PSYCHANALYSE DEPERSONNALISATION - DIABLE
Chapitre 1 DEPERSONNALISATION.. 2
i Le triptyque de la position dépressive KLEIN.. 3
Un Raisons à la dépression infantile. 3
ii Dépression anaclitique, terme de SPITZ. 3
i Processus d’inversion : descendre devient monter 3
Chapitre 4 DESINVESTISSEMENT. 4
· Séquences motrices stéréotypées. 4
· Les conduites émotionnelles brèves accompagnées d’une expérience affective caractéristique. 4
· Troubles émotionnels plus durables. 5
i Du stade graphique au choix de support d’image. 5
a Subincision ou urétrale, passive. 6
b Circoncision ou phallique, active. 6
c Leur ambivalence enrichissante. 6
Lorsqu’un homme perçoit qu’il n’est plus le maître de son Destin et pourrait être tenté de réagir contre cette situation, on lui offre une excuse commode pour échapper à sa responsabilité. La société de masse est si complexe que l’homme peut se justifier en se déclarant désarmé parce qu’il ne comprend pas son rôle dans le processus politique ou/et économique. La distance qui le sépare des managers y ajoute l’excuse, souvent fondée, qu’il est incapable de les joindre, et encore moins d’exercer une influence personnelle.
La dépression est une maladie mentale de notre temps, la plus habituelle et la plus courante.
Il faut savoir la reconnaître et la distinguer pour prévenir la complication grave de la dépression qui est le risque suicidaire. Il faut aussi savoir discuter la nécessité ou non d’une hospitalisation. Le déprimé se présente souvent dans une attitude caractéristique. Ses gestes sont lents, et il s’exprime dans un discours pauvre et parfois confus. C’est une souffrance morale bourrée d’idées noires avec des sentiments de découragement et d’abandon. Il manifeste aussi une fatigue de l’anxiété, parfois des alternances d’anorexie et de boulimie, ainsi que de l’impuissance sexuelle et des troubles du sommeil. C’est la famille et l’entourage du malade qui pourront préciser le début des premiers symptômes. Il y a aussi des dépressions à caractère saisonnier et les dépressions d’involution chez des sujets âgés.
aFacteurs
Parfois un facteur déclenchant est à l’origine de la crise de dépression. Il peut s’agir d’une maladie aiguë à la suite de laquelle s’est installée la dépression. Mais, il peut également se trouver des facteurs psychologiques : la perte d’une être cher, d’un emploi, le passage à la retraite, une vision négative de soi-même, consécutive à une opération chirurgicale, ou une baisse des qualités intellectuelles, une humiliation subie dans le travail, des difficultés économiques, le chômage. Parfois, peut être mis en cause un médicament(cardio-vasculaire, ou corticoïdes).
bIssues possibles
Ce qu’il faut surveiller c’est le risque suicidaire et ne jamais négliger de prendre en cause ce risque lorsque le malade l’énonce, même sur un ton badin. Les dépressions peuvent être beaucoup moins marquées dans certains cas, et on les appelle des dépressions atypiques. C’est parfois un mode d’entrée dans la schizophrénie.
cCe qu’en pense
Dès 1934, Contribution à l’étude la psychogenèse des états maniaco‑dépressifs est une exploration de la psyché kleinienne. Comme L’Interprétation des rêves fut pour FREUD le résultat de son analyse, ce texte sur la dépression fut certainement pour KLEIN le summum de sa pensée. C’est un texte difficile à lire parce que KLEIN superpose des références à Deuil et Mélancolie de FREUD ; aux articles de ABRAHAM La folie maniaco‑dépressive et Les états maniaco‑dépressifs et les étapes prégénitales d’organisation de la libido ; à la psychopathologie de la mélancolie, de la manie et de la paranoïa ; enfin à sa pratique avec les patients très jeunes et adultes, ainsi qu’à sa propre élaboration psychique.
Le Moi de l’enfant se trouve vers six mois devant la nécessité de reconnaître la réalité psychique aussi bien que la réalité extérieure, de reconnaître que les Objets réels et les personnages imaginaires, qu’ils soient extérieurs ou intérieurs, sont liés les uns aux autres. L’enfant en vient à connaître sa mère comme une personne entière et il s’identifie alors à une personne complète, réelle et aimée. L’enfant investit libidinalement cette forme complète qui devient Objets d’amour et non plus seulement Objet des désirs ; c’est le narcissisme secondaire.
Ensuite cette position donne assise à la situation que l’on appelle perte de l’Objet : « En effet, la perte de l’Objet ne peut pas être ressentie comme une perte totale avant que celui‑ci ne soit aimé comme un Objet total. ». La condition de la perte de l’Objet est l’accès à l’autre comme tout ce qui est immédiatement le décomplète. Cette opération est décisive dans une cure.
Le franchissement de cette étape a un effet dépresseur et le sadisme décroît. Les raisons de la dépression sont les suivantes.
L’action persistante de l’angoisse persécutive des « mauvais » Objets partiels risque de détruire, de faire mourir l’Objet d’amour, l’Objet total. Le Sujet doit affronter le fait que l’Objet d’amour est le même que l’Objet de haine.
Le Sujet dont le Moi est complètement identifié à l’Objet total perçoit au même moment sa propre impuissance à protéger son bon Objet total contre les Objets persécuteurs intériorisés précédemment. Cette impuissance, assimilée à une faiblesse mortelle, a un effet dépresseur.
La crainte de perdre l’Objet aimé, sa perte et le désir de le retrouver provoquent, réactivent ce que KLEIN appelle la nostalgie du premier Objet avant le clivage, le Sein. Cette nostalgie a également un effet dépresseur.
Enfin, l’identification de l’Objet dans sa totalité, en tant que forme complète, permet au Moi de se constituer également comme forme totale. La forme totale du Moi est donc dans la dépendance de l’Objet aimé.
Terme créé par René SPITZ : troubles qui évoquent cliniquement ceux de la dépression chez l’adulte et qui surviennent progressivement chez l’enfant privé de sa mère après qu’il a eu avec elle une relation normale, pendant au moins les six premiers mois de sa vie.
aPrésence dans/chez
Paradoxalement l’on descend pour remonter le temps et retrouver les quiétudes prénatales. Le mécanisme psychologique se constitue de l’euphémisme qui tend jusqu’à l’antiphrase même, puisque le gouffre transmuté en cavité devient un but et la chute devenue descente se transforme en plaisir. On pourrait définir une telle inversion euphémisante comme un processus de double négation.
Il a élaboré une doctrine mystique selon laquelle la descente est aussi un chemin vers l’absolu.
HARDING cite les GNOSTIQUES pour lesquels monter ou descendre revient au même.
Retrait de l’investissement précédemment attaché à une représentation, à un groupe de représentations, à un Objet, à une instance, etc. Etat où se trouve une telle représentation du fait de ce retrait ou en l’absence de tout investissement.
Dans la conception dynamique FREUDIENNE, un des pôles du conflit défensif : le désir inconscient tend à s’accomplir en rétablissant, selon les lois du processus primaire, les signes liés aux premières expériences de satisfaction.
La psychanalyse a montré, sur le modèle du rêve, comment le désir se retrouve dans les symptômes sous la forme de compromis. Le désir est ce qui fournit l’énergie motrice à l’appareil de l’âme. En ce sens, le désir est le concept ultime de la théorie psychanalytique.
Le premier besoin en est, dans la tension du besoin, l’investissement (hallucinatoire) de la satisfaction évoquée, ou plus exactement des traces de la première expérience de satisfaction.
aTypologie
Bien que les bases physiologiques des conduites émotionnelles aient fait l’objet de formulations théoriques nombreuses et restent au centre de divers travaux expérimentaux en neuropsychologie animale, il n’existe pas à ce jour de théorie capable d’intégrer l’ensemble des faits recueillis. La neuropsychologie humaine n’échappe à ces difficultés. Il s’ensuit que le rassemblement des observations réalisées sous un même intitulé fait question. De plus, la neuropsychologie humaine se trouve confrontée à la dichotomie classique : expression émotionnelle – expérience affective, dont l’examinateur peut faire l’économie chez l’animal. En outre, les données à notre disposition sont issues d’observations cliniques et non d’investigations expérimentales. C’est en se souvenant de ces limitations qu’il faut considérer les quelques faits rassemblés ici. Dans une première partie, on décrit quelques‑unes des principales données pathologiques rencontrées chez l’homme, on aborde ensuite brièvement les réactions affectives aux troubles comportementaux consécutifs à la lésion cérébrale et enfin, on fera allusion aux techniques de psychochirurgie.
On peut rassembler les faits pathologiques en trois catégories essentiellement descriptives : les séquences motrices stéréotypées de même topographie que certaines conduites émotionnelles normales, les conduites émotionnelles brèves accompagnées d’une expérience affective caractéristique, et les troubles émotionnels plus durables, inférés à la fois d’un ensemble de conduites et des expériences subjectives du Sujet.
On trouve ici le rire et les pleurs pathologiques. Leurs caractéristiques essentielles sont : le déclenchement par des stimuli non spécifiques, l’absence d’expérience affective en concordance avec l’expression faciale et l’impossibilité du contrôle volontaire. Ces modifications pathologiques ne seraient présentes que chez des malades ayant par ailleurs des désordres impliquant la face.
De brèves expériences d’anxiété et de peur ont été décrites dans le cadre de certaines cirses épileptiques psychomotrices et ont été provoquées artificiellement lors de la stimulation électrique de différentes structures limbiques. Pour des raisons méthodologiques, il est difficile de cerner exactement l’expérience vécue du Sujet. D’autres phénomènes paroxystiques remarqués chez l’homme sont des accès de rage ou de colère, de grande amplitude et incoercibles. Certains auteurs ont comparé ces conduites impulsives à la sham rage de l’animal. De tels comportements pathologiques ont été signalés lors de lésions temporales profondes, thalamiques et intéressant la ligne médiane.
Divers troubles émotionnels plus durables ont été décrits en relation avec certaines lésions cérébrales. Ces données sont cependant délicates à interpréter. Il est, en effet, nécessaire de distinguer les désordres liés à l’atteinte cérébrale proprement dite, des réactions affectives au handicap physique.
Toute image a un sens qui peut en cacher un autre. Le bonhomme que dessine l’enfant permet d’estimer l’évolution, non seulement de sa perception, mais de sa capacité à se représenter une image mentale, puis de la transposer graphiquement.
aCaractéristiques
Aux parents de repérer le stade graphique de l’enfant, car cette observation se révèle utile pour le choix d’un dessin animé ou d’un livre d’images. Des personnages d’une représentation trop complexe ne captent pas l’attention du très jeune enfant. D’ailleurs, plus l’enfant est jeune, plus la graphie doit être simple, volumineuse, facilement reconnaissable. Le dessin devient le support du langage, donne la possibilité de nommer les Objets et les personnages, de les reconnaître par la suite. Les imagiers – le père CASTOR, entre autres – sont édités dans ce but de simplification, pour une meilleure compréhension du jeune lectorat.
bTypologie
Si le bonhomme dessiné par un enfant de trois ans n’a pas la même allure que celui d’une enfant de quatre ans, ce n’est pas uniquement parce que ce dernier est plus maître de son crayon. C’est également parce que sa représentation des différentes parties de son corps s’est affinée. On le constate avec des enfants atteints de troubles de la personnalité (sans pour autant avoir des troubles moteurs) : le dessin du bonhomme, donc la représentation de soi, est bizarres, altérée.
aCelle symbolique (LACAN)
Le Sujet est constitué d’abord par une dette. Cette dette, ce n’est pas lui qui ‘a contractée, pourtant il doit la payer. Le destin de l’être humain est d’éponger les dettes de l’Autre, de se substituer à l’Autre pour payer la dette en question. Là encore nous trouvons ce terme de substitution qu’on peut trouver dans la notion de transfert.
Le Sujet névrosé paye une dette qu’il n’a pas contractée, une dette contractée par les Autres qui l’anticipe dans son histoire.
C’est la réaction au danger de la perte de l’Objet. Le deuil apparaît sous l’influence de l’épreuve de réalité, qui exige d’une manière impérative que l’on se sépare de l’Objet qui n’est plus. Dès lors la fonction du deuil est de travailler à ce retrait des Investissements hors de l’Objet dans toutes les situations où l’Objet était doté d’un Investissement élevé. Dans ce cas, le caractère douloureux de cette séparation s’accorde, étant donné l’intensité, le caractère irréalisable de l’Investissement de l’Objet en nostalgie, lors de la reproduction des situations dans lesquelles la liaison à l’Objet doit être défaite. Il s’opère également un processus de reconnaissance d’une désidéalisation.
aTypologie
Terme forgé par FREUD : l’angoisse en tant qu’elle est considérée dans son déroulement temporel, sa montée chez l’Individu.
On peut se demander si, dans certains rituels initiatiques, deux phases du développement ne se trouvent pas combinées : la phase urétrale et la phase phallique.
FENICHEL a écrit « que le plaisir d’uriner peut avoir pour les deux sexes une signification phallique, sadique même ou être ressentie comme un ‘’laisser‑couler’’, une reddition passive, un renoncement à tout contrôle. Le but du ‘’laisser‑couler’’ passif du jet d’urine peut être rapproché d’autres buts passifs masculins, le désir d’avoir le pénis caressé ou stimulé à la racine. La subincisions paraît avoir pour conséquence l’écoulement passif du jet d’urine, alors que l’ouverture répétée de la bessure de la subincision est une stimulation passive de la partie inférieure du pénis, ou de la racine, mais non du gland.
D’autre part, on peut voir des éléments phalliques dans l’exposition du gland par la circoncision et dans la surévaluation de la participation masculine à la procréation par la prétention de l’homme de pouvoir, lui aussi, enfanter.
Ainsi, les dérivés de deux tendances opposées semblent avoir été combinés en un seul rituel : le rôle passif de l’homme (son désir d’éprouver des satisfactions féminines) et sa fixation au stade urétral du développement libidinal ainsi que ses efforts d’affirmation de soi sur le plan phallique (son désir de satisfactions masculines).
Il existe des déviants dont l’existence est tolérée : c’est parce que le groupe les revêt, à tort ou à raison, d’une idéologie prestigieuse. Ils sont ce que les membres du groupe rêvent d’être sans avoir le courage de mener cette aventure. Le déviant pris pour marginal scandalise. Or, il est dans l’essence même de la déviance de se manifester sinon de provoquer donc de provoquer le scandale. Le résultat est la dissonance entre des règles implicites ou explicites qui régissent le groupe et la conduite du déviant. A ce niveau, il n’existe pas d’autre solution que l’agressivité réciproque du groupe et du déviant.
aLe psychiatre devant lui
Il ne s’agit pas de témoigner la justice. Etre devant le sujet témoin de la réalité est une des raisons d’être du médecin et une des voies thérapeutiques inéluctables. C’est que nous ne pouvons avoir d’autre but que de rendre le sujet aussi conscient que possible des motivations de ses conduites afin de lui permettre d’exercer sa liberté.
bCe qu’en pense FREUD
FREUD : aphorisme, « Wo es war soll Ich werden »
C’est au patient seul d’infléchir sa conduite dans un sens ou un autre. c’est alors que se posera pour le sujet lui-même le problème de sa responsabilité de la façon qu’il entend d’assumer ses actes. Avoir permis à un malade de retrouver ou de trouver sa liberté cela peut avoir pour conséquence logique le choix par ce sujet de répondre de ses actes. Le médecin n’a pas d’autre rôle que d’aider le sujet à parvenir à la vérité, même si elle peut être ressentie comme humiliante ou pénible.
aTypologie
La bombe atomique est réellement capable de détruire alors que le diable était un fantasme relativement inoffensif et fallacieuse. Lorsque les gens croyaient au diable, celui‑ci détruisait ses infortunées victimes tout autant que la bombe. Ceux qui ont péri sur le bûcher parce qu’eux ou leurs semblables croyaient au diable ne sont pas morts de mort imaginaire. Ils sont aussi morts que les victimes de la guerre atomique. La prédiction de la fin du monde en l’an 1000 n’était pas seulement répandue. Elle a proportionnellement provoqué plus de suicides que la crainte actuelle de la bombe atomique. Dans une société religieuse, l’homme fondait ses convictions et ses craintes sur un fait religieux, le millième anniversaire du CHRIST. A l’âge scientifique, il a peur d’un fait scientifique : la bombe.