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7 août 2003

PSYCHANALYSE DEMENCE - DEPLACEMENT

Chapitre 1 DEMENCE : 2

a Typologie. 2

i Dite contemporaine. 2

a Motifs. 2

Un Machine. 2

Deux Psyché. 2

ii Dite précoce. 2

Chapitre 2 (DE)NEGATION : 3

Chapitre 3 DEMONS. 3

a Les fauteurs de troubles. 3

i 1er livre des Rois. 3

a 1, 2 sqq. 3

ii Isaïe. 3

a XXXIV, 14. 3

iii Tobie. 3

a III, 8. 3

b Des anges déchus. 3

i Berakoth. 3

a 6a. 3

ii Genèse. 3

a III, 1‑5. 3

c FAUST et le pacte diabolique. 4

d Les SHAYATIN.. 4

e Les démons BABYLONIENS. 4

f Les KOUEI CHINOIS. 4

i Caractéristiques. 4

ii Leurs méfaits. 4

iii TCH’E‑YEOU.. 4

g Les RAKSAVA de l’INDE. 5

i RAVANA.. 5

h Les TENGU JAPONAIS. 5

i Leurs méfaits. 5

Chapitre 4 DEMONOLOGIE. 5

a Typologie. 5

i Celle sémitique. 5

a Se’irim.. 5

Un AZAZEL. 5

Chapitre 5 DENI de la réalité : 5

Chapitre 6 DEPLACEMENT : 5

La démence survient chez des Individus préalablement normaux dont les fonctions psychiques sont progressivement ou brusquement perturbées par une altération organique du cerveau. Occasionnée par des altérations vasculaires chez le vieillard (démence sénile) il peut s’agir aussi de troubles plus accentués des cellules nerveuses chez des personnes moins âgées (démence présénile, maladie de PICK ou d’ALZHEIMER). La syphilis autrefois, non ou mal traitée, provoquait une démence due à une méningo-encéphalite qu’on appelait paralysie générale (PG). Enfin, l’alcoolisme chronique peut aboutir au syndrome alcoolique démentiel de KORSAKOFF.

aTypologie

BETTELHEIM constate fréquemment dans la démence contemporaine « la machine qui influence », un appareil qui substituerait sa propre pensée à celle de la victime ou l’obligerait à agir d’une façon contraire à sa volonté consciente. Comme il fallait s’y attendre, ce fantasme n’est apparu que du jour où non seulement l’électronique a envahi la vie quotidienne, mais où les hommes ont compté sur les ordinateurs pour résoudre les problèmes sociaux. Il est possible de démontrer que la « machine qui influence » a été elle aussi, à l’origine, une projection du corps humain, mais l’essentiel est qu’elle n’a pas conservé ce caractère. Elle devient de plus en plus complexe et l’Individu psychotique finit par avoir l’impression qu’il est dominé par des monstres mécaniques qui n’ont plus rien d’humain ni même d’animal. L’homme contemporain, lorsqu’il est hanté, qu’il soit sain d’esprit ou profondément perturbé, ne l’est plus par d’autres hommes ou par leur projection magnifiée, mais par des machines. Tout en s’en remettant en même temps aux machines pour assurer sa protection ou son salut.

Aujourd’hui où l’homme fait souvent appel à la compétence professionnelle du psychologue pour ses conflits Individuels, on peut s’attendre à ce qu’il souffre du fantasme qui consisterait à être victime de manipulations psychologiques à son insu et contre sa volonté. Le concept de « lavage de cerveau » et la croyance très répandue qu’il est possible, au moyen de techniques psychologiques, d’induire chez l’Individu des idées et des convictions étrangères, l’angoisse irrationnelle qui en résulte chez quelques‑uns, indiquent que nous en sommes à ce stade. La puissance salvatrice ou destructrice attribuée à la psychologie a remplacé les saints, les démons et la machine qui influence l’Individu qui se sent subjugué et manœuvré contre son gré.

C’est l’aliéniste FRANÇAIS BENEDICT‑AUGUSTIN MOREL (1809‑1873) qui fut le premier à décrire la démence précoce dans ses Etudes cliniques de 1851‑1852), puis à lui donner, dans son Traité des maladies mentales de 1860, le nom de démence précoce, qu’il qualifia d’ « immobilisation soudaine de toutes les facultés ». L’adjectif « précoce » signifiait que la démence atteignait des Sujets à l’adolescence ou en pleine jeunesse. Contrairement à la mélancolie, à la manie, à l’hystérie et à la paranoïa (déjà connues avant d’être nommées), la démence précoce était donc une nouvelle maladie de l’âme qui frappait d’impuissance et d’hébétude les jeunes gens de la société bourgeoise révoltés contre leur époque ou leur milieu mais incapables de traduire leurs aspirations autrement que par un véritable naufrage de la raison. La psychiatrie naissante chercha à classer cet état et à le nommer en fonction des autres entités déjà identifiées. C’est pourquoi le terme donna lieu à de nombreuses discussions. S’agissait‑il réellement d’une maladie nouvelle ou d’une ancienne affection que l’on baptisait d’un autre nom ? pendant toute la fin du 19ème siècle et jusqu’à la définition BLEULERIENNE, les avis furent d’autant plus partagés que l’on pouvait parfaitement ranger dans l’hystérie d’une part, dans la mélancolie de l’autre, de nombreux symptômes attribués à la démence précoce. Ainsi, entre 1898 et 1902, le psychiatre ALLEMAND Sigbert GANSER (1853‑1931) donna le nom d’ « hystérie crépusculaire » à un syndrome qui ressemblait à la future schizophrénie BLEULERIENNE : hallucinations, « parler à côté », désorientation spatio‑temporelle, confusion, stupeur, amnésie, etc.

Procédé par lequel le sujet, tout en formulant un de ses désirs, pensées, sentiments jusqu’ici refoulé, continue à s’en défendre en niant qu’il lui appartienne.

aLes fauteurs de troubles

Ce sont des êtres pervers et redoutables. Les démons poussent les hommes au mal et leur font du mal.

Personnalisation de toutes les puissances maléfiques, les démons ont revêtu les visages des dieux étrangers.

C’est BEELZEBOUL, l’ancien dieu guérisseur d’EQURON pour ISRAËL.

C’est LILITH

C’est ASMODEE. Le récit de la Création lui donne la forme du serpent, reptile fyant et sournois dont le venin est particulièrement redouté.

bDes anges déchus

Pour le pseudo‑DENYS l’aréopagite, les démons sont les anges révoltés contre Dieu et déchus. SATAN est leur chef. On l’appelle aussi LUCIFER (porteur de lumière), nom qu’il avait avant sa déchéance. Il est très puissant, intelligent, beau (la beauté du diable), orgueilleux, séducteur, rusé, rebelle à toute loi, fourbe et pervers. C’est le Prince de ce monde. Il est en bas quand les dieux sont en haut.

Les démons sont innombrables et invisibles. Chaque homme en a mille à sa droite et dix mille à sa gauche.

Ils habitent de préférence les lieux isolés et impurs, le désert et les ruines. Ils sont à redouter, surtout la nuit. Ils s’attaquent aux bêtes comme aux hommes. Ils sont cause des maladies physiques et des troubles psychiques. Ils font naître des passions désordonnées, ils provoquent la colère et attisent la jalousie.

Les démons sont tentateurs. Dès l’origine, sous le forme du serpent. SATAN séduit EVE. Il lui dit : « Est‑il vrai que Dieu vous a dit : « Vous ne mangerez d’aucun des arbres du jardin ? » […] Le serpent ajouta : « Il est faux que nous mourrez. Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront et vous serez comme des dieux. ». »

Bien des cas de possession sont signalés dans l’Histoire. Il s’agit d’hommes dans lesquels habite un démon. Ils se trouvent alors dépouillés de leur volonté propre et de leur sensibilité, et ne sont plus qu’un instrument entre les mains de celui qui les possède. Les exorcismes sont des rites religieux qui ont pour but d’écarter l’influence des démons.

cFAUST et le pacte diabolique

La tentation est grande pour les hommes d’utiliser la puissance des démons. MERLIN l’enchanteur, ROBERT le diable et le TANNHAÜSER nouent des alliances avec eux et tirent de ces contrats des pouvoirs merveilleux.

L’ambition de FAUST atteint la démesure : magicien, inventeur et savant dans tous les domaines, il veut aller au‑delà du savoir et découvrir la structure intime des choses.

SATAN trouve là une faiblesse à exploiter. Il lui envoie MEPHISTOPHELES, son représentant, pour le seconder, l’aider de ses conseils, le diriger dans ses recherches et ses aventures, lui éviter tout piège et l’assurer de son pouvoir. Il n’y met qu’une condition : que l’âme de FAUST reste, après sa mort, la possession de SATAN. C’est un marché.

La légende raconte toutes les vicissitudes de FAUST ses échecs et ses succès, sa rencontre avec MARGUERITE et avec HELENE ; mais quand arrive la mort, FAUST doit remplir son contrat et s’abandonner au Malin. Peut‑être Dieu vient‑il alors à son secours ?

dLes SHAYATIN

Les SHAYATIN sont les démons de l’Islam. IBLIS (SATAN) est leur chef. Il a refusé de se prosterner devant ADAM après que Dieu l’eut créé de l’argile. Les SHAYATIN  se reproduisent rapidement, comme le feu qui est le fond de leur nature. Ils circulent dans chacun de nous comme le sang de nos veines. Ils posent leur tête semblable à celle du serpent sur le cœur de l’homme.

L’action du SHAYATAN (singulier de SHAYATIN) est permanente. Il séduit, trompe, égare, fait des promesses fallacieuses. Son but est de détourner l’homme de Dieu. Il prend l’apparence d’animaux, le cheval, le chameau, voire de monstres. les SHAYATIN sont souvent confondus avec des DJINNS.

eLes démons BABYLONIENS

Les démons BABYLONIENS sont les enfants de la Terre et du Ciel. Ils ne peuvent être reconnus ni par les dieux ni par les hommes, car ils sont entourés d’un halo qui les rend invisibles. Ils sont brillants comme des étoiles. Ils sont sales et puants. Ils détruisent la force sexuelle de l’homme. ils pénètrent partout subrepticement, tels des serpents, enlèvent l’épouse à son mari, séparent le fils du père. Ils se nourrissent de sang et sécrètent un venin redoutable.

Le démon ALU s’écroule sur l’homme et l’écrase GALLU tue les gens sans pitié. NAMTAR saisit l’homme par les cheveux. La démone LAMASTU s’attaque aux bébés dans le sein de leur mère. PAZUZU fait trembler les montagnes.

fLes KOUEI CHINOIS

Les KOUEI sont des êtres répugnants, de grande dimension, au visage noir ou vert, portant de grandes dents longues et aiguisées, couverts de poils très longs sur toute la figure. Ils errent dans les lieux et entrent dans la respiration des hommes pour introduire en eux des matières nuisibles et mortelles.

Les maladies, les accidents et les catastrophes sont leurs œuvres. Il convient de les apaiser par des exorcismes et des sacrifices. Rarement, cependant, ils deviennent favorables aux humains. Ils sont l’incarnation des P’O. esprits mauvais qui investissent les cadavres quand ces derniers sont libérés de leurs âmes supérieures. On les confond souvent avec les esprits des morts, surtout de ceux qui sont décédés par accident, suicide ou meurtre.

TCH’E‑YEOU est un démon célèbre.  Il a un corps d’homme, des pieds de taureau, quatre yeux et six mains. Sa tête est faite de cuivre et son front de fer. Il a inventé les armes et se plaît à la guerre. Dans la légende, il combattit longtemps HOUANG‑TI, l’empereur jaune, mais fut vaincu par lui. On en a fait une image pour inspirer la terreur.

gLes RAKSAVA de l’INDE

Les RAKSAVA représentent pour l’INDE toutes les forces hostiles. Ils ont tantôt des formes horribles, tantôt des allures séduisantes. On dit qu’ils pénètrent les cadavres abandonnés, qu’ils en mangent la chair, et les animent ensuite à leur guise pour répandre le mal autour d’eux.

Le chef des RAKSAVA est RAVANA, l’ennemi de RAMA. Il est le chef d’un royaume toujours en lutte contre les dieux et les entreprises des dévots.

hLes TENGU JAPONAIS

Etroitement liés aux montagnes, les TENGU surgissent subitement, ils ensorcellent les êtres humains, possèdent des pouvoirs magiques, changent d’apparence, volent et peuvent se rendre invisibles. Ils sont habituellement représentés sous forme d’oiseaux aux griffes puissantes.

Leurs actions sont le plus souvent maléfiques. Ils enlèvent les enfants, sèment la discorde, font s’écrouler les bâtiments, troublent les cérémonies religieuses et même incendient les temples.

De nombreux démons sont des esprits désincarnés d’animaux, spécialement d’animaux redoutés de l’Homme, ou encore des créatures hybrides, mélanges de parties d’animaux téels.

aTypologie

Elle nous donne toutes les variétés de la thériomorphie.

D’abord les Se’irim ou démons velus, communs aux croyances BABYLONIENNES, ARABES et HEBRAIQUES qui furent objet d’adoration chez les ASSYRIENS, les PHENICIENS et même les HEBREUX. Le sens courant du mot sa’ir (pluriel se’irim) est selon LANGTON, bove et étymologiquement le « velu ». Font cortège à AZAZEL, les Ciyyim : jappeurs, crieurs qui hantent le désert, puis les Ochim : hurleurs qui peuvent s’apparenter à Ahoû, le chacal ASSYRIEN, ou encore aux hibous.

AZAZEL, le grand bouc de la tradition CABBALISTIQUE, était le chef des Se’irim.

Terme employé par FREUD dans un sens spécifique : mode de défense consistant en un refus par le sujet de reconnaître la réalité d’une perception traumatisante, essentiellement celle de l’absence de pénis chez la femme. Ce mécanisme est particulièrement invoqué par FREUD pour rendre compte du fétichisme et des psychoses.

Fait que l’accent/l’intérêt, l’intensité d’une représentation est susceptible de se détacher d’elle pour passer à d’autres représentations originellement peu intenses, reliées à la première par une chaîne associative. Un tel phénomène particulièrement repérable dans l’analyse du rêve se retrouve dans la formation des symptômes psychonévrotiques et, d’une façon générale, dans toute formation de l’inconscient. La théorie psychanalytique du déplacement fait appel à l’hypothèse économique d’une énergie d’investissement susceptible de se détacher des représentations et de glisser le long de voies associatives. Le « libre » déplacement est un des caractères majeurs du processus primaire tel qu’il régit le fonctionnement du système inconscient.

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