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7 août 2003

PSYCHANALYSE CA - CACOSMIE

Chapitre 1 ÇA : 1

a Son histoire et son rôle_ 1

b Zoom sur le Ça_ 1

Chapitre 2 CACHEXIE : 2

Chapitre 3 CACHINNATION : 2

Chapitre 4 CACOSMIE : 2

C

Terra incognita : noyau de notre être

Une des trois instances distinguées par FREUD dans sa deuxième théorie de l’appareil psychique. C’est la partie la plus archaïque et inaccessible du psychisme. Le ça constitue le pôle pulsionnel irrationnel et primitif de la personnalité. Ses contenus, expression psychique des pulsions sont inconscients, pour une part héréditaires et innés, pour l’autre refoulés et acquis. Du point de vue économique, le ça est pour FREUD le réservoir premier de l’énergie psychique ; du point de vue dynamique, il entre en conflit avec le Moi et le Surmoi qui, du point de vue génétique, en sont des différenciations. Les rêves, lapsus ; actes manqués, les névroses révèlent ce travail de refoulement.

a Son histoire et son rôle

Au sens de SCHOPENHAUER, dans la ligne du langage commun, ce concept rejoint la métaphysique de la Volonté. Introduit en psychanalyse par l’intermédiaire du Livre du Ça (Das Buch vom Es) von GRODDECK, il relaie un signifiant nietzschéen ; celui que FREUD reprend pour qualifier la partie du Moi qui est éprouvée, vécue, agie, par les forces pulsionnelles des divers besoins instinctuels ; mais en précisant la qualité déjà psychique de cette partie originaire de l’appareil de l’âme, où les instincts agissent par leurs délégués de représentation : à savoir comme désirs, fantasmes de désir, etc.

En fait, l’introduction de l’instance du Ça en psychanalyse correspond à la nécessité de créer une topologie fonctionnelle (dite deuxième topique), après que la première topique (celle de la simple opposition des phénomènes conscients et inconscients) se soit montrée peu opérationnelle. Le Ça fait alors système avec les deux autres instances du Moi et du Surmoi. Il qualifie la région la plus générale de l’inconscient, formée des impulsions de désir.

bZoom sur le Ça

Le genre indéfini de ce terme renvoie à l’absence de structure d’organisation, de cette instance. FREUD y voit un pur chaudron des pulsions (allusion au chaudron des sorcières de SHAKESPEARE) qui y vivent d’une existence sauvage, primitive, et y entretiennent une exigence de décharge. A l’inverse de l’instance du Moi, le Ça ne connaît ni les catégories du temps, ni celles de l’espace, de la causalité, de la contradiction. Il ne connaît pas non plus les exigences de l’Idéal et de la morale (véhiculées par le Surmoi), qui forment le deuxième front de considérations dont le Moi doit tenir compte, à côté de l’épreuve de réalité, pour adapter l’exigence satisfactoire du Ça ou lui résister.

Dépourvu d’organisation, le Ça est de plus hétéroclite dans ses contenus. Non seulement il condense des motions pulsionnelles de buts différents (pulsions sexuelles, érotiques, agressives, de mort) qui y entretiennent la tension, mais il est formé de strates historiques hétérogènes : fantasmes restés toujours inconscients, motions pulsionnelles rejetées dans l’inconscient après intervention d’une résistance, par refoulement, du Moi, représentations chargées d’une signification inconsciente déplacée.

Finalement, le Ça est censé représenter la première couche psychique, entre le sol biologique, organique – où s’enracine l’instinct - , et la surface différenciée du Moi qui possède les appareils de réalisation (motricité, sensorialité, langage) de la satisfaction. Il communique directement avec le corps, par une extrémité avec le Moi, par l’autre, selon des relations variables de continuité ou d’opposition.

Maigreur extrême due à une malnutrition. Phase terminale de certaines maladies.

Rire déplacé et surtout immature des schizophrènes.

Hallucination olfactive

Symptôme dans lequel des odeurs habituellement neutres ou agréables sont ressenties comme repoussantes.

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