.  Il y a des boulimies qui s’accompagnent de prise de poids, et d’autres au contraire qui ne retentissent pas sur l’aspect générale parce que le sujet, pour compenser sa boulimie, utilise des laxatifs ou encore se fait vomir. Les crises de boulimie sont très souvent liées à une dépression latente ou provoquée par les soucis, ou l’instabilité psychique déclenchée par l’arrêt de l’usage du tabac. Le caractère compulsif du trouble, la lutte anxieuse qui l’accompagne, la culpabilité secondaire et surtout la problématique corporelle permettent de distinguer le syndrome boulimique des autres types d’hyperphagies : frénésie alimentaire et potomanie d’origine organique (lésion neurologique), hyperphagie transitoire liée à la prise d’un traitement antidépresseur et/ou neuroleptique, épisodes de gloutonnerie alimentaire et comportements alimentaires aberrants.

Sentiment de culpabilité

Pauvreté de la vie fantasmatique.

Hypothèse d’un dysfonctionnement d’origine hypothalamique (rôle de l’hypothalamus dans la régulation de la faim et de la satiété) avec perturbation de la synthèse de neurotransmetteurs. 

Les approches psychophysiologiques tentent d’élaborer un lien.

Sur le système neuroendocrinien (hypersécrétion d’insuline chez certains obèses). 

De deux populations de patients boulimiques (appétence particulière pour les sucres ou les aliments salés) correspondant à une typologie différente (impulsivité pour les « boulimiques sucrés » et anxiété-dépression pour les « boulimiques salés ») et réagissant différemment aux différents traitements antidépresseurs. 

Elle peut s’inscrire dans l’évolution d’une anorexie mentale. Activation secondaire d’une relation imaginaire agressive et/ou mortifère avec l’une des images parentales (celle de la mère en particulier) rendant compte de la violence du vécu des crises.

L’absorption de nourriture est généralement impulsive, rapide, souvent déguisée vis-à-vis de l’entourage. La nourriture est avalée en cachette, fréquemment la nuit. On constate souvent des accès boulimiques au cours des schizophrénies. Les aliments choisis peuvent tous être consommés rapidement et sans préparation. L’avidité orale : trouble grave du sentiment d’identité. Le corps étant constamment menacé par le sentiment de vide, le remplissage alimentaire s’efforcerait d’annuler ce défaut de perception corporelle.

La vie du Sujet s’épuise à lutter vainement contre son obsession. Sa vie est toute centrée autour de la nourriture. La préoccupation excessive et persistante du poids et des formes corporelles confirme l’analogie entre boulimie et anorexie mentale.

Elle varie en fonction du contexte. Chimiothérapie dépressive, techniques comportementales (autocontrôle et auto-observation des accès boulimiques), techniques cognitives, psychothérapies d’inspiration analytique, psychodrames ou encore séances de relaxation.

b-arexie

Episodes boulimiques peuvent alterner avec des épisodes anorexiques.

Hystérie narcissique : manque d’affectivité

Terme créé à partir du roman de Gustave FLAUBERT : Madame BOVARY et désignant une insatisfaction affective conduisant le sujet à s’évader par compensation dans des rêveries romanesques narcissiques où il a le beau rôle. Cette exacerbation de l’imagination narcissique est fréquente dans l’hystérie.

Il a inventé une méthode de psychoanalyse. Il éclaircit les voies obscures de l’idéation inconsciente. Au moyen de ce procédé, on poursuit les symptômes hystériques jusqu’à leur origine qu’on trouve toutes les fois dans un événement de la vie sexuelle du Sujet bien propre à produire une émotion pénible. Remontant en arrière dans le passé du malade, de pas en pas et toujours dirigé par l’enchaînement organique des symptômes, des souvenirs et des pensées éveillés, FREUD est arrivé enfin au point de départ du processus pathologique et il lui a fallu voir qu’il y avait au fond la même chose dans tous les cas soumis à l’analyse, l’action d’un agent qu’il faut accepter comme cause spécifique de l’hystérie. C’est bien un souvenir qui se rapporte à la vie sexuelle, mais qui offre deux caractères de la dernière importance. L’événement duquel le Sujet a gardé le souvenir inconscient est une expérience précoce de rapports sexuels avec irritation véritable des parties génitales, suite d’abus sexuel pratiqué par une autre personne et la période de la vie qui renferme cet événement funeste est la première jeunesse, les années jusqu’à l’âge de huit à dix ans, avant que l’enfant soit arrivé à la maturité sexuelle.

La déesse des BRIGANTES a donné son nom à des rivières : BRAINT en Galles, BRENT en Angleterre. Elle était connue comme MINERVE en GAULE. Sainte BRIGITTE abbesse de KILDARE était ne d’un « feu sacré ». Ce feu ne devait jamais s’éteindre. La fête de sainte BRIGITTE tombe le jour d’IMBOLG : la fête païenne du printemps, le retour de la lumière.

aBRIGIT

BRIGIT est une grande déesse irlandaise. Son nom signifie « grandeur ». Elle est déesse du Feu, de la Fertilité et de la Poésie, et fille de DAGDA. CESAR l’appelle MINERVE dans le De bello gallico (VI, 17, 2) et la considère comme la maîtresse des travaux et des arts. Les BRIGANTES, peuple du nord de l’ANGLETERRE, en ont fait leur déesse nationale.

bSainte BRIGITTE

Sainte BRIGITTE, une mère de huit enfants, est la fondatrice et l’abbesse du monastère de VADSTENA, un ancien ermitage établi sur un sanctuaire de druides tenu par des femmes qui y entretenaient un feu perpétuel. Les IRLANDAIS en ont fait, à l’égal de saint PATRICK, leur patronne nationale.

cFusion de deux personnages

BRIGIT a disparu. Elle n’est même plus un souvenir, tant sainte BRIGITTE a pris sa place. Mais, il reste, à travers cette nouvelle figure, un symbole, une présence, une protection qui avait jadis pour nom BRIGIT. Mieux encore, les deux personnages se sont confondus et l’on ne sait plus très bien ce qui, de la légende, se rapporte à l’une ou à l’autre.

Le premier ancêtre des CELTES est Brutus, fils d’ENEE, prince troyen dont VIRGILE a fait le héros de son Enéide. Le premier a employé cette référence est un prêtre gallois, barde, Geoffroy de MONMOUTH. Il a écrit une volumineuse histoire des rois de BRETAGNE en latin au début du 12ème siècle qui fut tout de suite traduite en gallois et dont l’influence fut énorme. Il faut l’avoir lue pour comprendre le pourquoi et le comment des romans arthuriens qui ont foisonné par la suite dans toutes les langues. Car, quoique ce récit soit chargé d’événements fictifs, que les personnages historiques y soient défigurés, il constitue néanmoins une véritable épopée nationale bretonne qui unit insulaires et armoricains dans la même aventure et les mêmes aspirations. L’auteur assure même qu’il n’a fait que traduire un manuscrit en langue bretonne ramené d’ARMORIQUE.

BRUTUS constituait un démarrage à assurer aux BRETONS un prestige indiscuté. La filiation est prouvée par le nom même de l’île : BRITANNIA.

Fait de grincer des dents la nuit généralement pendant le sommeil paradoxal.

Ce trouble, signe d’une perturbation émotionnelle, comme la somniloquie à laquelle il est souvent associé, se rencontre fréquemment chez les jeunes enfants et disparaît à l’adolescence. Il se rencontre beaucoup plus rarement à l’état de veille, par exemple lors de la régression du schizophrène.

La relation entre le secret de la menstruation (qui en est réellement un pour ceux qui ne sont pas informés de la physiologie) et les prétendus secrets des hommes peut également être démontrée. BLACKWOOD, dans Both Sides of BUKA Passage, fait mention du secret qui entoure le port, par le garçon, du upi, grand chapeau ridicule, probablement inconfortable, fait de feuilles de palmier cachant les cheveux. Le upi est posé sur les cheveux coupés court du garçon qui le porte jusqu’à l’initiation. Il ne l’ôte jamais en présence des femmes avant qu’on ne le lui enlève, lors de la cérémonie. A ce moment, les femmes découvrent soudainement le mystérieux secret des hommes : ils ont les cheveux longs. Le but essentiel de la cérémonie est de surprendre les femmes par la longueur des cheveux. Les BUKA ont trois cérémonies d’initiation : pendant la première, le upi est mis sur la tête du garçon et, au cours de la seconde, il est enlevé. Chez les filles, le développement des seins précède parfois l’apparition de la menstruation. De la même manière, les garçons, au moment de leur retraite dans le fourré, à l’âge de neuf ans, coiffent le upi qu’ils enlèveront quelques années plus tard. Les termes utilisés pour désigner les garçons et les filles pubères soulignent cette comparaison. La fille est appelée « une femelle dont les seins se développent » alors qu’on dit du garçon « il va dans le fourré », ce qui signifie qu’il a disparu pour coiffer le upi. Comme il se passe, en fait, si peu de chose – en l’occurrence, un phénomène aussi banal que la pousse des cheveux – il s’avère particulièrement indispensable d’en faire un grand secret et de le ritualiser. C’est seulement ce faisant que les hommes pourront prétendre que, ce qui arrive aux garçons au moment de la puberté, est aussi important que ce qui arrive aux filles. Le upi, tout ridicule qu’il puisse paraître à l’observateur étranger, est probablement, comme le dit BLACKWOOD, le fait le plus sérieux et le plus important de toute la culture de cette zone. Ses règles et ses tabous exercent une grande influence sur la vie quotidienne de la population. Un processus physiologique naturel commun aux hommes et aux femmes est ici interprété comme ayant une signification surnaturelle. La pousse des cheveux es un symbole particulièrement bien choisi, car les poils pubiens signifient, dans les deux sexes, la sexualité ; chez les femmes, leur apparition coïncide avec le début de la menstruation. Même pour les enfants de la civilisation moderne, les poils pubiens sont un sujet de vif intérêt. Les enfants perturbés expriment l’angoisse et l’envie suscitées par le vagin de la femme adulte par des remarques empreintes de colère sur le « vagin poilu ». Chez des garçons affectés de troubles très graves, cela devient souvent une obsession. Il se pourrait que les poils pubiens, visibles chez les garçons, mais qui ne sont qu’un signe mineur de la maturité sexuelle, soient indirectement valorisés et ritualisés pour compenser les signes de maturité beaucoup plus apparents chez les femmes.

aMythes

Selon les mythes, le upi fut d’abord la propriété des femmes et non celles des hommes. Mais la légende relative à son origine va plus loin en établissant une relation entre le upi et les seins. Elle fait du upi une récompense pour avoir allaité l’enfant. Cette légende, très répandue dans toute la région, est la suivante :

« Une femme se promenait dans le fourré quand elle vit un urar (un spectre, un esprit ou une personne morte depuis longtemps) qui portait un upi. Elle regarda le upi qui lui plut fort et elle dit au urar : ‘’Oh, je t’aime, tu es mon homme, tu es un chic type.’’ Alors le urar donna ses longs seins à la femme et lui prit les siens qui étaient très petits. Avant, les hommes avaient de grands seins et les femmes de petits. Ensuite, ce fut comme c’est maintenat. La femme dit : ‘’Je ne veux pas ces grands seins, je veux ton upi. Si tu me le donnes, je ne le donnerai à personne.’’ Le urar dit : ‘’Je n’ai pas envie d’allaiter un enfant. Si tu as un enfant, tu dois le mettre au sein et lui donner du lait.’’ Alors, il lui donna le upi. Elle le cacha dans le fourré. Mais, un jour, un homme attrapa la femme avec le upi et le lui enleva. Il dit : ‘’Tu ne dois rien raconter de tout cela aux autres femmes.’’ La femme dit : ‘’Il m’appartient à moi, et à toutes les femmes.’’ Alors, l’homme la tua. Il disait : ‘’Cela aurait été fâcheux si elle était restée ici et avait raconté toute l’histoire aux autres femmes. Je vais prendre cette chose et la déposer dans le fourré. Il ne faut plus que les femmes en soient informées.’’ Alors, il prit le upi et, depuis ce jour‑là, il appartient aux hommes et non plus aux femmes. »

Ce mythe est proche de ceux qui racontent l’origine du rhombe. L’histoire paraît être partout la même. Le pouvoir réel est mis en évidence, sa possession reconnue et acceptée. Le pouvoir prétendu, lui, doit être entouré de mystère et de rituels, autrement, les gens comprendraient que, non seulement l’empereur ne porte pas de vêtements extraordinaires mais, qu’en réalité, il est tout nu.

aExpressions

Des premières arquebuses aux actuelles fusées à tête chercheuse la balistique a fait des progrès miraculeux, mais les principes fondamentaux demeurent les mêmes depuis le tir à l’arc le plus lointain : on peut tirer soit en pointant l’arme directement vers l’Objet visé s’il est à courte distance, soit en compensant l’éloignement au moyen d’une hausse fixée sur le canon, qui fait décrire à la balle une courbe en hauteur avant d’atteindre l’objectif – ou de rater d’ailleurs ! Cette seconde manière exige un calcul et un réglage de la bouche à feu, la première aucun : c’est le tir tendu, direct, que l’on appelait autrefois « de but en blanc », ou encore – c’est le même mot : « de butte en blanc ». Avant d’être «  ce que l’on vise », le « but », ou « butte », était l’endroit d’où l’on tire, généralement un monticule surélevé. Le « blanc » était la cible.

bTypologie

Activité à laquelle pousse la pulsion, et aboutissant à une résolution de la tension interne ; cette activité est soutenue et orientée par des fantasmes.

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