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7 août 2003

PSYCHANALYSE CONTRE - CULPABILITE

Chapitre 1 CONTRE. 3

a Typologie. 3

i -Investissement 3

a Cadre névrose obsessionnelle. 3

b Cadre hystérie. 3

Un LAFORGUE.. 3

ii -Transfert 4

a Ses phénomènes. 4

Chapitre 2 CONVERSION.. 4

a Typologie. 4

i Mythes et légendes. 4

a L’antiphrase. 4

ii Psychanalyse. 4

a Source de la névrose du même nom.. 4

Chapitre 3 CONVICTION.. 4

a Typologie. 4

i Dite délirante. 4

Chapitre 4 COPROLALIE. 4

Chapitre 5 CORBEAU.. 5

a Présence dans/chez. 5

i Le corbeau et le renard (livre I) 5

Chapitre 6 CORNE. 5

a Approches. 5

i Culturelle. 5

ii Etymologique. 5

b Synonymie. 5

i Puissance. 5

ii Symbolisme. 5

Chapitre 7 CORPS. 6

a Son image inconsciente (DOLTO) 6

Chapitre 8 COUPLE. 6

a Typologie. 6

i Dit d’opposés. 6

Chapitre 9 COUVADE. 6

Chapitre 10 CRANE. 6

a Selon les époques. 7

i Primitive. 7

b Us et coutumes. 7

Chapitre 11 COUVERT. 7

a Expressions. 7

i Dite « mettre le couvert ». 7

Chapitre 12 CREATION.. 7

a Présence dans/chez. 7

i ABORIGENES d’AUSTRALIE. 7

ii AKKADIENS. 8

iii BAMABARA d’Afrique de l’Ouest 8

iv BANTOUS. 8

a Du ZAÏRE. 8

b Du RWANDA.. 8

Un Leur lien du fait de création d’avec le Verbe. 8

· Avec la bible. 8

· Dans la POLYNESIE. 8

v EGYPTIENS. 8

vi JUIFS. 8

vii MANUVU de MIDANAO aux PHILIPPINES. 8

viii VIÊT-NAM... 8

a Chanson populaire de la région de NGHÊ TINH.. 8

b La re-. 8

i Recréation du monde. 8

ii La petite partie sauvée. 9

Chapitre 13 Le CREATEUR.. 9

a Présence dans/chez. 9

i DELAWARE d’Amérique du Nord. 9

ii ZOULOUS. 9

Chapitre 14 CRISE. 9

a Typologie. 9

i Dite OEDIPIENNE. 9

Chapitre 15 CROIX.. 9

a Expressions. 9

i Dite « la croix et la bannière ». 9

Chapitre 16 CULPABILITE. 10

aTypologie

Processus économique postulé par FREUD comme support de nombreuses activités défensives du Moi. Il consiste en l’Investissement par le Moi de représentations, systèmes de représentations, attitudes, etc. ; susceptibles de faire obstacle à l’accès des représentations       et désirs inconscients à la conscience et à la mobilité. Le terme peut aussi désigner le résultat plus ou moins permanent d’un tel processus.

Dans la névrose obsessionnelle, le contre‑Investissement est aisément observable. Il y apparaît sous la forme d’une modification du Moi, d’une formation réactionnelle dans le Moi, il est produit par renforcement de l’attitude qui est opposée à la direction de la pulsion à refouler (pitié, scrupulosité, propreté). Ces formations réactionnelles de la névrose obsessionnelle ne sont que des exagérations des traits de caractère normaux qui se développent au cours de la période de latence. Ce qui caractérise la névrose obsessionnelle, c’est précisément cette généralisation, le relâchement des relations d’Objet, la facilité plus grande avec laquelle s’effectue le déplacement dans le choix d’Objet.

Dans l’hystérie, il est beaucoup plus difficile de mettre en évidence le contre‑Investissement, bien que la théorie nous force à postuler son existence. La modification du Moi est dans certains cas si marquée qu’elle s’impose à l’attention comme le symptôme majeur de l’affection. C’est de cette manière qu’est résolu par exemple le conflit d’ambivalence de l’hystérie : la haine contre une personne aimée est réfrénée par un surcroît de tendresse et d’appréhension anxieuse à son égard. Toutefois, il faut souligner qu’à la différence de ce qui se passe dans la névrose obsessionnelle, ces formations réactionnelles ne présentent pas la généralité des traits de caractère, mais se limitent à des relations tout à fait électives. Par exemple, la femme hystérique qui traite ses enfants, qu’au fond elle hait, avec une tendresse excessive, n’en devient pas pour autant plus aimante dans l’ensemble que d’autres femmes, ni même plus tendre pour d’autres enfants. Dans l’hystérie, la formation réactionnelle se cramponne avec ténacité à un Objet déterminé sans atteindre le niveau d’une disposition générale du Moi.

Que le contre‑Investissement prenne dans l’hystérie et les phobies une direction opposée à celle qu’il emprunte dans la névrose obsessionnelle, c’est là une opposition qui semble importante, encore qu’elle ne soit pas absolue. Elle tend à nous faire admettre qu’il existe une relation particulièrement intime entre refoulement et contre‑Investissement extérieur d’une part, régression et contre‑Investissement intérieur (modification du Moi par formation réactionnelle) d’autre part. au reste, la défense contre la perception dangereuse est une tâche commune à toutes les névroses. Diverses injonctions et interdictions de la névrose obsessionnelle doivent viser au même but.

La motion pulsionnelle refoulée peut être activée (investie à nouveau) de deux côtés, soit de l’intérieur par un renforcement de la pulsion émanant de ses sources internes d’excitation, soit de l’extérieur par la perception d’un Objet désiré par la pulsion. En fait le contre‑Investissement hystérique est dirigé de préférence vers l’extérieur, contre la perception dangereuse. Il prend la forme d’une vigilance particulière qui, par des limitations du Moi, évite des situations dans lesquelles la perception devrait se produire et parvient à retirer l’attention de cette perception, si malgré tout elle a surgi. Il a récemment choisi pour caractériser ce procédé de l’hystérie le nom de scotomisation. Dans les phobies, cette technique de contre‑Investissement est encore plus frappante que dans l’hystérie. Ici, l’intérêt se concentre en un point : s’éloigner toujours plus des conditions où pourrait apparaître la perception redoutée.

Ensemble des réactions inconscientes de l’analyste à la personne de l’analysé et plus particulièrement au transfert de celui-ci.

On peut classer les phénomènes de contre8transfert comme suit.

La déviation des sentiments contre‑transférentiels, et des relations et identifications établies qui sont refoulées chez l’analyste. Ce qu’on peut dire à ce propos, c’est que l’analyste a besoin de poursuivre son analyse et c’est un problème moins chez les psychanalystes que chez les psychothérapeutes en général.

Les identifications et les tendances qui relèvent des expériences personnelles d’un analyste et de son développement personnel offrent le cadre positif à son travail analytique et le rendent différent qualitativement de celui de tout autre analyste.

Le troisième phénomène pourra désigner l’amour et la haine de l’analyste en réaction à la personnalité et au comportement actuels du patient.

aTypologie

Toute conversion est toujours d’abord une transfiguration.

L’antiphrase constitue une véritable conversion que transfigure le sens et la vocation des choses et des êtres tout en conservant l’inéluctable Destin des choses et des êtres. L’antiphrase ne se contente plus d’une censure qui ne laisse filtrer que l’expression et refoule l’affection, elle exige un accord plénier entre le signifiant et le signifié.

Mécanisme de formation de symptômes qui est à l’œuvre dans l’hystérie et plus spécifiquement dans l’hystérie de conversion. Il consiste en une transposition d’un conflit psychique et une tentative de résolution de celui-ci dans des symptômes somatiques, moteurs (paralysies par exemple) ou sensitifs (anesthésies ou douleurs localisées par exemple).

Le terme de conversion est corrélatif pour FREUD d’une conception économique : la libido détachée de la représentation refoulée est transformée en énergie d’innervation. Mais, ce qui spécifie les symptômes de conversion, c’est leur signification symbolique : ils expriment, par le corps, des représentations refoulées.

aTypologie

Certitude pathologique échappant à tout raisonnement, éprouvée par un sujet persuadé de la véracité d’une idée délirante ou de l’évidence d’une hallucination.

Tics de Gilles de LA TOURETTE

Inclination à utiliser un langage ordurier et grossier dans la conversation ou l’invective.

aPrésence dans/chez

Maître corbeau, sur un arbre perché,

Tenait en son bec un fromage.

Maître renard, par l’odeur alléché,

Lui tint à peu près ce langage :

« hé ! bonjour, monsieur du corbeau,

que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !

sans mentir, si votre ramage

se rapporte à votre plumage ,

vous êtes le phénix des hôtes de ces bois.

A ces mots, le corbeau ne se sent pas de joie :

Et, pour montrer sa belle voix,

Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.

Le renard s’en saisit, et dit : « Mon bon Monsieur,

Apprenez que tout flatteur

Vit aux dépens de celui qui l’écoute :

Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute.

Le corbeau, honteux et confus,

Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.

Dans l’anatomie animal, c’est la corne, imputrescible et dont la forme oblongue est directement suggestive, qui va symboliser excellemment la puissance virile, d’autant plus que ce sont les mâles d’animaux qui portent les cornes.

aApproches

M. BONAPARTE note qu’en HEBREU queren signifie à la fois corne et puissance, force, de même en SANSCRIT srnga et en LATIN, cornu.

bSynonymie

La corne non seulement par sa forme est suggestive de puissance, mais par sa fonction naturelle est image de l’arme puissante. C’est en ce point précis que la Toute‑Puissance vient s’unir à l’agressivité.

Dans cette conjonction des cornes animales et du chef politique ou religieux, nous découvrons un procédé d’annexion de la puissance par appropriation magique des Objets symboliques. La corne, le massacre de bovidé ou de cervidé est trophée, c’est‑à‑dire exaltation et appropriation de la force. Le soldat ROMAIN valeureux ajoute un corniculum à son casque et, par cette contamination symbolique, on comprend la fonction de l’amulette ou du talisman. La figuration de certains animaux munis d’armes naturelles, comme aussi des parties caractéristiques isolées de ceux‑ci, servent souvent de moyen de défense contre l’influence des démons, et M. BONAPARTE d’accumuler les descriptions d’amulettes cornues tant AFRICAINES qu’EUROPEENNES, ASIATIQUES, AMERICAINES et AUSTRALIENNES auxquelles on pourrait joindre les pendeloques gravées des EYZIES et de RAYMONDEN. Ces amulettes captent la puissance bienfaisante en la séparant de l’animalité. De même que la possession du trophée de l’ennemi, de son scalp, de son phallus, de sa main ou de sa tête, confère au guerrier un surplus de puissance.

aSon image inconsciente (DOLTO)

Dès son origine, l’être humain est lui‑même source autonome de désir. Dès sa conception, un Sujet prend corps, immergé dans le langage et frotté aux émois de l’entourage le plus immédiat, à travers des échanges substantiels et subtils. Le substantiel est à comprendre comme le monde des besoins, celui de la matérialité de la nourriture et des excréments, c’est‑à‑dire des Objets partiels d’échanges. Le subtil, lui, se réfère au cœur à cœur, à la communication, au désir, à l’olfaction, à l’ouïe et à la vue.

L’image du corps est une notion fondamentalement issue de la clinique. Elle rend compte des représentations précoces, non figuratives au moment où elles s’élaborent, et qui se révéleront seulement après‑coup, durant la cure analytique, grâce au dessin et au modelage. Précisons ici que les représentations conscientes sont postérieures au façonnement de ces images inconscientes. L’image inconsciente du corps n’est ni le schéma corporel, no le corps fantasmé, mais le lieu inconscient d’émission et de réception des émois, focalisés d’abord aux zones érogènes de plaisir. Elle est à comprendre comme une mémoire inconsciente du vécu, ou encore comme « Ça relationnel ». Trace structurale de l’histoire émotionnelle du Sujet, et non prolongement psychique du schéma corporel, l’image inconsciente du corps se façonne comme élaboration d’émois précoces éprouvés dans la relation intersubjective avec les parents nourriciers. Synthèse vivante des expériences vécues, elle réfère le Sujet du désir à son jouir, médiatisé par le langage mémorisé de la communication entre Sujets. Sorte de réceptacle psychique basal, elle est le lieu de représentation des expériences relationnelles. Cette image est fondamentalement un substrat relationnel qui passe par le corps, lieu de la communication précoce.

aTypologie

Terme souvent utilisé par FREUD pour désigner de grandes oppositions de base, soit au niveau des manifestations psychologiques ou psychopathologiques (par exemple : sadisme-masochisme, voyeurisme-exhibitionnisme), soit au niveau métapsychologique (par exemple : pulsions de vie-pulsions de mort).

Coutume commune à de nombreuses sociétés par laquelle le père s’identifie à la mère durant la grossesse et la naissance de leur enfant. 

Le crâne humain et animal, spécialement le massacre des cervidés, joue un rôle de premier plan chez le sinanthrope de CHOU‑KOU‑TIEN, comme chez l’EUROPEEN de WEIMAR, de STEINHEIM ou de CASTILLO. Les vestiges crâniens semblent avoir été soigneusement préparés et conservés par putréfaction préalable, élargissement du trou occipital, coloration et orientation rituelles, en somme d’une manière assez voisine de celle pratiquée de nos jours par les peuplades des CELEBES. Les éléments crâniens sont la mâchoire inférieure, boîte occipitale, arcades sourcilières, massacres d’animaux cornus ; sens général que les BAMBARA ont bien mis en lumière dans leur cosmologie : la tête étant à la fois le signe, le résumé abstrait de la personne, et également le bourgeon par lequel l’Individu croit en âge comme en sagesse.

aSelon les époques

WERNERT remarque que pour le primitif, la tête est centre et principe de vie, de force physique et psychique, et également réceptacle de l’esprit. Le culte des crânes serait donc la première manifestation religieuse du psychisme humain. Non seulement cette prééminence axiologique attribuée au chef se retrouve de nos jours chez les chasseurs de têtes OCEANIENS ou PHILIPPINS, dans les cultes crâniens du DAHOMEY, de l’ALASKA et de BORNEO, mais encore le civilisé régresse facilement à la pratique du scalp et de la chasse aux têtes, comme le firent FRANÇAIS et ANGLAIS en AMERIQUE DU NORD au 18ème siècle et les ALLEMANDS gardiens du LAGER de BUCHENWALD au 20ème siècle.

bUs et coutumes

Les ethnologues discernent deux rituels distincts selon qu’il s’agit de parents ou d’ennemis, mais la vénération du symbole tête est la même dans l’un et l’autre cas, que ce soit chez les ANDAMAN, les PAPOU, les INDIENS de BOLIVIE qui conservent pieusement les os crâniens de leurs proches dans un panier ou que ce soit chez les JIVARO, les DAYAK de BORNEO, les MUNDURUCU du BRESIL qui pratiquent la conservation des têtes coupées à l’ennemi.

aExpressions

Si l’on ne met plus la table au sens littéral, ou rarement, on continue bien sûr à mettre le couvert. Pourquoi ce mot banal pour désigner une assiette, un verre, un couteau et une fourchette ? A tous seigneurs tous honneurs : ce furent d’abord les rois et les princes que l’on servit Individuellement à table et qui eurent, de ce fait, droit à un récipient personnel. Mais le pouvoir ne va pas sans danger ! Si nos dirigeants se fint aujourd’hui accompagner de barbouzes et se gardent des explosifs et des tireurs d’élite, les puissants de jadis ne devaient pas moins s’entourer de sages précautions, quelquefois même à l’égard de leur propre famille. Les monarchies héréditaires ont ceci d’assommant qu’on ne peut compter sur aucune élection prochaine pour s’asseoir un jour sur un trône. Ça pousse au crime, forcément. Dans les temps anciens et sous toutes les latitudes le poison a constitué une arme de choix des candidats monarques et de leurs hommes de main. Donc, pour éviter toute déconvenue, et de crainte qu’une main, toujours scélérate, n’aille saupoudrer d’arsenic les excellentes viandes portées à la table du roi, ou qu’on ne verse quelques gouttes, toujours fatales, entre la cuisine et la salle à manger, on couvrait soigneusement les plats et les breuvages. On servait « à couvert », et dans les cas, où la confiance régnait encore moins on allait jusqu’à goûter devant le prince les morceaux qu’il portait à sa royale mâchoire. « Quand Madame la duchesse mangeait là où Monsieur le Dauphin était, l’on ne la servait point à couvert et ne faisait‑on pas d’essai devant elle, mais [elle] buvait en sa coupe sans couvrir », dit un chroniqueur du 16ème siècle. C’est dans ce couvert, au sens propre, que nous est venu de proche en proche par une imitation assez ridicule le modeste attirail avec lequel nous prenons nos repas.

Le premier mouvement, la première création sont sans cause. C’est une génération spontanée, comme un effort fait par le chaos sur lui‑même : il s’enfle, il grossit, devient démesuré, s’échauffe par frottement et, dans cet effort, se diversifie, craquelle, se sépare, se disperse, se distingue en plusieurs unités, se multiplie à l’infini, s’organise, se hiérarchise. Ainsi naissent le feu, la lumière, la vie, l’esprit et tout ce qui fait l’univers de l’homme.

aPrésence dans/chez

KABERRY nous rapporte qu’ils n’ont pas de mythe tel que celui d’un ADAM totémique, créée après réflexion. Ils croient à la coexistence, dès le premier jour, des ancêtres totémiques mâles et femelles.

APSOU n’est qu’un procréateur ordinaire. Il engendre les autres dieux par union sexuelle avec TIAMAT. (ENOUMA ELISH, tablette I, 1).

Le glan ou vide originel se met à s’enrouler en deux spirales tournant en sens inverse l’une de l’autre : il donne naissance ainsi à quatre mondes. Une masse lourde tombe et devient la Terre : une partie légère s’élève et devient le Ciel, qui, en se répandant sur la Terre sous la forme de l’eau, permet l’éclosion de la vie : alors l’herbe et les animaux aquatiques apparaissent.

Le dieu NZAMBI, après avoir ressenti de violentes douleurs d’estomac, vomit le soleil, la lune et les étoiles, puis les bancs de sable, les animaux et les plantes, les animaux et les hommes (André AKOUN, Mythes et Croyances du monde entier, Paris, 1985).

Le dieu suprême, IMAANA, crée à partir de rien, par la force de sa parole, son verbe.

YAHWEH crée en formant un souhait qui aussitôt se réalise : « Que la lumière soit… et la lumière fut. » (Genèse, I, 2).

De la même façon, IO, un dieu, modèle l’univers par ses seules paroles.

RE « s’est uni à son propre corps de sorte qu’ils (le dieux) sortissent de moi‑même après […] que mon désir se fut réalisé de par ma main. » (Papyrus BREMMER RHIND, XXVIII, 20 sqq.). KHNOUM‑RE a fait les hommes sur le tour (du potier), il a modelé petit et gros bétail, il a formé toutes choses sur son tour (temple d’EA, texte n°319).

Le mythe JUIF de la Création est un exemple de cette revendication excessive et agressive. Au début de la plupart de ces mythes intervient un Dieu asexué ou bisexuel, ou encore un premier homme par lequel ou à partir duquel hommes et femmes auraient été créés dans un même temps.

Le premier homme, MANAMA, seul être existant dans le monde, crée la Terre en pétrissant la crasse qu’il retire de sous ses ongles. Cette crasse s’enfle toute seule et devient une terre minérale sans végétation.

Pour les bouddhistes, confucianistes et taoïstes, la Création n’a pas d’intérêt. Mais, la mise en ordre de l’univers est l’œuvre de génies.

« Le premier est celui qui dénombra le sable, le deuxième celui qui écopa la Terre, le troisième celui qui compta les étoiles, le quatrième celui qui creusa les fleuves, le cinquième celui qui planta les arbres, le sixième créa les forêts, le septième construisit le pilier du Ciel. ».

bLa re-

Le cataclysme qui advient est habituellement suivi d’une recréation du monde.

Le NOE de la Bible, invité par YAHWEH lui‑même à construire un bateau pour flotter sur les eaux et survivre, s’appelle ZIUSUDRA dans la version sumérienne, UTNAPISHTIM dans la version akkadienne, MANU dans la version indienne. En IRAN, AHURA MAZDA lui‑même prévient YIMA, le premier homme, de la catastrophe à venir et PROMETHEE avertit son fils DEUCALION de la décision de ZEUS de détruire l’humanité.

A chaque fois, une petite partie est sauvée. NOE a emmené avec lui un couple d’animaux de chaque espèce. UTNAPISHTIM découvre avec surprise que le genre humain n’a pas été anéanti. MANU est sauvé par le poisson identifié dans le MAHABHARATA (III, 187). DEUCALION s’échappe, dans une arche, avec sa famille.

Dieu suprême, il perd parfois, au cours des temps, sa suprématie. Il est toujours à l’origine de la Création, mais n’est pas obligatoirement l’agent actif déterminant de la suite des événements.

aPrésence dans/chez

TIRAWA, le Créateur, délègue la plupart de ses pouvoirs aux étoiles et c’est de l’union des astres que sortiront aux étoiles et c’est de l’union des astres que sortiront les peuples qui habiteront la terre.

L’esprit éternel donne l’ordre à la déesse mère MA de se créer elle‑même, puis de créer les étoiles, le soleil et la terre.

aTypologie

Période au cours de laquelle l’enfant de trois à cinq ans présente un attachement important pour le parent du sexe opposé et un rejet du parent du même sexe. Les ressentis sont cependant beaucoup plus ambivalents, ce qui provoque chez l’enfant un sentiment de culpabilité. Cette période est fondatrice de sa personnalité et débouchera sur les identifications.

aExpressions

VOLTAIRE, dans Essai sur les mœurs, expliquait ainsi l’origine des processions :

« Les petits peuples furent très longtemps sans avoir de temples. Ils portaient leurs dieux dans des coffres, dans des tabernacles […] C’est probablement de ces dieux portatifs que vint la coutume des processions, car il semble qu’on ne se serait pas avisé d’ôter un dieu de sa place, dans son temple, pour le promener dans la ville, et cette violence eût pu paraître un sacrilège, si l’ancien usage de porter son dieu sur un chariot ou sur un brancard n’avait pas été longtemps établi. »

Il faut croire que nous avons définitivement coupé les ponts avec nos ancêtres nomades, car on ne voit plus beaucoup de France de ces longues processions de fidèles, conduites en grande pompe vers un sanctuaire en plein air, la croix en tête, par deux ou trois prêtres en habits étincelants, suivis d’enfants de chœur en tuniques, psalmodiant des cantiques sous un beau soleil de printemps. Autre époque : les dieux sont installés. Autrefois ce cérémonial ne s’appliquait pas uniquement aux divinités en voyage, mais aussi aux grands de ce monde, particulièrement chatouilleux sur le chapitre de l’accueil et de la conduite. Les prélats, les hauts dignitaires de l’Eglise et de l’Etat ne consentaient à se déplacer qu’à la condition d’être reçus avec la même dignité que les sacrées reliques. Il était d’usage de les accueillir aux portes des villes avec la croix, emblème spirituel, et aussi la bannière symbolisant le pouvoir temporel. COMMYNES évoque cet accueil des importants fort goûté à l’époque de LOUIS XI. De là, l’expression qui est restée : « On dit en ce sens qu’il faut avoir la croix & la bannière, la croix & l’eau bénite, pour avoir quelcun ; pour dire qu’on a de la peine à en jouïr », explique FURETIERE, sans arrière‑pensée d’ailleurs. C’est que les anciens étaient tatillons sur le protocole. « Lorsque le cardinal de RICHELIEU traita du mariage d’HENRIETTE DE France et de CHARLES 1er avec les ambassadeurs d’ANGLETERRE, l’affaire fut sur le point d’être rompue, pour deux ou trois pas de plus que les ambassadeurs exigeaient auprès d’une porte, et le cardinal se mit au lit pour trancher toute difficulté », raconte aussi VOLTAIRE. Il ajoute : « A mesure que les pays sont barbares, ou que les cours sont faibles, le cérémonial est plus en vogue. »

Ce terme est souvent à l’origine d’une certaine confusion sémantique. Notion juridique cela représente le système de valeurs reflété par les lois qui décident du caractère des actions coupables. Notion sociologique, les points de référence sont les valeurs informelles acceptées par une culture. Notion psychologique, le sentiment de culpabilité est la perception d’être coupable et, cela représente les différentes articulations par rapport à la culpabilité réelle. En philosophie, la déclaration de culpabilité est fondée sur un impératif moral supérieur à l’homme.

Les comportement illégaux du psychopathe sont cachés et camouflés à la vigilance des personnes et des institutions.

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