PSYCHANALYSE REPARATION - RETOURNEMENT
Chapitre 1 REPARATION (KLEIN) 2
a Celle intropunitive (ROSENZWEIG) 2
b Lien représentant‑représentation. 2
ii Celle philosophique et psychologique. 2
iii Opposition entre elles deux : FREUD.. 2
v De chose, représentation de mot 3
b Le Sujet et la Psychanalyse. 4
i Dit sur la personne propre. 5
Mécanisme, décrit par Mélanie KLEIN, par lequel le sujet cherche à réparer les effets sur son Objet d’amour de ses fantasmes destructeurs.
aSources à ce mécanisme
Ce mécanisme est lié à l’angoisse et à la culpabilité dépressives : la réparation fantasmatique de l’Objet maternel externe et interne permettrait de surmonter la position dépressive en assurant au Moi une identification stable à l’Objet bénéfique.
aCelle intropunitive (ROSENZWEIG)
Type de réaction au test de ROSENZWEIG, qui vise à étudier la direction de l’agressivité provoquée chez un Sujet par certaines situations frustrantes.
Dans la réponse intropunitive, le Sujet rejette toute la responsabilité de la situation frustrante sur son propre comportement. C’est une réaction de culpabilité de sa part. si cette attitude est constante dans la vie, elle peut devenir un handicap à la réussite.
aTypologie
Terme utilisé par FREUD pour désigner, dans le cadre de sa théorie de la pulsion, l’expression psychique des excitations endosomatiques.
Terme utilisé par FREUD pour désigner les éléments ou processus dans lesquels la pulsion trouve son expression psychologique. Tantôt le terme est synonyme de représentant‑représentation, tantôt il est plus large, engobant aussi l’affect.
bLien représentant‑représentation
Représentation ou groupe de représentations auxquelles la pulsion se fixe dans le cours de l’histoire du sujet et par la médiation desquelles elle s’inscrit dans le psychisme.
La représentation est un terme classique en philosophie et en psychologie pour désigner ce que l’on se représente, ce qui forme le contenu concret d’un acte de pensée et en particulier la reproduction d’une perception antérieure.
FREUD oppose la représentation à l’affect, chacun de ces deux éléments subissant, dans les processus psychiques, un sort distinct.
Terme forgé par FREUD pour rendre compte de ce qui oriente le cours des pensées aussi bien conscientes que préconscientes et inconscientes : il existe à chacun de ces niveaux une finalité assurant entre les pensées un enchaînement qui n’est pas seulement mécanique, mais déterminé par certaines représentations privilégiées qui exercent une véritable attraction sur les autres représentations (par exemple ; tâche à accomplir dans le cas de pensées conscientes, fantasme inconscient dans les cas où le sujet se soumet à la règle de libre association).
Termes utilisés par FREUD dans ses textes métapsychologiques pour distinguer deux types de « représentations », celle –essentiellement visuelle- qui dérive de la chose et celle –essentiellement acoustique- qui dérive du mot. Cette distinction a pour lui une portée métapsychologique, la liaison de la représentation de chose à la représentation de mot correspondante caractérisant le système préconscient-conscient à la différente du système inconscient qui ne comprend que des représentations de chose.
La représentation se confine exclusivement dans le Régime Diurne des images et débouche soit sur une vacuité absolue – une totale catharophilie de type nirvânique – soit sur une tension polémique et une constante surveillance de Soi fatigante pour l’attention. La représentation ne peut constamment, sous peine d’aliénation, rester l’arme au pied en état de vigilance.
aPrésence dans/chez
Ce psychothérapeute recommande, dans la pratique ascensionnelle du rêve éveillé, de ne pas lâcher le rêveur au sommet de son ascension, mais de le faire redescendre progressivement à son niveau de départ, de le ramener en douceur à son altitude mentale habituelle.
Il sait bien lui‑même que l’on doit à nouveau descendre dans la caverne, prendre en considération l’acte de notre condition mortelle et faire, autant qu’il se peut un bon usage du temps.
aDifférents sens
Opération psychique qui tend à faire disparaître de la conscience un contenu déplaisant ou inopportun : idée, affect, etc. En ce sens, le refoulement serait un mode particulier de répression.
Elle désigne certaines opérations du sens a. différentes du refoulement.
soit par le caractère conscient de l’opération et le fait que le contenu réprimé devient simplement préconscient et non pas inconscient.
soit dans le cas de la répression d’un affect, parce que celui-ci n’est pas transposé dans l’inconscient mais inhibé, voire supprimé.
bRemarques de traduction
Dans certains textes traduits de l’anglais, équivalent erroné de Verdrängung (refoulement)
Au cours de la cure psychanalytique, on donne le nom de résistance à tout ce qui, dans les actions et les paroles de l’analysé, s’oppose à l’accès de celui-ci à son inconscient. Par extension, FREUD a parlé de résistance à la psychanalyse pour désigner une attitude d’opposition à ses découvertes en tant qu’elles révélaient les désirs inconscients et infligeaient à l’homme une vexation psychologique.
aOrigine à ce processus
La résistance provient du Moi qui se cramponne à ses contre‑Investissements. Le Moi a du mal à diriger son attention vers des perceptions et des représentations qu’il s’était jusqu’alors fait une règle d’éviter, ou bien à reconnaître comme siennes des motions qui sont dans l’opposition la plut totale à celles qu’il a coutume de considérer comme lui étant propres.
bLe Sujet et la Psychanalyse
Une des découvertes surprenantes, concernant le phénomène de la résistance, c’est qu’elle incluse aussi bien des formations caractérielles, des réactions qui prennent leur origine dans le Moi lui‑même. Nous sommes habitués à considérer le Moi comme particulièrement lié à la conscience. Mais, dans la résistance, le Moi se comporte de façon inconsciente. C’est en tant que méthode de levée des résistances que la psychanalyse prend sa dimension spécifique et se distingue d’un simple herméneutique (un art de l’interprétation). C’est à l’expérience acquise relativement à la qualité de la résistance, et à sa force, qu’elle doit la conception conflictuelle de la névrose. De fait, la résistance suit le traitement pas à pas. Elle apparaît chaque fois que l’on aborde un thème nouveau, pour atteindre son apogée avec son élaboration et laisser ensuite. On est ainsi conduit à penser que les forces qui s’opposent à la communication, à la compréhension, et partant au changement, sont celles‑mêmes qui ont provoqué un état pathologique par un empêchement du devenir‑conscient. On peut alors considérer les idées repoussées dans la résistance comme des dérivés de formations psychologiques (désirs, impulsions, etc.), sujettes à une contre‑force qui s’oppose à leur expression : lorsque le Sujet arrive, à force d’injonction, à supprimer son autocritique, il livre en effet (sous forme de pensées, d’idées, de souvenirs) des rejetons de l’inconscient, ou un matériel qui a subi son influence.
On appelle refoulement, au sens le plus large, le processus pathogène qui se manifeste par l’intermédiaire d’une résistance à l’association libre. Mais la résistance à l’association n’est cependant pas la seule à apparaître dans la cure. Sa plus remarquable variété est celle qui s’exprime contre l’analyste lui‑même, et encore le traitement, dans le phénomène de la reproduction affective lié au transfert des sentiments. Il peut y avoir résistance par le transfert (immobilisation de la cure par un ressenti obnubilateur, trop tendre ou trop hostile, pour l’analyste), ou résistance au transfert (par refus de revivre les émois jugés coupables ou source de déception, etc.). Des résistances supplémentaires apparaissent avec le bénéfice secondaire de la maladie (gain épinosique). Avec le phénomène de la compulsion à la répétition qui traduit l’inertie psychique, la résistance du Ça. La fuite dans la guérison (disparition des symptômes, sans modification structurale profonde de la personnalité). Mais aussi bien la réaction négative à la thérapeutique, par besoin inconscient de souffrance (résistance du Surmoi). La psychanalyse contemporaine, à côté de bien d’autres aspects, a insisté sur la résistance par idéalisation et l’a ramenée à sa base d’envie, de dépendance et de haine masquées.
cSelon
L’école de LACAN a reformulé la résistance comme ce qui fait écran à l’avènement de la parole. Elle relèverait d’une interposition imaginaire tenant au fait que l’individuation se structure dans une relation duelle. En ce sens, la résistance se rapporte au Moi pour autant qu’il se pose en travers de l’inconscient, à la reconnaissance duquel il résiste par l’incidence de sa propre signification, dans la parole. La résistance s’avère extrêmement mobile selon les moments de la cure. Elle prend successivement les formes les plus diverses. Il n’est aucune entreprise analytique dans laquelle on ne puisse bientôt constater que le Sujet se dérobe à la règle fondamentale d’association libre qui lui a été proposée. Il déploie au contraire contre elle, et sans s’en rendre compte, de tels phénomènes de résistance que c’est déjà un succès lorsqu’on l’amène à la reconnaître et à compter avec elle. En effet, lorsqu’on veut combler les lacunes du discours, en imposant à l’analysant d’y appliquer son attention, on le voit d’abord tenter de repousser les idées qui surgissent ou éprouver un sentiment pénible : déplaisir, irritation, angoisse. Il y a plusieurs signes : jugements d’insignifiance, sentiments de convenance, exploitation des événements extérieurs, stupidité affective, lacunes de la mémoire, brouillages chronologiques, brisures de causalité, souvenirs écrans, fuite dans l’action, objections intellectuelles, matériel associatif paradoxal. Il peut encore s’agir d’une surabondance paradoxale de matériel associatif : rêves interminables, récits inépuisables.
aTypologie
Dans la théorie psychanalytique du rêve, éléments de l’état vigile du jour précédent qu’on retrouve dans le récit du rêve et les associations libres du rêveur ; ils sont en connexion plus ou moins lointaine avec le désir inconscient qui s’accomplit dans le rêve. On peut trouver tous les intermédiaires entre deux cas extrêmes : celui où la présence de tel reste diurne paraît motivée, du moins en première analyse, par une préoccupation ou un désir de la veille ; et le cas où ce sont des éléments diurnes d’apparence insignifiante qui sont choisis en fonction de leur liaison associative avec le désir du rêve.
aTypologie
Processus par lequel les éléments refoulés, n’étant jamais anéantis par le refoulement, tendent à réapparaître et y parviennent de manière déformée sous forme de compromis.
aTypologie
Processus par lequel la pulsion remplace indépendant par la personne propre.